mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2001340 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUCHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2020, M. A C, représenté par Me B, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments d'impôt sur le revenu mis à sa charge au titre des années 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure de rectification est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne fait pas mention des frais kilométriques dont la déduction est sollicitée et qu'elle ne motive pas suffisamment le rejet de déductibilité des frais divers ;
- la procédure est irrégulière en raison du fait que la proposition de rectification et la réponse aux observations du contribuable ne présentent pas la même motivation quant au rejet de la déductibilité des cadeaux ;
- les rehaussements présentent un caractère exagéré en ce que l'administration a rejeté intégralement la déduction des frais kilométriques ;
- c'est à tort que l'administration n'a pas retenu en intégralité la déduction des frais de transports, de repas, de cadeaux, des frais divers et des frais de communication déclarés au titre des frais réels.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val d'Oise conclut au non-lieu à statuer à concurrence d'un dégrèvement prononcé en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un courrier du 28 novembre 2022, le président de la 2ème chambre du tribunal a, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité
M. B à maintenir ses conclusions dans un délai d'un mois à peine de désistement d'office.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 6 mars 2023, M. C, représenté par Me B, indique maintenir sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Froc, rapporteure,
- et les conclusions de M. Chabauty, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C exerce la profession de voyageur représentant placier mono carte pour la marque Chanel, pour le compte de la société Luxottica dont il a déclaré les revenus dans la catégorie des traitements et salaires. A la suite d'une demande de renseignements, et aux termes d'une proposition de rectification en date du 26 juin 2018, l'administration a notamment remis en cause, au titre des années 2015 et 2016, une fraction des frais professionnels déduits par l'intéressé selon le régime des frais réels prévu au 3° de l'article 83 du code général des impôts. Les suppléments d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux correspondants, assortis de la pénalité de 10% prévue par l'article 1758 A du code général des impôts ont été mis en recouvrement le 30 juin 2019. A la suite du rejet de sa réclamation contentieuse, M. C demande la décharge des impositions ainsi établies.
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du CJA : " () Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".
3. La direction départementale des finances publiques du Val d'Oise a informé le tribunal par un mémoire du 30 mars 2020 qu'elle a prononcé deux dégrèvements en date du 9 mars 2020 à hauteur de 9 153 euros et 11 217 euros. Au vu de ces dégrèvements substantiels et en l'absence de réplique du contribuable, le président de la 2ème chambre du tribunal a, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, demandé le 28 novembre 2022 à M. C via l'application Telerecours de confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, à peine de désistement. Il ressort des dispositions précitées que le conseil du requérant, qui n'a ouvert le courrier que le 21 février 2023, est réputé en avoir pris connaissance le 1er décembre 2022. Ainsi, le 6 mars 2023, date à laquelle a été enregistré le mémoire indiquant le maintien de sa requête, le délai d'un mois imparti à cette fin était écoulé. Si le conseil de M. C fait valoir qu'il a démissionné du barreau du Val-de-Marne pour s'inscrire à celui de Tours et a subi un dysfonctionnement de l'application Télérecours, il ne précise pas la date de son déménagement et se borne à produire un échange informatique avec le support Télérecours en date du 21 février 2023, soit près de deux mois après l'expiration du délai imparti pour maintenir la requête, sans préciser à quelle date il avait initié des démarches afin de remédier aux difficultés alléguées. Dans ces circonstances, en l'absence de réponse du requérant à la demande du 28 novembre 2022 dans le délai d'un mois et faute de motifs légitimes de nature à justifier cette situation, M. C doit être réputé s'être désisté de l'ensemble de ces conclusions.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A C et au directeur départemental des finances publiques du Val d'Oise.
Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président,
M. Viain, premier conseiller,
Mme Froc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.
La rapporteure,
signé
E. FROCLe président,
signé
C.HUON
La greffière,
signé
A.TAINSA
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026