mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2003322 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BUDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés les 17 mars 2020, 18 octobre 2021 et 3 octobre 2022, M. A B, représenté par Me To, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de Gonesse à lui verser la somme de 111 308 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite des fautes commises lors de sa prise en charge du 25 juin 2014 dans cet établissement ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Gonesse la somme de 1 300 euros au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Gonesse la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le centre hospitalier de Gonesse a commis une première faute en procédant, le 25 juin 2014, à un traitement maximaliste de ses ganglions alors qu'une telle intervention n'était pas nécessaire ;
- le centre hospitalier de Gonesse a commis une seconde faute en omettant de l'informer des risques de l'opération réalisée le 25 juin 2014 ;
- sa requête est recevable ;
- il a subi un déficit fonctionnel temporaire pour lequel il sera indemnisé à hauteur de 13 400 euros ;
- son déficit fonctionnel permanent sera réparé à hauteur de 32 908 euros ;
- il a subi une perte de chance de pouvoir reprendre une activité professionnelle et un préjudice d'établissement qu'il évalue à la somme de 30 000 euros ;
- le centre hospitalier de Gonesse doit être condamné à lui verser la somme de 10 000 euros au titre des souffrances qu'il a endurées ;
- il a subi un préjudice esthétique temporaire et permanent d'un montant de 5 000 euros ;
- son préjudice d'agrément doit être réparé à hauteur de 10 000 euros ;
- le centre hospitalier de Gonesse doit être condamné à lui verser la somme de 10 000 euros au titre de son préjudice moral.
Par un mémoire enregistré le 19 octobre 2021, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représentée par Me Welsch, conclut au rejet des conclusions qui pourraient être dirigées à son encontre et à ce qu'il soit mis à la charge de la partie succombante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le centre hospitalier de Gonesse a commis des fautes dans la prise en charge de M. B entre mai et juin 2014 à la suite de la découverte, chez l'intéressé, d'un nodule thyroïdien : une première faute en n'informant pas l'intéressé des risques de l'opération réalisée le 25 juin 2014 ; une deuxième faute en prenant la décision, sans examen complémentaire, de procéder à une ablation totale des ganglions ; une troisième faute en réalisant une chirurgie cervicale haute au lieu d'une chirurgie au niveau de la partie basse ou moyenne du cou de M. B ; une quatrième faute dans le suivi post-opératoire de l'intéressé ;
- les conditions de réparation au titre de la solidarité nationale ne sont pas remplies.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 septembre 2022, le centre hospitalier de Gonesse, représenté par Me Budet, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable compte tenu de sa tardiveté ;
- à titre subsidiaire, ni l'existence d'une faute dans la prise en charge de M. B ni l'existence d'un lien de causalité direct, certain et exclusif avec le dommage ne sont établies ;
- à titre encore plus subsidiaire, les prétentions indemnitaires de M. B sont disproportionnées.
La requête et l'ensemble des pièces de la procédure ont été communiqués à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise et à la caisse primaire d'assurance maladie de Vendée qui n'ont pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 3 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 octobre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 23 août 2016 par laquelle la présidente du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par le docteur C.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Goupillier, rapporteur,
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public,
- les observations de Me Pinguet, substituant Me To, représentant M. B,
- et les observations de Me Bellanger, substituant Me Budet, représentant le centre hospitalier de Gonesse.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, né le 23 avril 1970, a passé une visite médicale d'embauche à la fin de l'année 2013 en vue de son recrutement au centre hospitalier de Gonesse en qualité de cuisinier. Lors de cette visite, le personnel du centre hospitalier de Gonesse a identifié la présence, chez l'intéressé, d'un nodule thyroïdien. Ce nodule a fait l'objet, le 28 mai 2014, d'une ablation partielle dont les analyses histologiques ont révélé le caractère cancéreux. Sur la base de ces éléments, M. B a fait l'objet, le 25 juin 2014, d'une ablation totale du nodule ainsi que d'un retrait des ganglions cervicaux. Dans les suites de cette intervention, M. B a présenté une atteinte transitoire de la voix et une atteinte persistante du nerf de l'épaule gauche. Il a saisi le juge de référés du tribunal administratif qui, le 15 octobre 2015, a ordonné la réalisation d'une expertise médicale. L'expert a rendu son rapport le 29 mai 2016. Dans le dernier état de ses écritures, M. B demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Gonesse à lui verser la somme de 111 308 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de l'intervention du 25 juin 2014.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le centre hospitalier de Gonesse :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La décision par laquelle l'administration rejette une réclamation tendant à la réparation des conséquences dommageables d'un fait qui lui est imputé lie le contentieux indemnitaire à l'égard du demandeur pour l'ensemble des dommages causés par ce fait générateur, quels que soient les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages invoqués par la victime et que sa réclamation ait ou non spécifié les chefs de préjudice en question. Par suite, la victime est recevable à demander au juge administratif, dans les deux mois suivant la notification de la décision ayant rejeté sa réclamation, la condamnation de l'administration à l'indemniser de tout dommage ayant résulté de ce fait générateur, y compris en invoquant des chefs de préjudice qui n'étaient pas mentionnés dans sa réclamation. En revanche, si une fois expiré ce délai de deux mois, la victime saisit le juge d'une demande indemnitaire portant sur la réparation de dommages causés par le même fait générateur, cette demande est tardive et, par suite, irrecevable. Il en va ainsi alors même que ce recours indemnitaire indiquerait pour la première fois les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages, ou invoquerait d'autres chefs de préjudice, ou aurait été précédé d'une nouvelle décision administrative de rejet à la suite d'une nouvelle réclamation portant sur les conséquences de ce même fait générateur. Il n'est fait exception à ce qui est dit au point précédent que dans le cas où la victime demande réparation de dommages qui, tout en étant causés par le même fait générateur, sont nés, ou se sont aggravés, ou ont été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision administrative ayant rejeté sa réclamation. Dans ce cas, qu'il s'agisse de dommages relevant de chefs de préjudice figurant déjà dans cette réclamation ou de dommages relevant de chefs de préjudice nouveaux, la victime peut saisir l'administration d'une nouvelle réclamation portant sur ces nouveaux éléments et, en cas de refus, introduire un recours indemnitaire dans les deux mois suivant la notification de ce refus.
3. En second lieu, la saisine du juge des référés devant le tribunal administratif d'une demande d'expertise médicale aux fins de rechercher les causes de dommages imputés au service public hospitalier interrompt le délai de recours contentieux contre la décision de l'établissement hospitalier rejetant expressément la demande d'indemnité. Ce délai commence à courir à nouveau à compter de la notification au requérant du rapport de l'expert ou de l'ordonnance du juge des référés rejetant la demande d'expertise.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, par un courrier daté du 2 mars 2015, M. B a informé le centre hospitalier de Gonesse qu'à la suite de sa prise en charge du 25 juin 2014, il souffrait de douleurs au dos et au membre supérieur gauche et qu'il était dans l'attente d'un " dédommagement " à ce titre. Eu égard à ces formulations, ce courrier doit être regardé comme une demande indemnitaire préalable en application des dispositions et principes mentionnés au point 2, et ce, alors même qu'il ne détaille pas les chefs de préjudice dont M. B entendait obtenir la réparation, que la demande n'était pas chiffrée et que le courrier avait été adressé à la commission de conciliation du centre hospitalier de Gonesse. A la suite de cette demande, le centre hospitalier de Gonesse a d'ailleurs informé, par un courrier du 13 avril 2015, M. B qu'il n'entendait pas donner suite à cette demande d'indemnisation et que ce dernier pouvait saisir le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa notification. Si le centre hospitalier ne justifie pas de la date de la notification à M. B du courrier du 13 avril 2015, il résulte toutefois de l'instruction que l'intéressé a demandé au juge des référés du tribunal, par une requête enregistrée le 11 juin 2015, d'ordonner la réalisation d'une expertise médicale et a produit, à l'occasion de cette requête, le courrier du centre hospitalier de Gonesse du 13 avril 2015 rejetant sa demande indemnitaire. Il doit dès lors être regardé comme ayant eu connaissance de cette décision, au plus tard, à la date d'introduction de cette requête. A cette même date, le délai de recours a toutefois été interrompu dès lors que le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise par une ordonnance n° 1505101 du 15 octobre 2015. Dans ces conditions, et ainsi qu'il a été indiqué ci-dessus, le délai de recours contentieux contre la décision de l'établissement hospitalier rejetant expressément sa demande indemnitaire a commencé à courir à nouveau à compter de la notification au requérant du rapport de l'expert désigné par cette ordonnance. Il résulte à cet égard de l'instruction et, en particulier du rapport d'expertise lui-même, et n'est pas contesté par les parties, que l'expert a finalisé son rapport le 29 mai 2016 et qu'il a notifié ce dernier aux parties le lendemain. Il s'en suit que M. B disposait d'un délai de deux mois francs à compter du 30 mai 2016 pour introduire sa requête devant le tribunal administratif, ce qu'il n'a fait que le 17 mars 2020.
5. Si M. B, pour établir la recevabilité de sa requête, soutient que l'expert a fixé, dans son rapport, la date de consolidation de son état de santé au 25 décembre 2015, il résulte également de l'instruction que cette circonstance n'est pas de nature à démontrer que ses dommages, qui portaient au demeurant sur les mêmes constatations relatives à son état de santé, ont été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la date du 13 avril 2015. Dès lors, la réclamation indemnitaire adressée par M. B le 22 janvier 2019 au centre hospitalier de Gonesse n'a pas pu avoir pour effet, en l'absence de toute preuve d'une aggravation de son état de santé, de faire courir un nouveau délai de recours contentieux. Il en résulte que le centre hospitalier de Gonesse est fondé à soutenir qu'en saisissant le tribunal administratif le 17 mars 2020 d'une demande d'indemnisation de ses préjudices, la requête de M. B est tardive et, par suite, irrecevable.
Sur les frais d'expertise :
6. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ". Par une ordonnance n° 1505101 du 23 août 2016, la présidente du tribunal a liquidé et taxé les frais d'expertise du docteur C pour un montant de 1 300 euros et les a mis à la charge de M. B. Il résulte de l'instruction que le rapport d'expertise a reconnu l'entière responsabilité du centre hospitalier de Gonesse dès lors qu'en décidant de procéder, sans concertation pluridisciplinaire ni examen complémentaire, à l'ablation des ganglions de M. B, qui ne présentait pas d'utilité, la prise en charge de l'intéressé au sein de cet établissement n'avait pas été réalisée dans le respect des règles de l'art et était constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité. Ces conclusions ne sont pas sérieusement remises en cause par le centre hospitalier de Gonesse qui ne produit aucune pièce et se borne à indiquer, d'une part, qu'il n'existe pas de position unanime des professionnels de santé sur les modalités de traitement des aires ganglionnaires et, d'autre part, que le dommage de M. B résulterait d'un aléa thérapeutique. Il y a dès lors lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre ces dépens à la charge définitive du centre hospitalier de Gonesse.
Sur les frais liés au litige :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux demandes présentées par M. B et par l'ONIAM sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Les conclusions indemnitaires et présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de M. B sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'ONIAM sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les frais et honoraires de l'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 300 euros, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Gonesse en application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au centre hospitalier de Gonesse, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise et à la caisse primaire d'assurance maladie de Vendée.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère,
et M. Goupillier, conseiller,
assistés de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.
Le rapporteur,
signé
C. GoupillierLa présidente,
signé
E. Coblence
La greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026