jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2003934 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | ABM DROIT & CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 avril 2020 et le 18 mai 2020, la société par actions simplifiée (SAS) ORONA Ile-de-France, représentée par la SELARL ABM Droit et Conseil, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris à lui verser la somme de 6 915,63 euros au titre des factures impayées dans le cadre du contrat de maintenance de trois ascenseurs du château Laboissière de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'échéance de chaque facture et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de condamner le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris lui est redevable de la somme de 6 915,63 euros sur le fondement de sa responsabilité contractuelle, au titre des factures impayées émises dans le cadre de l'exécution du contrat les liant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 avril 2021, le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris, représenté par Me Josselin, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS ORONA Ile-de-France sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- à titre subsidiaire, la créance n'est pas exigible postérieurement à l'exécution du contrat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gay-Heuzey, conseillère,
- et les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat du 10 mai 2016, le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris a confié la maintenance de trois ascenseurs de la Maison de la musique et de la danse, située au sein du château Laboissière à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), à la société EGERI APEM, devenue la société par actions simplifiée (SAS) ORONA Ile-de-France, à compter du 1er juin 2016 pour une durée d'un an. La société a émis des factures les 27 juin 2017, 22 septembre 2017, 19 décembre 2017, 28 mars 2018 et 29 juin 2018, pour un montant cumulé de 6 915,63 euros, au titre de la maintenance réalisée pendant la période comprise entre le 1er juin 2017 et le 31 mai 2018. Par la présente requête, la SAS ORONA Ile-de-France demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris à lui verser la somme de 6 915,63 euros au titre des factures impayées, assorti des intérêts au taux légal à compter de la date d'échéance de chaque facture et de la capitalisation des intérêts.
Sur les conclusions tendant au paiement de la somme en litige :
2. Les stipulations du contrat en litige prévoient, au sein de la section " Conditions financières de maintenance " et de la sous-section " date d'effet, durée et renouvellement du contrat " : " Contrat d'une durée de 1 an à compter de la date d'effet, renouvelable par reconduction expresse () Date d'effet du contrat initial : à la mise en service de l'ascenseur 01/juin/2016 () ".
3. Il résulte de l'instruction que le contrat litigieux a été conclu pour une durée d'un an à compter du 1er juin 2016 et qu'il n'a pas fait l'objet d'une reconduction expresse de la part des parties. Ainsi, ce contrat a expiré le 31 mai 2017. Dans ces conditions, la SAS ORONA Ile-de-France ne peut utilement solliciter le versement de la somme de 6 915,63 euros au titre des factures impayées relatives à la maintenance des ascenseurs susévoqués pour la période comprise entre le 1er juin 2017 et le 31 mai 2018, soit postérieurement à la période d'exécution du contrat, et dont la réalisation n'est au demeurant pas établie.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris, que les conclusions à fin d'indemnisation de la SAS ORONA Ile-de-France doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin de condamnation aux entiers dépens, au demeurant inexistants, ainsi que de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a également lieu de rejeter les conclusions du syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris présentées sur le fondement de ce même article.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de la SAS ORONA Ile-de-France est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée ORONA Ile-de-France et au syndicat intercommunal Vallée Sud Grand Paris.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mme Gay-Heuzey et M. Sitbon, conseillers,
Assistés de Mme Vivet, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
Signé
A. GAY-HEUZEY
La présidente,
Signé
C. ORIOL
La greffière,
Signé
M. VIVET
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026