mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2004185 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CABINET MATTEI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 avril 2020, la société anonyme (SA) Alcyon Finance, représentée par Me Mattei, demande au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été privée d'un débat oral et contradictoire ;
- le service a méconnu les dispositions de l'article 47 AA du livre des procédures fiscales ;
- la réponse aux observations du contribuable en date du 27 juillet 2018 ne lui a pas été notifiée régulièrement ;
- la proposition de rectification du 26 mars 2018 n'est pas motivée ;
- le service a procédé à une reconstitution de recettes sans avoir rejeté au préalable la comptabilité, et la méthode de calcul de la taxe sur la valeur ajoutée non collectée utilisée par le service est erronée ;
- le service n'apporte pas la preuve que l'absence de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée afférente à une opération consistant à compenser par le débit du compte courant d'associé une créance du compte 411 " client créatif SAS ", n'était pas justifiée ;
- l'absence d'erreurs substantielles commises dans la procédure d'imposition entraine la décharge des amendes, pénalités et majoration fiscales en application de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2020, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, rapporteure,
- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société anonyme (SA) Alcyon Finance a fait l'objet d'un examen de comptabilité portant sur la taxe sur la valeur ajoutée collectée pour la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015. A l'issue de cet examen, par une proposition de rectification du 26 mars 2018, le service lui a notifié des rappels de taxe sur la valeur ajoutée assortis de la majoration pour manquement délibéré. Les réclamations préalables de la société requérante ont été rejetées par des décisions des 25 mars et 7 novembre 2019 et 25 février 2020. Par la présente requête, la SA Alcyon Finance demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 13 G du livre des procédures fiscales : " Dans les conditions prévues au présent livre, les agents de l'administration peuvent, lorsque des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables tiennent leur comptabilité au moyen de systèmes informatisés, examiner cette comptabilité sans se rendre sur place. ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 47 du même livre : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu, une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité ne peut être engagé sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité. ( ". Aux termes de l'article 47 AA du même livre : " 1. Dans un délai de quinze jours à compter de la réception d'un avis d'examen de comptabilité, le contribuable adresse à l'administration, sous forme dématérialisée répondant aux normes fixées par arrêté du ministre chargé du budget, une copie des fichiers des écritures comptables. / () / 3. L'administration peut effectuer des tris, classements ainsi que tous calculs aux fins de s'assurer de la concordance entre la copie des fichiers des écritures comptables et les déclarations fiscales du contribuable. Elle peut effectuer des traitements informatiques sur les fichiers transmis par le contribuable autres que les fichiers des écritures comptables. / () / 5. Au plus tard lors de l'envoi de la proposition de rectification, l'administration informe le contribuable de la nature et du résultat des traitements informatiques qui donnent lieu à des rehaussements. (). "
3. Il résulte de l'instruction que la SA Alcyon Finance a fait l'objet, non d'une vérification de comptabilité, mais d'un examen de comptabilité du 1er janvier au 31 décembre 2015, dont elle a été informée par un avis d'examen de comptabilité, en date du 9 novembre 2017, qui mentionne le fait que des échanges pourront avoir lieu sous forme de courriel, par téléphone ou, à la demande du contribuable, dans le cadre d'entretiens dans les locaux du service. Il résulte des termes, non contestés sur ce point, de la proposition de rectification du 26 mars 2018 et de la lettre recommandée du 27 juillet 2018, adressée par le vérificateur au contribuable, que des entretiens téléphoniques ont eu lieu les 5 et 8 février, 5 et 22 mars 2018 entre le vérificateur et le contribuable, que le vérificateur a adressé au représentant légal de la société des courriels les 15 janvier, 5 et 8 février et 5 mars 2018. Il ne résulte pas de l'instruction que l'administration aurait refusé d'échanger avec la société requérante sur les points en litige ni que la société requérante aurait sollicité un entretien avec le vérificateur ou avec son supérieur hiérarchique. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur. Il s'ensuit que ce moyen doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que le service vérificateur n'a procédé à aucun traitement informatique des fichiers des écritures comptables et s'est borné à procéder au tri des informations afférentes aux encaissements comptabilisés par la société afin de les confronter aux déclarations de taxe sur la valeur ajoutée souscrites au cours de la période vérifiée. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information de la société requérante sur la nature et les résultats des traitements informatiques effectués sur les fichiers des écritures comptables manque en fait et doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " l'administration adresse au contribuable une notification de redressement qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ()./ Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée ". Pour l'application de ces dispositions, il y a lieu de considérer que, sauf stipulation contraire, le mandat donné à un conseil ou à tout autre mandataire par un contribuable pour recevoir l'ensemble des actes de la procédure d'imposition et y répondre emporte élection de domicile auprès de ce mandataire. Par suite, lorsqu'un tel mandat a été porté à la connaissance de l'administration fiscale, celle-ci est en principe tenue d'adresser au mandataire l'ensemble des actes de la procédure d'imposition. Lorsque le mandataire du contribuable a la qualité d'avocat et que celui-ci déclare que son client a élu domicile à son cabinet, l'administration fiscale est tenue de lui adresser les actes de la procédure d'imposition sans qu'il soit besoin d'exiger la production d'un mandat exprès. Toutefois, l'expédition de tout ou partie des actes de la procédure d'imposition au domicile ou au siège du contribuable est réputée régulière et fait courir les délais de réponse à ces actes s'il est établi que le pli de notification a été effectivement retiré par le contribuable ou par l'un de ses préposés. En revanche, lorsque ce pli est retourné par le service des postes à l'administration fiscale, faute d'avoir été retiré dans le délai imparti, il appartient à celle-ci de procéder à une nouvelle notification des mêmes actes au mandataire. A défaut, la procédure sera entachée d'irrégularité, laquelle demeurera toutefois sans conséquence sur le bien-fondé de l'imposition s'il est établi que, n'ayant privé le contribuable d'aucune garantie, elle n'a pas pu avoir d'influence sur la décision de rehaussement.
6. Il résulte de l'instruction que la société requérante a indiqué être domiciliée chez la SELARL cabinet Mattei 5 rue Lincoln à Paris, son conseil, dès la demande en date du 5 avril 2018 de prorogation de délai pour présenter des observations à la proposition de rectification, puis à nouveau dans le courrier en date du 24 mai 2018 présentant des observations sur la proposition de rectification. S'il est constant que la réponse aux observations du contribuable, en date du 27 juillet 2018, a été adressée au lieu du siège social de la société requérante et non à l'adresse de son conseil chez qui elle avait élu domicile, cette circonstance n'a pas entaché la procédure d'imposition d'irrégularité, dès lors que la SA Alcyon Finance a effectivement réceptionné ce courrier dont elle a accusé réception le 8 août 2018. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation (). ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article. " Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.
8. La proposition de rectification du 26 mars 2018 par laquelle l'administration a notifié à la SA Alcyon Finance des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2015, mentionne le montant des encaissements, le montant du chiffre d'affaires hors taxe et le montant du chiffre d'affaires hors taxe déclaré. Le service n'a pas écarté la comptabilité de la société requérante et s'est borné à comparer le montant déclaré du chiffre d'affaires et les encaissements bancaires figurant au compte 51 dans le fichier d'écriture comptable fourni par la société, sans procéder à une reconstitution du chiffre d'affaires, contrairement à ce que soutient la société requérante. Enfin, la proposition de rectification précise, en outre, l'année d'imposition concernées, l'impôt concerné, la base des redressements et les motifs sur lesquels l'administration se fonde pour justifier les redressements. Par suite, les indications que comporte cette proposition de rectification sont suffisantes pour éclairer la société requérante et lui permettre de discuter utilement le bien-fondé des redressements envisagés, ce qu'elle a d'ailleurs fait en adressant au service, d'une part, des observations le 24 mai 2018 et d'autre part, des réclamations, les 1er octobre 2018, 18 juin 2019 et 10 janvier 2020, auxquelles il a été répondu le 27 juillet 2018 et les 25 mars et 7 novembre 2019 et le 25 février 2020. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette proposition de rectification ne peut, par suite, qu'être écarté.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée non collectée :
9. Aux termes de l'article 266 du code général des impôts : " 1. La base d'imposition est constituée : / a. Pour les livraisons de biens, les prestations de services et les acquisitions intracommunautaires, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir par le fournisseur ou le prestataire en contrepartie de ces opérations, de la part de l'acheteur, du preneur ou d'un tiers, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations ; " Aux termes de l'article 269 du même code : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué ; () 2. La taxe est exigible : b bis) Pour les prestations de services pour lesquelles la taxe est due par le preneur en application du 2 de l'article 283, lors du fait générateur, ou lors de l'encaissement des acomptes ; / c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. "
10. En premier lieu, en l'absence de remise en cause du caractère régulier, sincère et probant de la comptabilité, l'administration fiscale ne peut, pour apporter la preuve qui lui incombe de ce que la société n'aurait pas déclaré la taxe sur la valeur ajoutée grevant l'ensemble des recettes encaissées, recourir à une méthode d'évaluation moins précise que les écritures comptabilisées. Il lui est en revanche loisible de procéder à des tests de cohérence des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée en les rapprochant d'autres éléments tirés de la comptabilité de la société, tels que les soldes des produits et ceux des comptes clients, corrigés de leur variation entre l'ouverture et la clôture de la période considérée.
11. En l'espèce, il résulte de l'instruction, en particulier de la proposition de rectification du 26 mars 2018, que l'administration n'a pas écarté la comptabilité de la société requérante ni procédé à une reconstitution de son chiffre d'affaires. Pour établir les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige, l'administration s'est appuyée sur un contrôle de cohérence effectué à partir, d'une part, des éléments figurant dans la comptabilité de la société requérante à savoir les encaissements au crédit du compte 51 et, d'autre part, le chiffre d'affaires déclaré sur la déclaration CA3 2016. Il en est ressorti que les encaissements du 1er janvier au 31 décembre 2015 étaient supérieurs au chiffre d'affaires hors taxe, taxable à la taxe sur la valeur ajoutée, mentionné sur les déclarations CA3 déposées au titre de cette même période par la société requérante qui n'a pas produit d'élément permettant de justifier ces écarts. Contrairement aux affirmations de la société requérante, le service n'a pas renversé la charge de la preuve et la méthode utilisée s'est appuyée sur la comptabilité de la société elle-même. Il en résulte que le moyen tiré de l'erreur dans la méthode employée par l'administration pour évaluer le montant de la taxe sur la valeur ajoutée non collectée de la période du 1er janvier au 31 décembre 2015 doit être écarté.
12. En deuxième lieu, en vertu des dispositions de l'article 269 précité, si le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée a lieu au moment où la prestation de service est effectuée, la taxe sur la valeur ajoutée est exigible en matière de prestation de service lors de l'encaissement des acomptes, du prix ou de la rémunération. Dès lors, toute inscription au compte courant d'associé vaut paiement et rend exigible la taxe sur la valeur ajoutée s'il s'agit de prestation de service. En l'espèce, ayant constaté qu'une créance client du compte 411 " client créatif SAS " a fait l'objet le 5 janvier 2015 d'une compensation par le débit du compte courant d'associé " créatifs ", l'administration a pu rappeler à bon droit la taxe sur la valeur ajoutée afférente à cette créance, sur le fondement des dispositions précitées du code général des impôts, l'inscription de cette créance au débit du compte courant d'associé, dans la mesure où elle éteint cette créance de la société sur le client, produisant les mêmes effets que son encaissement.
Sur les pénalités :
13. Aux termes de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales : " La juridiction saisie peut, lorsqu'une erreur non substantielle a été commise dans la procédure d'imposition, prononcer, sur ce seul motif, la décharge des majorations et amendes, à l'exclusion des droits dus en principal et des intérêts de retard () ".
14. Il résulte de ce qui précède que la procédure d'imposition n'est entachée d'aucune irrégularité. Dans ces conditions, la société requérante ne saurait demander, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales, la décharge des majorations et amendes.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la SA Alcyon Finance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SA Alcyon Finance est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SA Alcyon Finance et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France.
Délibéré après l'audience du 10 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Eustache, premier conseiller,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
La rapporteure,
signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
signé
T. BertonciniLa greffière,
signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2004185
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026