Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2004431

vendredi 21 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2004431
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHORUS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 12 et 13 mai 2020, M. B A, représenté par Me Ludot, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de condamner la commune de Gonesse à l'indemniser à hauteur de 25 000 000 euros, sauf à ordonner une expertise, au titre du préjudice qu'il estime avoir subi en raison de l'absence de réalisation, imputable à la collectivité, du projet de déplacement du ball-trap de Gonesse.

2°) de mettre à la charge de la commune de Gonesse la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2020, la commune de Gonesse, représentée par Me Le Boulch, conclut

1°) au rejet des conclusions de la requête

2°) à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par deux mémoires en intervention, enregistrés les 23 juillet et 15 octobre 2020, l'association Ball-trap Club de Gonesse, représentée par Me Ludot, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Gonesse à l'indemniser à hauteur de 25 000 000 euros, sauf à ordonner une expertise, au titre du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de l'absence de réalisation, imputable à la collectivité, du projet de déplacement du ball-trap de Gonesse.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 24 septembre 2020, la commune de Gonesse maintient l'ensemble de ses conclusions précédentes. Elle conclut, en outre :

1°) au rejet de l'intervention volontaire de l'association Ball-trap Club de Gonesse ;

2°) à ce que soit mise à la charge de l'association Ball-trap Club de Gonesse la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 2 avril 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal, au vu des pièces du dossier a, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité M. A à maintenir ses conclusions dans un délai d'un mois à peine de désistement d'office.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, transmise le 2 avril 2024 au conseil de M. A au moyen de l'application informatique prévue à l'article R. 414-1 de ce code, a été consultée par son destinataire le même jour, de sorte qu'en application de l'article R. 611-8-6 du même code, elle doit être regardée comme notifiée à la date du 2 avril 2024. Le délai d'un mois imparti au requérant pour confirmer expressément le maintien de ses conclusions a expiré sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, M. A est réputé s'être désisté purement et simplement de l'ensemble des conclusions de sa requête. Dès lors que rien ne s'y oppose, il convient de donner acte de ce désistement.

3. En deuxième lieu, l'instance prenant fin par suite du désistement de M. A dont il est donné acte par la présente ordonnance, l'intervention de l'association Ball-trap Club de Gonesse est devenue sans objet.

4. En dernier lieu, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A et de l'association Ball-Trap Club de Gonesse la somme que demande la commune de Gonesse au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2: Il n'y a pas lieu de statuer sur l'intervention de l'association Ball-trap Club de Gonesse.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Gonesse sur le fondement de l'article L. 761-1 sont rejetées

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à l'association Ball-trap Club de Gonesse et à la commune de Gonesse.

Fait à Cergy-Pontoise, le 21 juin 2024.

Le président de la 2ème chambre

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.