Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2006007

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2006007
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantRIBES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de la requête de M. et Mme C, qui contestaient des suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2012. Les requérants n’ont pas produit le mémoire récapitulatif demandé par le président de la formation de jugement en application de l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure notifiée par voie électronique. Faute de réponse dans le délai imparti, ils sont réputés s’être désistés de leur instance. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance, sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 juillet 2020, 12 août 2020, 21 décembre 2020 et 14 avril 2023, Mme B C et M. A C, représentés par Me Ribes, demandent au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujetti au titre de l'année 2012 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Par des mémoires distincts, enregistrés les 3 juillet 2020, 7 juillet 2020, 10 juillet 2020 et 17 août 2020, présentés en application de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958, les requérants demandent au tribunal, à l'appui de leur requête, de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions du 5. de l'article 13 du code général des impôts, dans sa rédaction issue de la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 portant loi de finances rectificative pour 2012, lues de manière combinée avec les dispositions, d'une part, du II de l'article 150 UB et, d'autre part, du 150-0 B ter du même code.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 juillet 2020 et 18 septembre 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut à la non-transmission de de la question prioritaire de constitutionnalité.

Par une ordonnance du 24 septembre 2020, la présidente de la 2ème chambre du tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de renvoyer au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité posée par les requérants.

Par un courrier du 20 juin 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal a demandé à M. et Mme C, sur le fondement des dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, de produire dans un délai d'un mois un mémoire récapitulatif reprenant les conclusions et moyens qu'ils entendaient soumettre au tribunal à l'issue de l'instruction, leur informant que les conclusions et moyens qui ne seraient pas repris dans le mémoire récapitulatif seraient réputés abandonnés et qu'à défaut de production du mémoire récapitulatif dans le délai imparti, ils seraient réputés s'être désistés de leur requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement () peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés () / Le président de la formation de jugement () peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête () La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé . ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du code précité : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

3. Il résulte de l'instruction que la demande prévue par les dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative a été adressée au conseil de M. et Mme C au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du même code et a été consultée par son destinataire le 24 juin 2024. Le délai d'un mois imparti aux requérants pour produire un mémoire récapitulatif est venu à expiration sans qu'un tel mémoire soit parvenu au tribunal. Dans ces conditions, M. et Mme C doivent, en vertu des dispositions, ci-dessus rappelées, de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, être réputés s'être désistés de leur requête.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme C.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et M. A C et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Fait à Cergy-Pontoise, le 27 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. HUON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.