jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2006089 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELAS CHETIVAUX - SIMON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 juillet 2020 et le 23 juin 2022, et un mémoire récapitulatif enregistré le 16 mars 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Delannoy Dewailly Entreprise, représentée par Me Poissonnier, demande au tribunal :
1°) d'annuler ou réformer la décision du 31 mars 2020 par laquelle la commune de Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) a refusé de faire droit à son mémoire en réclamation contestant le décompte général et définitif du lot n° 9 " plomberie-chauffage-climatisation et ventilation " du marché relatif à la construction de l'école des Arts ;
2°) de condamner à titre principal la commune de Cormeilles-en-Parisis, ou, à titre subsidiaire, les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo, à lui verser la somme de 62 533,34 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre du solde du marché, à assortir des intérêts dus à compter du 6 juillet 2020, date d'introduction de sa requête ;
3°) de débouter les parties de toutes leurs demandes, fins et conclusions à son encontre ;
4°) de mettre à la charge de tout succombant la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures résultant du mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, que :
- la décision du 31 mars 2020 est entachée d'un vice d'incompétence, d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;
- la somme réclamée au titre du solde du marché correspond à des surcoûts inhérents à l'allongement de la durée du chantier, constitutifs d'un bouleversement de l'économie du contrat ;
- la commune de Cormeilles-en-Parisis, qui a d'ailleurs appelé en garantie la société chargée de la conception de l'ouvrage et de la mission " ordonnancement, pilotage, coordination " (OPC), en est responsable en sa qualité de maître d'ouvrage qui doit s'assurer du suivi du chantier et de la bonne exécution des travaux ;
- les surcoûts en cause ont été validés par le maître d'œuvre, qui a admis qu'elle n'en était pas responsable, l'ont obligée à :
. louer des containers et le bureau d'un chef de chantier pour un montant de 3 062,10 euros hors taxes (HT) ;
. encadrer un chef de chantier du 1er novembre 2017 au 26 novembre 2018 pour un montant de 14 400 euros HT ;
. subir des pertes de productivité évaluées à 14 400 euros HT ;
. subir une augmentation du prorata suivant facture SNRB à concurrence de 9 131,51 euros HT ;
. recourir à un technicien de maintenance pour mise en chauffe pour un montant de 3 200 euros HT ;
. prolonger les délais de garantie des matériels pour un montant de 8 317,50 euros HT.
Par un courrier du 28 juin 2021, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation. A la suite du refus de la commune de Cormeilles-en-Parisis, l'affaire est retournée à l'instruction le 26 août 2021.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 novembre 2021 et le 1er juillet 2022, la commune de Cormeilles-en-Parisis, représentée par Me Palmier, conclut :
1°) au rejet de la requête de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise ;
2°) à ce que les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo la garantissent solidairement de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;
3°) à la mise à la charge de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens dirigés contre la décision du 31 mars 2020 sont infondés ;
- la demande indemnitaire est infondée, dès lors qu'elle n'est pas responsable des préjudices que la société requérante prétend avoir subis en raison de l'allongement de la durée du chantier, qu'elle a elle-même reconnus comme étant imputables aux défauts de conception de l'ouvrage, aux défaillances de la mission OPC et de la maîtrise d'œuvre, et aux retards d'autres entreprises intervenant sur le chantier ; l'avis émis par la maîtrise d'œuvre sur son droit à indemnisation est à cet égard sans incidence, de même que ses appels en garantie, présentés à titre subsidiaire, dans la seule hypothèse d'une éventuelle condamnation ;
- le moyen soulevé pour la première fois devant le tribunal, tiré de ce que les retards subis caractériseraient un bouleversement de l'économie du contrat, est irrecevable au regard du principe d'immutabilité des motifs de la réclamation posés par l'article 50.3.1 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG-Travaux) ; il est au demeurant infondé ;
- les préjudices allégués ne sont pas objectivés, ni dans leur principe ni dans leur montant ;
- si elle était condamnée, les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo, chargées de la mission OPC et de la maîtrise d'œuvre, directement à l'origine des préjudices allégués par la SAS Delannoy Dewailly Entreprise, doivent la garantir des sommes mises à sa charge.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 octobre 2022, le 27 décembre 2022 et le 25 avril 2023, la SAS Managimo, représentée par Me Didi Moulai, conclut :
1°) au rejet des demandes, fins et conclusions de la commune de Cormeilles-en-Parisis et de toute autre partie à l'instance à son encontre ;
2°) à la mise à la charge de tout succombant à l'instance de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle s'approprie les écritures de la commune de Cormeilles-en-Parisis s'agissant des moyens et conclusions dirigées contre elle ;
- elle n'a commis aucune faute dans l'exécution du marché de nature à engager sa responsabilité, dès lors qu'elle a parfaitement exécuté sa mission d'OPC à compter du mois de mars 2018, en remplacement de la société Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes, pour l'exécution de laquelle elle n'a au demeurant qu'une obligation de moyens ;
- en tout état de cause, les préjudices allégués par la SAS Delannoy Dewailly Entreprise sont tous antérieurs à son intervention sur le chantier.
Par ordonnance du 4 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 4 juillet 2023 à 12 heures.
Par un courrier du 12 février 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise dirigées à titre subsidiaire contre les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo en invoquant leur responsabilité quasi-délictuelle, qui relève d'une cause juridique distincte de la responsabilité contractuelle sur laquelle repose l'action principale de la requête à l'encontre de la commune de Cormeilles-en-Parisis, évoquée pour la première fois le 23 juin 2022, au-delà du délai de recours qui a commencé à courir à la date d'introduction de la requête, le 6 juillet 2020.
Par un mémoire, enregistré le 19 février 2024, la SAS Delannoy Dewailly Entreprise, représentée par Me Poissonnier, a répondu au moyen d'ordre public relevé par le tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- l'arrêté du 8 septembre 2009 modifié portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Oriol, présidente ;
- et les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. En 2016, la commune de Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) a lancé une consultation portant sur l'attribution du marché de construction de l'école des Arts, divisé en treize lots. Par acte d'engagement du 12 avril 2016, elle a attribué le lot n° 9 " plomberie-chauffage-climatisation-ventilation ", d'une durée prévisionnelle de dix-sept mois, à la société par actions simplifiée (SAS) Delannoy Dewailly Entreprise, pour un prix global et forfaitaire de 554 500 euros hors taxes (HT). Alors que le chantier a connu d'importants retards, la commune a prononcé la réception des travaux le 25 mars 2019, avec réserves, tandis que, par courrier du 24 avril 2019, la SAS Delannoy Dewailly Entreprise lui a demandé de l'indemniser des préjudices nés de l'allongement de la durée du chantier à concurrence d'une somme de 52 111,11 euros HT, reprise dans son projet de décompte final du 30 septembre 2019 et validée par la maîtrise d'œuvre à hauteur de 40 593,10 euros HT. Estimant qu'elle n'était pas tenue au paiement de cette somme, la commune de Cormeilles-en-Parisis a finalement établi le décompte général du marché faisant ressortir un solde de 1 836,41 euros HT au crédit de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise. Par la présente requête, celle-ci demande au tribunal, d'une part, d'annuler ou réformer la décision du 31 mars 2020 par laquelle la commune de Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) a refusé de faire droit à son mémoire en réclamation contestant ce décompte, et, d'autre part, de condamner à titre principal la commune de Cormeilles-en-Parisis, ou, à titre subsidiaire, les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo, à lui verser la somme de 62 533,34 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre du solde du marché, à assortir des intérêts dus à compter du 6 juillet 2020, date d'introduction de sa requête.
Sur les conclusions d'excès de pouvoir :
2. La décision par laquelle la commune de Cormeilles-en-Parisis a refusé de faire droit au mémoire en réclamation de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise contestant le décompte du marché a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de sa demande, qui a donné à sa requêtes le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressée à percevoir les sommes auxquelles elle prétend, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision contestée sont sans objet. Elles ne peuvent par suite qu'être rejetées, sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens de légalité soulevés à son encontre.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché à forfait ne peuvent ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché que dans la mesure où celle-ci justifie soit que ces difficultés trouvent leur origine dans des sujétions imprévues ayant eu pour effet de bouleverser l'économie du contrat, soit qu'elles sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, en particulier dans le cas où plusieurs cocontractants participent à la réalisation de travaux publics.
En ce qui concerne les conclusions de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise dirigées à titre principal contre la commune de Cormeilles-en-Parisis :
4. Il résulte de l'instruction, notamment des annexes n°s 7 et 9 jointes au mémoire en réclamation adressé à la commune de Cormeilles-en-Parisis, qu'au cours de l'exécution du marché, la SAS Delannoy Dewailly Entreprise a informé la commune qu'elle n'était pas responsable des retards intervenus sur le chantier, imputables selon elle aux sociétés en charge du lot " électricité " et du gros œuvre et à l'absence de pilotage des corps de métier, lui signalant par ailleurs que les réserves et l'absence de réception de la commission de sécurité étaient dues aux non-conformités graves relevant de la conception de l'ouvrage. La SAS Delannoy Dewailly Entreprise n'est donc pas fondée à soutenir dans le dernier état de ses écritures que ses préjudices seraient nés de sujétions techniques imprévues, lesquelles doivent restrictivement s'entendre comme les difficultés matérielles présentant un caractère exceptionnel, imprévisibles lors de la conclusion du contrat et dont la cause est extérieure aux parties. Elle ne saurait davantage se prévaloir d'une faute de la commune de Cormeilles-en-Parisis, dès lors que les préjudices dont elle se prévaut sont inhérents aux retards accumulés par les titulaires d'autres lots, à des défauts de conception imputables à la maîtrise d'œuvre et à un défaut de pilotage de l'opération relevant des sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo. A cet égard, il ne saurait être reproché à la commune de Cormeilles-en-Parisis un manquement dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, dès lors qu'elle a remédié aux défaillances de la société Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes, initialement chargée de la maîtrise d'œuvre et de la mission " ordonnancement, pilotage, coordination " (OPC), en la remplaçant en mars 2018, sur ce dernier volet, par la société Managimo. Sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense, les conclusions indemnitaires de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise dirigées contre la commune de Cormeilles-en-Parisis doivent donc être rejetées. La circonstance que la maîtrise d'œuvre se soit montrée favorable à une indemnisation de la requérante à concurrence de 40 593,10 euros HT est à cet égard sans incidence.
En ce qui concerne les conclusions de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise dirigées à titre subsidiaire contre les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo :
5. Il résulte du point 3 du présent jugement que le titulaire d'un marché de travaux à forfait ne peut prétendre à l'octroi d'une indemnité qu'en cas de sujétion imprévue ou de faute imputable à la personne publique. La SAS Delannoy Dewailly Entreprise n'est donc en tout état de cause pas fondée, sur ce terrain, à rechercher la responsabilité des sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Arcitectes et Managimo, avec lesquelles elle n'a aucun lien contractuel. Elle n'est par ailleurs pas recevable à rechercher leur responsabilité quasi-délictuelle, qui relève d'une cause juridique distincte de la responsabilité contractuelle sur laquelle repose l'action principale de la requête à l'encontre de la commune, évoquée pour la première fois le 23 juin 2022, au-delà du délai de recours qui a commencé à courir à la date d'introduction de la requête, le 6 juillet 2020.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise doivent être rejetées.
En ce qui concerne les appels en garantie de la commune de Cormeilles-en-Parisis :
7. Ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, la commune de Cormeilles-en-Parisis n'a pas commis de faute engageant sa responsabilité dans l'exécution du marché en litige. Les conclusions indemnitaires de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise dirigées contre elle ayant par suite été rejetées, il y a également lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses appels en garantie dirigés contre les sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo.
Sur les frais liés à l'instance :
8. La commune de Cormeilles-en-Parisis et la SAS Managimo n'étant pas les parties succombant à l'instance, les conclusions des parties tendant à ce que des sommes soient mises à leur charge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la SAS Delannoy Dewailly Entreprise la somme de 1 000 euros à verser à la commune de Cormeilles-en-Parisis et la somme de 1 000 euros à verser à la SAS Managimo sur le même fondement.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de la société Delannoy Dewailly Entreprise est rejetée.
Article 2 : La société Delannoy Dewailly Entreprise versera la somme de 1 000 euros à la commune de Cormeilles-en-Parisis et la somme de 1 000 euros à la société Managimo sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de Cormeilles-en-Parisis est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Delannoy Dewailly Entreprise, à la commune de Cormeilles-en-Parisis et aux sociétés Catherine Geoffroy et Franck Zonca Architectes et Managimo.
Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente, et Mmes A et Lusinier, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La présidente-rapporteure,
Signé
C. ORIOL
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
A. ALa greffière,
Signé
V. RICAUD
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026