mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2007027 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2020, la société à responsabilité limitée (SARL) ID CONCEPT, représentée par Me Chabane, demande au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos les 30 septembre 2013, 2014 et 2015 et des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er septembre 2012 au 30 septembre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le rappel de taxe sur la valeur ajoutée non collectée initialement par ses soins prend en compte des montants qui ne constituent pas des revenus et un taux erroné de taxe sur la valeur ajoutée a été appliqué ;
- le rappel de taxe sur la valeur ajoutée déduite initialement par ses soins n'est pas fondé dès lors que l'absence de facture ne peut pas à elle-seule justifier une remise en cause de sa déductibilité ;
- les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ne sont pas fondés dès lors que les montants retenus ne sont pas des revenus et que le taux forfaitaire de charge retenu est erroné ;
- la procédure d'opposition à contrôle fiscal n'est pas justifiée dès lors que le contrôle fiscal n'a pas été rendu impossible et par suite, la majoration de 100% n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, rapporteure,
- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) ID CONCEPT a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos les 30 septembre 2013, 2014 et 2015. A l'issue de cette vérification, par une proposition de rectification du 14 juin 2016, le service lui a notifié des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2015 et des rehaussements en matière d'impôts sur les sociétés pour les exercices clos les 30 septembre 2013, 2014 et 2015. Les réclamations préalables de la société requérante ont été rejetées par des décisions des 10 mai 2017 et 29 juin 2020. Par la présente requête, la SARL ID CONCEPT demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers. []. ". Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Aux termes de l'article R. 193-1 du même livre : " Dans le cas prévu à l'article L. 193 le contribuable peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge en démontrant son caractère exagéré ".
3. Il résulte de l'instruction que la SARL ID CONCEPT a fait l'objet d'un procès-verbal pour opposition à contrôle fiscal le 13 mai 2016 et que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée de la période du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2015 et les rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos les 30 septembre 2013, 2014 et 2015 ont été notifiés selon la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 précité. La société requérante conteste le recours à la procédure d'opposition à contrôle fiscal, dès lors que le contrôle fiscal n'aurait pas été rendu impossible.
4. Il résulte de l'instruction qu'un avis de vérification a été envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception au siège social de la société requérante, le 6 janvier 2016, fixant la date de la première intervention au 28 janvier 2016, et que cette lettre est revenue avec la mention " pli avisé non réclamé ". L'avis de vérification a alors été adressé par courrier simple au siège social de la société requérante. Le 27 janvier 2016, un des gérants de la société requérante a demandé, par téléphone, le report du premier rendez-vous au 5 février 2016, ce que le service vérificateur a accepté par courrier du 2 février 2016. Aucun représentant légal de la société requérante ne s'est présenté le 5 février 2016. Le service vérificateur a proposé un nouveau rendez-vous, le 8 février 2016. Les gérants de la société requérante ont demandé le report de ce rendez-vous au 11 février 2016. Au cours de cette première intervention, aucun document comptable obligatoire n'a été présenté par la société requérante. Un deuxième rendez-vous a été fixé, le 23 mars 2016, en accord avec la société requérante. Un de ses gérants a ensuite demandé le report de ce rendez-vous. Une première mise en garde a été adressée au siège social de la société, le 23 mars 2016, par lettre recommandée avec accusé de réception et par lettre simple, en fixant un nouveau rendez-vous pour le 1er avril 2016. Un procès-verbal portant constat du défaut de présentation de comptabilité a été dressé le 1er avril 2016. Un troisième rendez-vous a été fixé le 15 avril 2016. Par mail du 15 avril 2016, un des gérants de la société requérante a demandé le report de ce rendez-vous en raison de problèmes familiaux. Un nouveau rendez-vous a été fixé au 19 avril 2016. Par mail du 18 avril 2016, les gérants ont fait valoir leur indisponibilité. Une seconde mise en garde a été adressée au siège social de la société le 25 avril 2016 par lettre recommandée avec accusé de réception et par lettre simple, en fixant une nouvelle date de rendez-vous au 12 mai 2016. Aucun représentant légal de la société requérante ne s'est présenté à ce rendez-vous. Par suite, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que la société requérante, par son comportement, s'est opposée à ce que le service vérificateur puisse engager ses opérations de contrôle, et que le vérificateur a effectué les diligences nécessaires, ce que la société requérante ne conteste pas, c'est à bon droit que l'administration fiscale a eu recours à la procédure d'évaluation d'office, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales après avoir notifié à la société requérante un procès-verbal d'opposition à contrôle fiscal le 13 mai 2016. Le requérant supporte ainsi la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions supplémentaires mises à sa charge au titre des années 2012, 2013, 2014 et 2015, en application des dispositions précitées de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée non collectée :
5. Aux termes de l'article 266 du code général des impôts : " 1. La base d'imposition est constituée : / a. Pour les livraisons de biens, les prestations de services et les acquisitions intracommunautaires, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir par le fournisseur ou le prestataire en contrepartie de ces opérations, de la part de l'acheteur, du preneur ou d'un tiers, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations ; " Aux termes de l'article 269 du même code : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué ; () 2. La taxe est exigible : () b bis) Pour les prestations de services pour lesquelles la taxe est due par le preneur en application du 2 de l'article 283, lors du fait générateur, ou lors de l'encaissement des acomptes ; / () c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. "
6. Il résulte de l'instruction qu'un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité a été dressé le 1er avril 2016, aucune comptabilité ni aucune pièce justificative d'achat mentionnant la taxe sur la valeur ajoutée n'ayant été présentée durant la procédure de vérification de comptabilité. Le service vérificateur a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires à partir des relevés du compte bancaire de la société requérante, obtenus par l'exercice du droit de communication exercé auprès de la BRED. Le service vérificateur a déduit des encaissements bancaires les virements de compte à compte et les opérations annulées identifiables à la simple lecture des relevés bancaires et a calculé la taxe sur la valeur ajoutée collectée exigible sur les encaissements bancaires. La société requérante n'apporte aucun élément permettant de démontrer que les montants de certains encaissements bancaires ne seraient pas des revenus imposables ni le caractère exagéré de ces rappels. Elle n'apporte pas davantage de pièce justificative probante justifiant de l'application du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle sollicite. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a reconstitué la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les encaissements bancaires de la société au taux de 20% à compter du 1er janvier 2014 et de 19,6% pour les opérations antérieures.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée déductible :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. () 3. La déduction de la taxe ayant grevé les biens et les services est opérée par imputation sur la taxe due par le redevable au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ; ".
8. D'autre part, il ressort de la jurisprudence de la CJUE que le principe fondamental de neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée exige que la déduction de celle-ci en amont soit accordée si les conditions matérielles sont satisfaites, même si certaines conditions formelles ont été omises par les assujettis. Par suite, l'administration fiscale ne saurait refuser le droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée au seul motif qu'une facture ne remplit pas les conditions requises par l'article 226, points 6 et 7, de la directive TVA, si elle dispose de toutes les données pour vérifier que les conditions de fond relatives à ce droit sont satisfaites. Néanmoins, il incombe à l'assujetti qui demande la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée d'établir qu'il répond aux conditions prévues pour en bénéficier (arrêt du 15 septembre 2016, Barlis 06 - Investimentos Imobiliários e Turísticos, C-516/14). Ainsi, l'assujetti est tenu de fournir des preuves objectives que des biens et des services lui ont effectivement été fournis en amont par des assujettis, pour les besoins de ses propres opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, et à l'égard desquels il s'est effectivement acquitté de la taxe sur la valeur ajoutée (arrêt du 21 novembre 2018, Lucretiu Hadrian Vadan, C-664/16).
9. En l'espèce, l'administration fiscale n'a admis aucune taxe sur la valeur ajoutée déductible au titre de la période litigieuse. La SARL ID CONCEPT soutient que, même si elle n'a pas produit les factures d'achat, les seuls relevés bancaires utilisés par le service vérificateur pour reconstituer la taxe sur la valeur ajoutée collectée sont suffisants pour permettre la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée correspondant. Toutefois, il résulte de l'instruction et ainsi qu'il a été relevé précédemment, qu'aucune comptabilité ni aucune pièce justificative de produits et de charges portant sur la période vérifiée n'a pu être présentée au service vérificateur lors du contrôle, de sorte qu'un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité a été dressé le 1er avril 2016. En l'absence de production de pièces justificatives, la société requérante n'apporte pas les preuves objectives requises telles que mentionnées au point précédent, alors qu'elle est seule en mesure de les produire. Dans ces conditions, le service a pu, à bon droit et sans méconnaître le principe de neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée, refuser la déduction des sommes en cause.
Sur le bien-fondé des rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés :
10. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, () ". Aux termes de l'article 39 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges () ".
11. D'une part, il résulte de l'instruction et comme il a été relevé précédemment, qu'en l'absence de présentation de comptabilité constatée par un procès-verbal du 1er avril 2016, et de pièces justificatives, le service vérificateur a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de la société requérante à partir des relevés de son compte bancaire, obtenus par l'exercice du droit de communication exercé auprès de la BRED et a déduit des encaissements bancaires les virements de compte à compte et les opérations annulées identifiables à la simple lecture des relevés bancaires. La société requérante n'apporte aucun élément permettant de démontrer que les montants de certains encaissements bancaires ne seraient pas des revenus imposables mais des remboursements de prêt ou des transferts de compte à compte, ni le caractère exagéré de ces rehaussements.
12. D'autre part, l'administration fiscale, faute de justificatif concernant les charges exposées aux cours des exercices vérifiés, a retenu, par souci de réalisme économique, un taux de charges déductibles de 70% correspondant aux normes de la profession dans le domaine du BTP. La société requérante sollicite l'application d'un taux de 98%, tiré de la comparaison avec les résultats de trois sociétés établies dans les Hauts-de-Seine. Toutefois, le seul document produit, extrait du site " societe.com ", qui concerne trois sociétés de design alors qu'elle-même exerce " une activité d'études et conceptions, d'agencements et de prestations de service dans le domaine de la décoration et de la rénovation " et ne porte que sur l'année 2015 alors que la période vérifiée porte sur la période comprise entre octobre 2012 et septembre 2015, n'est pas de nature à établir que le taux forfaitaire de charges déductibles retenu serait erroné. Par suite, la société requérante n'apporte pas la preuve qui lui incombe, de l'exagération des impositions. Le moyen doit être écarté.
Sur les pénalités :
13. Aux termes de l'article 1732 du code général des impôts : " La mise en œuvre de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales entraîne : / a. L'application d'une majoration de 100 % aux droits rappelés () ".
14. Eu égard à ce qui a été dit au point 4 ci-dessus, l'administration fiscale a pu à bon droit, en application de l'article 1732 du code général des impôts, appliquer une majoration de 100 % aux droits rappelés selon la procédure de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos les 30 septembre 2013, 2014 et 2015 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er septembre 2012 au 30 septembre 2015 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL ID CONCEPT est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL ID CONCEPT et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 3 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mai 2024.
La rapporteure,
signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
signé
T. BertonciniLa greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2007027
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026