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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2007172

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2007172

jeudi 29 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2007172
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCANTON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2020, la société par actions simplifiée (SAS) Paralu, représentée par Me Canton, demande au tribunal :

1°) de surseoir à statuer dans l'attente d'une décision définitive du juge judiciaire dans l'instance dirigée contre la société Léon Grosse ;

2°) d'annuler la décision par laquelle le département des Hauts-de-Seine a implicitement rejeté sa réclamation indemnitaire préalable du 22 avril 2020 ;

3°) de condamner in solidum ou solidairement le département des Hauts-de-Seine et la société Léon Grosse à lui verser les sommes de 260 580,97 euros et 226 017,58 euros au titre des soldes des lots n°s 2-3 et 2-4 du marché de travaux portant sur l'opération de réhabilitation du collège Paul Eluard de Châtillon, ensemble les retenues de garantie non cautionnées de 6 175,30 euros et 6 943,20 euros, à assortir des intérêts moratoires à compter de la demande préalable du 22 avril 2020 selon les stipulations de l'article 9-3 du cahier des clauses administratives particulières ;

4°) d'ordonner la mainlevée des cautions souscrites à hauteur de 56 840 euros pour le lot n° 2-3 et de 85 725,30 euros pour le lot n° 4 ;

5°) d'ordonner l'exécution provisoire du jugement à intervenir ;

6°) de mettre à la charge solidaire ou in solidum du département des Hauts-de-Seine et de la société Léon Grosse de la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens de l'instance.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2021, le département des Hauts-de-Seine, représenté par Me Nahmias, conclut :

1°) au sursis à statuer dans l'attente de la décision du tribunal de commerce de Nanterre concernant la société Léon Grosse ;

2°) au rejet de la requête et à sa mise hors de cause :

3°) à la mise à la charge de la SAS Paralu de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2021, la société anonyme (SA) L'entreprise générale Léon Grosse, représentée par Me Del Rio, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête de la SAS Paralu ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que la SAS Paralu soit condamnée à lui payer la somme de 31 663 euros hors taxes correspondant aux dépenses engagées pour remédier à ses carences ;

3°) à la mise à la charge de la SAS Paralu de la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens de l'instance.

Par des courriers du 17 novembre 2023, la présidente de la 3ème chambre du tribunal a demandé aux conseils des deux mandataires liquidateurs de la SAS Paralu, la SELARLU Martin et la SELARL MJ Synergie, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire, dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. Les mandataires de la SAS Paralu ont étés informés qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, ils seraient réputés s'être désistés de l'ensemble de leurs conclusions.

Par un courrier du 11 janvier 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal a demandé au conseil de la société Léon Grosse, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire, dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. La requérante a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.

Par un mémoire, enregistré le 29 janvier 2024, la société Léon Grosse, représentée par Me Del Rio, demande au tribunal de considérer que l'affaire n'a plus d'objet et maintient ses conclusions en tant que de besoin.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

Sur les conclusions de la société Paralu :

3. Il résulte de l'instruction que les plis recommandés contenant les courriers du 17 novembre 2023 susvisés ont été distribués à la SELARL MJ Synergie et à la SELARLU Martin les 20 et 21 novembre 2023 respectivement. Or, le délai d'un mois qui a couru à compter de ces deux dates est venu à expiration sans que le maintien de la requête de la SAS Paralu soit intervenu. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les mandataires liquidateurs de la SAS Paralu sont réputés s'être désistés de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d'en donner acte sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions de la société Léon Grosse :

4. Si la société Léon Grosse demande, à titre subsidiaire, que la SAS Paralu soit condamnée à lui verser la somme de 31 663 euros hors taxes correspondant aux dépenses engagées pour remédier à ses carences dans l'exécution du marché en litige, il est constant que les litiges opposant des parties qui, comme en l'espèce, sont unies par un contrat de droit privé, relèvent de la compétence du juge judiciaire, y compris s'il s'agit d'un litige né à l'occasion de l'exécution de travaux relevant de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, à supposer qu'elles aient encore un objet au vu du protocole d'accord conclu le 18 mai 2021, les conclusions de la société Léon Grosse doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, sur le fondement des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et tendant à l'octroi de dépens, qui, en tout état de cause, ne sont pas établis.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SAS Paralu.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SELARL MJ Synergie et à la SELARLU Martin, mandataires liquidateurs de la SAS Paralu, à la société Léon Grosse et au département des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 29 février 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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