mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2007362 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | HOCHE SOCIETE D AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juillet 2020 et 10 février 2021, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Theleme Bleue, représentée par Me Barsus, demande au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2014 à 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les objectifs du législateur ont été respectés par l'application du régime mères-filles dès lors que ce régime n'implique pas que la société bénéficiaire de la distribution participe au développement de sa filiale société distributrice, la société civile immobilière (SCI) Gambetta Suresnes, et qu'en tout état de cause, de nombreux projets ont été proposés pour relancer l'activité de la SCI et que la société requérante a réinvesti le gain de trésorerie dans des activités économiques ;
- la remise en cause du régime mères-filles sur le fondement de la clause anti-abus au titre de l'année 2016 n'est pas fondée ;
- l'application de la majoration pour manquement délibéré au titre de l'année 2016 n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, rapporteure,
- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Theleme Bleue, qui exerce une activité de holding, et dont M. A B est le gérant depuis sa création en 2004, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité, portant sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016. A la suite de ces opérations, par une proposition de rectification du 18 décembre 2017, des rappels d'impôts sur les sociétés lui ont été notifiés au titre de la remise en cause du régime mère-filles pour les dividendes versées par la société civile immobilière (SCI) Gambetta Suresnes, assortis de la pénalité de 40% prévue par l'article 1729 b du code général des impôts. L'EURL Theleme Bleue, dont la réclamation du 15 mars 2019 a été rejetée, demande au tribunal la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2014 à 2016.
Sur la remise en cause du régime mères-filles sur le fondement de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales au titre des années 2014 et 2015 :
2. Aux termes de l'article 145 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux impositions litigieuses : " 1. Le régime fiscal des sociétés mères, tel qu'il est défini à l'article 216, est applicable aux sociétés et autres organismes soumis à l'impôt sur les sociétés au taux normal qui détiennent des participations satisfaisant aux conditions ci-après : a. les titres de participations doivent revêtir la forme nominative ou être déposés dans un établissement désigné par l'administration ; b. les titres de participation doivent représenter au moins 5 % du capital de la société émettrice () ; c. Les titres de participation doivent avoir été conservés pendant un délai de deux ans. () ". Aux termes de l'article 216 du même code : " I. Les produits nets des participations, ouvrant droit à l'application du régime des sociétés mères et visées à l'article 145, touchés au cours d'un exercice par une société mère, peuvent être retranchés du bénéfice net total de celle-ci, défalcation faite d'une quote-part de frais et charges. () ".
3. Aux termes de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable aux années en litige : " Afin d'en restituer le véritable caractère, l'administration est en droit d'écarter, comme ne lui étant pas opposables, les actes constitutifs d'un abus de droit, soit que ces actes ont un caractère fictif, soit que, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes ou de décisions à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ils n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé, si ces actes n'avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supportées eu égard à sa situation ou à ses activités réelles () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque l'administration use de la faculté qu'elles lui confèrent dans des conditions telles que la charge de la preuve lui incombe, elle est fondée à écarter comme ne lui étant pas opposables certains actes passés par le contribuable, dès lors que ces actes ont un caractère fictif, ou, que, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ils n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé, s'il n'avait pas passé ces actes, auraient normalement supportées, eu égard à sa situation ou à ses activités réelles.
4. Il résulte de l'ensemble des travaux préparatoires du régime fiscal des sociétés mères, en particulier des travaux préparatoires de l'article 27 de la loi du 31 juillet 1920 portant fixation du budget général de l'exercice 1920, de l'article 53 de la loi du 31 décembre 1936 portant réforme fiscale, de l'article 45 de la loi n° 52-401 du 14 avril 1952 portant loi de finances pour 1952, des article 20 et 21 de la loi n° 65-566 du 12 juillet 1965 modifiant l'imposition des entreprises et des revenus de capitaux mobiliers et de l'article 9 de la loi de finances pour 2001, ainsi que de la circonstance que le bénéfice de ce régime fiscal a toujours été subordonné à une condition de détention des titres depuis l'origine ou de durée minimale de détention, et, depuis 1936, à une condition de seuil de participation minimale dans le capital des sociétés émettrices, que le législateur, en cherchant à supprimer ou à limiter la succession d'impositions susceptibles de frapper les produits que les sociétés mères perçoivent de leurs participations dans des sociétés filles et ceux qu'elles redistribuent à leurs propres actionnaires, a eu comme objectif de favoriser l'implication de sociétés mères dans le développement économique de sociétés filles pour les besoins de la structuration et du renforcement de l'économie française. Le fait d'acquérir des sociétés ayant cessé leur activité initiale et liquidé leurs actifs dans le but d'en récupérer les liquidités par le versement de dividendes exonérés d'impôt sur les sociétés en application du régime de faveur des sociétés mères, sans prendre aucune mesure de nature à leur permettre de reprendre et développer leur ancienne activité ou d'en trouver une nouvelle, va à l'encontre de cet objectif.
5. Pour fonder les rectifications au titre des exercices clos en 2014 et 2015, en écartant les actes passés par la contribuable et lui refuser le bénéfice de l'application du régime des sociétés mères en application des dispositions précitées de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, l'administration a relevé que la requérante avait acquis des titres de la SCI Gambetta Suresnes en vertu d'un traité d'apport du 29 avril 2014 alors que cette dernière n'avait plus aucune activité et disposait seulement d'importantes liquidités, et poursuivi le seul but d'atténuer ses charges fiscales grâce à l'application littérale des dispositions relatives au régime des sociétés mères.
6. La SCI Gambetta Suresnes, qui exerce selon ses statuts une activité de propriété et de gestion de biens immobiliers, possédait un immeuble sis au 40 rue Gambetta à Suresnes jusqu'à sa vente le 24 septembre 2012. Quatre des cinq associés de la SCI Gambetta Suresnes ont, au cours de l'année 2014, cédé leurs parts à des sociétés dont ils possédaient également les parts. M. A B a ainsi cédé les cent parts qu'il détenait à l'EURL Theleme Bleue, société dont il est le gérant. Les 5 juin 2014 et 17 septembre 2015, l'EURL Theleme Bleue a perçu des dividendes de la SCI Gambetta Suresnes à hauteur de 375 000 euros et 187 500 euros. La société requérante a opté pour le régime de faveur des sociétés mères, et a en conséquence retranché de son résultat imposable 95% des dividendes de 375 000 euros au titre de l'exercice clos en 2014 et de 187 500 euros au titre de l'exercice clos en 2015. L'administration a remis en cause, sur le fondement de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, les déductions fiscales dont l'EURL Theleme Bleue avait bénéficié au titre des exercices en litige en faisant application du régime des sociétés mères.
7. D'une part, il résulte de l'instruction que la SCI Gambetta Suresnes, dont l'EURL Theleme Bleue a acquis les titres de participation le 29 avril 2014, n'avait plus d'activité depuis la vente de l'immeuble situé à Suresnes, intervenue le 24 septembre 2012. Si la société requérante fait valoir que de nombreux projets avaient été envisagés par les associés de la SCI Gambetta Suresnes, elle ne l'établit pas en se bornant à produire des notes de gérance mentionnant divers projets d'investissement, et en faisant valoir qu'elle a souscrit à des obligations auprès de la société Evergreen le 28 juin 2017, soit postérieurement aux opérations de contrôle. En effet, ces éléments ne démontrent pas que la SCI Gambetta Suresnes avait une réelle activité économique, puisqu'elle ne disposait d'aucun salarié, d'aucune activité opérationnelle ni d'actif corporel ou incorporel autre que les liquidités issues de la vente de ses actifs. La distribution de dividendes à laquelle cette société a procédé au profit de l'EURL Theleme Bleue les 5 juin 2014 et le 17 septembre 2015, ainsi qu'à ses autres associés, pour un montant représentant 68% des liquidités dont elle disposait, a eu pour effet de la priver des moyens susceptibles de développer ou de poursuivre une activité. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que l'EURL Theleme Bleue n'a pris aucune mesure de nature à favoriser le développement de la société dont elle venait d'acquérir les titres. D'autre part, si la société requérante fait valoir que cette opération avait un intérêt économique, puisqu'elle a généré un accroissement de sa trésorerie qui lui a permis de réaliser des investissements, elle ne démontre pas en quoi la souscription au capital des sociétés Agroenergy, ecoverde plastics LC, et Evergaz participe du développement de sa filiale. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de ce que les opérations litigieuses, qui ne trouvaient leur origine que dans la recherche d'une application littérale des articles 145 et 216 du code général des impôts, ne constituaient pas un choix de gestion et n'avaient d'autre objectif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que la société et ses associés auraient supportées si elle n'avait pas opté pour le régime fiscal des sociétés mères ou si ces anciens associés personnes physiques avaient été imposés sur les dividendes dans la catégorie des capitaux mobiliers.
8. La société requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la doctrine exprimée sous la référence BOI-IS-BASE-10-10-20, qui, si elle apporte quelques précisions quant au sens de la loi fiscale, n'en comporte toutefois aucune interprétation différente.
Sur la remise en cause du régime mères-filles sur le fondement de la clause anti-abus au titre de l'année 2016 :
9. Aux termes du k paragraphe 6 de l'article 145 du code général des impôts : :" Le régime fiscal des sociétés mères n'est pas applicable : / k) Aux produits des titres de participation distribués dans le cadre d'un montage ou d'une série de montages définis au 3 de l'article 119 ter. " Aux termes du 3 de l'article 119 ter du code général des impôts, dans sa rédaction applicable à compter du 1er janvier 2016 : " Le 1 ne s'applique pas aux dividendes distribués dans le cadre d'un montage ou d'une série de montages qui, ayant été mis en place pour obtenir, à titre d'objectif principal ou au titre d'un des objectifs principaux, un avantage fiscal allant à l'encontre de l'objet ou de la finalité de ce même 1, n'est pas authentique compte tenu de l'ensemble des faits et circonstances pertinents. / Un montage peut comprendre plusieurs étapes ou parties. / Pour l'application du présent 3, un montage ou une série de montages est considéré comme non authentique dans la mesure où ce montage ou cette série de montages n'est pas mis en place pour des motifs commerciaux valables qui reflètent la réalité économique. ".
10. La rédaction de ces dispositions du code général des impôts applicable à compter du 1er janvier 2016 reprend les dispositions de l'article 1er de la directive 2011/96/UE telles que modifiées par l'article 1er de la directive 2015/121/UE du Conseil du 27 janvier 2015.
11. Il résulte de l'instruction que le 29 juin 2016, l'EURL Theleme Bleue a perçu des dividendes de la SCI Gambetta Suresnes à hauteur de 100 000 euros dont elle a retranché de son résultat imposable 95%. L'administration a remis en cause, sur le fondement de l'article L. 145 du code général des impôts, la déduction fiscale dont l'EURL Theleme Bleue avait bénéficié au titre de l'exercice en litige en faisant application du régime des sociétés mères, au motif alors que la SCI Gambetta n'avait plus aucune activité et disposait seulement d'importantes liquidités, que l'EURL Theleme Bleue avait poursuivi le seul but d'atténuer ses charges fiscales grâce à l'application littérale des dispositions relatives au régime des sociétés mères.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de ce que les opérations litigieuses constituent un montage artificiel non authentique, mis en place pour procurer à la requérante un avantage fiscal.
Sur la majoration pour manquement délibéré :
13. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a) 40 % en cas de manquement délibéré ; ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. "
14. Il résulte de ces dispositions que la pénalité pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir ce manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt.
15. Pour justifier l'application de la majoration pour manquement délibéré sur les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2016, l'administration s'est fondée sur la circonstance que la société requérante a appliqué délibérément et abusivement à son profit les dispositions de l'article 145 du code général des impôts. Ainsi, l'administration fiscale doit être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe, de l'intention délibérée de l'EURL Theleme Bleue de minorer l'impôt dont elle était redevable au titre de l'année 2016. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a assorti les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles a été assujettie la requérante au titre de l'année 2016 d'une majoration de 40 % pour manquement délibéré.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles l'EURL Theleme Bleue a été assujettie au titre des années 2014, 2015 et 2016 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de L'EURL Theleme Bleue est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Theleme Bleue et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 29 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
Signé
T. BertonciniLa greffière,
Signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°200736
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026