mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2007463 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 31 juillet 2020, 27 février et 4 décembre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Carregal, représentée par Me Tournès, demande au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2016 au 31 janvier 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son activité est éligible au taux réduit de TVA, en application des dispositions du III de l'article 86 de l'annexe III du code général des impôts et du I de l'article D. 7231-1 du code du travail ; le service a fait une inexacte application des dispositions du i. de l'article 279 du code général des impôts et de l'article 86 de l'annexe III du même code ; le contenu des prestations visées par ces dispositions ne saurait être interprété différemment pour l'application du droit du travail et pour l'application de la loi fiscale, sans faire une interprétation contra legem des dispositions de la directive communautaire dont les dispositions du code général des impôts assurent la transposition ;
- elle fournit elle-même des prestations, qui consistent dans l'achèvement des prestations de ménage et le suivi régulier des besoins de ses clients, par l'intermédiaire de salariés employés par elle, et en mettant à leur dispositions les moyens nécessaires à leur réalisation ; ses salariés réalisent des prestations de ménage à domicile, suivent des formations aux méthode de travail liées au ménage à domicile ; elle exerce également son activité, de manière complémentaire et optionnelle pour ses clients selon le mode mandataire ; par conséquent son activité ne saurait être qualifiée d'activité de coordination et délivrance de service pour l'application des dispositions de l'article 279 du code général des impôts ;
- elle est fondée à se prévaloir, sur le fondement des articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales, de la position formelle prise par l'administration fiscale en faveur de son franchiseur, la société Shiva Groupe, lui reconnaissant le bénéfice du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée s'agissant de son activité de services à la personne exercée en mode mandataire, de la doctrine exprimée sous la référence BOI-TVA-LIQ-30-20-80 ainsi que de plusieurs réponses ministérielles, des avis d'absences de rectification adressés par plusieurs directions départementales des finances publiques relatives à des sociétés franchisées du même groupe et d'un courrier de la direction générale des entreprises qui qualifie elle-même l'activité des entreprises du réseau Shiva d'entretien de maison et de travaux ménagers ,
- les avis de la Commission européenne dans ses lettres du 11 juillet 2013 et du 13 janvier 2014 soulignent que le décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 a supprimé le taux réduit de TVA pour les prestations de coordination et délivrance des services mais pas pour les services à la personne d'entretien de la maison et travaux ménagers en mode mandataire ;
- à titre subsidiaire, à supposer que l'interprétation de l'article 86 de l'annexe III du code général des impôts soutenue par l'administration soit retenue, elle est fondée à se prévaloir de l'illégalité du décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 fixant la liste des activités de services à la personne éligibles au taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée, dès lors que le législateur a entendu lier le bénéfice du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée et la réduction d'impôt sur le revenu prévue à l'article 199 sexdecies du code général des impôts, et que le i. de l'article 279 du code général des impôts, modifié par la loi du 23 juillet 2010, renvoie au décret pour la fixation de la liste des organismes éligibles et non pour réduire la liste des prestations éligibles au taux réduit.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 décembre 2020, 17 mai et 8 décembre 2023, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 13 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 décembre 2023.
Un mémoire, présenté par l'administrateur général des finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France, a été enregistré le 11 mars 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Carregal exploite une agence franchisée du réseau " Shiva ", spécialisé dans le service à la personne, notamment les prestations de services de ménage et de repassage à domicile. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité sur ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée souscrite au titre de la période allant du 1er janvier 2016 au 31 janvier 2019. A l'issue de ce contrôle, par une proposition de rectification du 7 mai 2019, le service a remis en cause le taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée de 10% appliqué par la société et lui a notifié des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée. La réclamation préalable de la société requérante du 27 décembre 2019 a été rejetée par une décision du 17 juin 2020. Par la présente requête, la SARL Carregal demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
2. D'une part, aux termes de l'article 279 du code général des impôts : " La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 10 % en ce qui concerne : () i. Les prestations de services fournies à titre exclusif, ou à titre non exclusif pour celles qui bénéficient d'une dérogation à la condition d'activité exclusive selon l'article L. 7232-1-2 du code du travail, par des associations, des entreprises ou des organismes déclarés en application de l'article L. 7232-1-1 du même code, et dont la liste est fixée par décret () ". Aux termes du II de l'article 86 de l'annexe III au code général des impôts, dans sa rédaction issue du décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 : " Les activités de services à la personne soumises au taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée prévu à l'article 279 du code précité en application des dispositions du i du même article sont les suivantes : / 1° Entretien de la maison et travaux ménagers () ". Il appartient au juge de l'impôt d'apprécier, au vu de l'instruction, si les recettes réalisées par le contribuable entrent dans le champ d'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée ou dans celui du taux normal de cette taxe, eu égard aux conditions dans lesquelles sont effectuées ses opérations.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 7233-2 du code du travail : " La personne morale ou l'entreprise individuelle déclarée qui exerce, à titre exclusif, une activité de services à la personne rendus aux personnes physiques bénéficie : / 1° Du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée sous les conditions prévues au i de l'article 279 du code général des impôts () ". Aux termes de l'article L. 7232-1-1 du même code : " A condition qu'elle exerce son activité à titre exclusif, toute personne morale ou entreprise individuelle qui souhaite bénéficier des 1° et 2° de l'article L. 7233-2 et de l'article L. 7233-3 déclare son activité auprès de l'autorité compétente dans des conditions et selon des modalités prévues par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article D. 7231-1 de ce code : " II. - Les activités de services à la personne soumises à titre facultatif à la déclaration prévue à l'article L. 7232-1-1 sont, outre celles mentionnées au I du présent article et à l'article D. 312-2 du code de l'action sociale et des familles, les activités suivantes : / 1° Entretien de la maison et travaux ménagers () ". Enfin, l'article L. 7232-6 dudit code dispose que : " Les personnes morales ou les entreprises individuelles mentionnées aux articles L. 7232-1, L. 7232-1-1 et L. 7232-1-2 peuvent assurer leur activité selon les modalités suivantes : / 1° Le placement de travailleurs auprès de personnes physiques employeurs ainsi que, pour le compte de ces dernières, l'accomplissement des formalités administratives et des déclarations sociales et fiscales liées à l'emploi de ces travailleurs () ".
4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions, interprétées conformément aux objectifs poursuivis par les dispositions de l'article 98 et de l'annexe III à la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, que le bénéfice du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée prévu au i. de l'article 279 du code général des impôts est subordonné à l'exercice par l'assujetti, par ses propres services, de l'une des activités mentionnées à l'article 86 de l'annexe III au code général des impôts, à l'exclusion de toute activité de mandataire ou exercée en " mode mandataire ".
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la SARL Carregal, qui est déclarée en application de l'article L 7232-1-1 du code du travail, exerce une activité de placement de travailleurs auprès de personnes physiques employeurs et accomplit, pour le compte de ses clients, des formalités administratives et des déclarations sociales et fiscales liées à l'emploi de ces travailleurs, au sens du 1° de l'article L. 7232-6 du code du travail. Il est en effet constant qu'en vertu du " mandat de réalisation de formalités administratives et de paiement " conclu entre la société requérante et les employeurs particuliers qui font appel à ses services, les prestations de la SARL Carregal portent sur des missions de présélection et présentation des intervenants à domicile, d'immatriculation du client en tant qu'employeur, de déclaration et paiement des cotisations dues à l'URSSAF, et de remise des bulletins de paie et des attestations d'emploi au salarié du client particulier. La société est ainsi mandatée par son client particulier, bénéficiaire de la prestation de travaux ménagers, pour la recherche et la réalisation des tâches administratives liées à l'emploi du salarié employé de maison. La société requérante doit, ainsi, être regardée comme exerçant, en " mode mandataire ", une activité de prestation de services d'entretien de la maison et travaux ménagers.
6. Si la SARL Carregal soutient qu'elle effectue au domicile de ses clients des interventions régulières, notamment des visites qualité et des travaux ménagers, elle n'en justifie pas en se bornant à produire une facture du 19 juin 2018 de formation de personnel à l'" entretien du cadre de vie session formation CC/RA ", une facture d'achat de vêtements de ménage du 1er juillet 2020 et une attestation établie par un client le 31 juillet 2020 pour une prestation réalisée le 7 juillet 2020, toutes deux postérieures à la période contrôlée. Le seul avenant au contrat de travail d'un salarié daté du 28 décembre 2011 produit par la requérante ne suffit pas à établir que son activité consiste en des travaux ménagers et d'entretien, alors que l'administration fiscale soutient que la société n'emploie que du personnel administratif, tel que des chargés de clientèle et des responsables d'agence, et ne dispose pas de salariés en mesure de réaliser des prestations d'entretien de la maison, ni même de contrôle de la qualité de ces travaux ménagers. Ces prestations à domicile ne sont d'ailleurs pas prévues par le mandat de réalisation de formalités administratives et de paiement qui lie la société requérante à ses clients, mandat qui mentionne expressément le caractère limitatif et exhaustif des prestations assurées par le franchisé. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplit les conditions pour bénéficier du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée prévu au i. de l'article 279 du code général des impôts.
7. Il ne ressort ni des termes de l'article 279 du code général des impôts, dans sa rédaction issue du 3° du III de l'article 31 de la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires, au commerce, à l'artisanat et aux services, ni des travaux préparatoires préalables à l'adoption de cette loi, que le pouvoir réglementaire aurait uniquement été habilité pour déterminer la liste des organismes éligibles au taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée qu'il prévoit, et non pour établir la liste des prestations qui par nature y sont éligibles. Par ailleurs, il ne résulte d'aucune disposition, ni d'aucun principe, que le bénéfice du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée devrait être lié au crédit d'impôt prévu à l'article 199 sexdecies du code général des impôts, alors au demeurant qu'il est constant que cet avantage fiscal bénéficie aux employeurs particuliers clients de la SARL Carregal et non à celle-ci. Par suite, le moyen d'exception d'illégalité du décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 ne peut qu'être écarté.
8. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration " et aux termes de l'article L. 80 B du même livre : " La garantie prévue au premier alinéa de l'article L. 80 A est applicable : 1° Lorsque l'administration a formellement pris position sur l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal ". Peuvent seuls se prévaloir de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales les contribuables qui se trouvent dans la situation sur laquelle l'appréciation invoquée a été portée, ainsi que les contribuables qui ont participé à l'acte ou à l'opération qui a donné naissance à cette situation.
9. La SARL Carregal ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement des dispositions précitées, de la prise de position exprimée par l'administration fiscale dans la proposition de rectification adressée à la société Shiva Groupe, dès lors que cette interprétation concerne un autre contribuable et que la société requérante commercialise et facture ses propres prestations. Est sans incidence à cet égard la circonstance que la société Shiva Groupe exerce la même activité de services d'entretien de la maison et de ménage que ses franchisés dans les mêmes conditions opérationnelles et juridiques. La société requérante n'est pas davantage fondée à se prévaloir, sur le même fondement, de la mention " ces activités ouvrent droit au bénéfice des dispositions des articles L. 7233-2 du code du travail " figurant sur le récépissé qui lui a été délivré, le 6 octobre 2014, pour le préfet des Hauts-de-Seine par le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'Ile-de-France, dès lors que cette autorité n'est pas compétente en matière d'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées des articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge de la requête de la SARL Carregal doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la SARL Carregal et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Carregal est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Carregal et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France.
Délibéré après l'audience du 29 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
Signé
T. BertonciniLa greffière,
Signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2007463
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026