mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2008172 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | LARGILLIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2020, la société à responsabilité limitée (SARL) Avosmarques, représentée par Me Largilliere, demande au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015 et des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'opposition à contrôle fiscal n'est pas constituée ;
- les propositions de rectification des 14 décembre 2016 et 20 février 2017 sont insuffisamment motivées ;
- le rappel de taxe sur la valeur ajoutée n'est pas fondé ;
- les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ne sont pas fondées dès lors que le taux forfaitaire de charge retenu est erroné ;
- l'amende prévue par l'article 1759 du code général des impôts n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val d'Oise conclut au non-lieu à statuer sur les sommes ayant fait l'objet d'une décision de dégrèvement du 24 décembre 2020 et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle fait valoir que :
- l'article 66 2° du livre des procédures fiscales doit se substituer à l'article L. 74 du même livre en ce qui concerne la procédure d'imposition applicable aux rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2014 et 2015 ;
- l'article 66 3° du livre des procédures fiscales doit se substituer à l'article L. 74 du même livre en ce qui concerne la procédure d'imposition applicable aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015 ;
- aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, rapporteure,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public ;
- et les observations de Me Lalanne, substituant Me Largilliere et représentant la SARL Avosmarques.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Avosmarques qui exerce une activité d'agence de publicité et une activité équestre, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015. A l'issue de cette vérification, par deux propositions de rectification des 14 décembre 2016 et 20 février 2017 portant respectivement sur l'année 2013, et sur les années 2014 et 2015, le service lui a notifié, selon la procédure d'évaluation d'office prévue par l'article L. 74 du livre des procédures fiscales en cas d'opposition à contrôle fiscal, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015 et des rehaussements en matière d'impôts sur les sociétés pour les exercices clos en 2013, 2014 et 2015. Les réclamations préalables de la société requérante ont été rejetées par des décisions des 27 mars 2019 et 25 février 2020. Par la présente requête, la SARL Avosmarques demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur l'étendue du litige :
2. Par décision du 24 décembre 2020, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administration fiscale a procédé au dégrèvement partiel en droits et pénalités, d'une part, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2013 à concurrence de 35 443 euros et, au titre des années 2014 et 2015, à concurrence de 17 546 euros, et d'autre part, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015 à concurrence de 186 028 euros. Enfin, par la même décision, la directrice des finances publiques du Val-d'Oise a prononcé le dégrèvement de l'amende prévue à l'article 1759 du code général des impôts à concurrence de 164 629 euros, soit un montant total de 403 646 euros. Les conclusions présentées par la SARL Avosmarques relatives à ces impositions sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur la substitution de base légale de la procédure d'imposition :
3. Si l'administration peut, à tout moment de la procédure contentieuse, invoquer un nouveau fondement juridique pour justifier l'imposition, une telle substitution de base légale est subordonnée à la condition que le contribuable ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel l'imposition aurait dû être établie.
4. Aux termes de l'article L 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers ". Aux termes de l'article L. 66 du même livre s : " Sont taxés d'office : () 2° à l'impôt sur les sociétés, les personnes morales passibles de cet impôt qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L.68 / 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes ". En application des dispositions de l'article L. 68 susmentionné, la procédure de taxation d'office est subordonnée à l'absence de régularisation de sa situation par le contribuable dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure.
5. Il résulte de l'instruction que si la SARL Avosmarques n'a pas réclamé les courriers envoyés par lettre recommandé à son siège social lui notifiant l'avis de vérification et une mise en garde, ces faits ne suffisent pas à caractériser, en l'absence de tout autre diligence du vérificateur, une opposition à contrôle fiscal. Il s'ensuit qu'en appliquant la procédure d'évaluation d'office conformément à l'article L 74 précité, l'administration a entaché d'irrégularité la procédure d'imposition. Toutefois, l'administration fiscale fait valoir que, faute d'avoir souscrit, après mises en demeure du 19 octobre 2016, ses déclarations de résultats et ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2014 et 2015, et d'avoir déposé sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2013 dans le délai légal, la SARL Avosmarques relevait de la procédure de taxation d'office en application des dispositions des 2° et 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales. Il résulte de l'instruction, d'une part, que malgré les mises en demeure qui lui ont été adressées le 19 octobre 2016, et dont elle a accusé réception le 21 octobre suivant, la société requérante n'a déposé ni les déclarations de ses résultats ni les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée des années 2014 et 2015. Il s'ensuit qu'elle se trouvait pour ces années, en matière d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée, en situation de taxation d'office. D'autre part, la SARL Avosmarques a déposé le 8 juillet 2014, soit après l'expiration du délai légal prévu par l'article 242 sexies du code général des impôts, sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2013. Elle se trouvait ainsi également au titre de l'année 2013 en matière de taxe sur la valeur ajoutée en situation de taxation d'office. Dès lors que ce changement de base légale n'a pas eu pour effet de priver la contribuable des garanties de procédure auxquelles elle avait droit, l'administration fiscale est en droit, de substituer le 2° et le 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales à l'article L. 74 de ce même livre qui avait à tort été retenu initialement.
Sur la motivation des propositions de rectification :
6. Aux termes de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. (). ".
7. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée portant sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015 et les rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2014 et 2015 ont été mis à la charge de la SARL Avosmarques selon la procédure de taxation d'office, après la substitution évoquée précédemment, sur le fondement respectivement des 3° et 2° de l'article L. 66et L. 66du livre des procédures fiscales. Les propositions de rectification des 14 décembre 2016 et 20 février 2017 comportent l'indication des bases et éléments ayant servi au calcul des impositions en litige ainsi que leurs modalités de détermination. Si la société requérante reproche plus précisément au service d'avoir affirmé ne pas avoir pu appréhender son activité dans la première proposition de rectification alors que cette activité était identifiée dans la deuxième proposition de rectification, il résulte de l'instruction que l'administration fiscale s'est fondée dans les deux cas sur les éléments à sa disposition. En tout état de cause, cette circonstance est sans incidence sur la motivation des propositions de rectification, dès lors que les motifs de fait sont suffisamment explicités pour être discutés. Par suite, lesdites propositions de rectification sont suffisamment motivées en application de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales.
Sur la charge de la preuve :
8. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Aux termes de l'article R. 193-1 du même livre : " Dans le cas prévu à l'article L. 193 le contribuable peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge en démontrant son caractère exagéré ".
9. L'imposition supplémentaire de la SARL Avosmarques ayant été établie selon la procédure de taxation d'office en matière d'impôt sur les sociétés au titre des années 2014 et 2015 et de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015, elle supporte la charge de la preuve du caractère exagéré de ces impositions supplémentaires mises à sa charge.
Sur le bien-fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
10. En premier lieu, aux termes de l'article 266 du code général des impôts : " 1. La base d'imposition est constituée : / a. Pour les livraisons de biens, les prestations de services et les acquisitions intracommunautaires, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir par le fournisseur ou le prestataire en contrepartie de ces opérations, de la part de l'acheteur, du preneur ou d'un tiers, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations ; " Aux termes de l'article 269 du même code : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué ; () 2. La taxe est exigible : () b bis) Pour les prestations de services pour lesquelles la taxe est due par le preneur en application du 2 de l'article 283, lors du fait générateur, ou lors de l'encaissement des acomptes ; / () c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. ". Aux termes de l'article L. 271 du même code : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. () 3. La déduction de la taxe ayant grevé les biens et les services est opérée par imputation sur la taxe due par le redevable au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ; ".
11. Il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification du 14 décembre 2016, que, pour évaluer la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre de l'année 2013, l'administration a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de la société requérante exigible à l'encaissement à partir de l'analyse de ses relevés de comptes. Après avoir évalué pour 2013 la taxe sur la valeur ajoutée à déclarer à 63 280 euros, l'administration fiscale a tenu compte de la déclaration déposée tardivement, le 8 juillet 2014, par la SARL Avosmarques, laquelle faisait mention d'une taxe sur la valeur ajoutée collectée de 45 014 euros, le rappel étant limité à 18 266 euros sur ce point. En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée déductible, bien que la société requérante ait mentionné dans cette déclaration, une taxe sur la valeur ajoutée déductible de 36 000 euros, l'administration fiscale n'a pas admis ce montant qui n'était assorti d'aucun justificatif. Dans ces conditions, la SARL Avomarques ne justifiant pas du montant de sa taxe sur la valeur ajoutée déductible et n'apportant aucun élément relatif à la taxe sur la valeur ajoutée collectée, c'est à bon droit, sans recourir à une méthode excessivement ou radicalement viciée, que l'administration fiscale lui a réclamé pour 2013 des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée de 54 266 euros en base.
Sur le bien-fondé des rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés :
12. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, () ". Aux termes de l'article 39 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges () ".
13. D'une part, il résulte de l'instruction qu'en l'absence de pièces justificatives, le service vérificateur a procédé à la reconstitution des chiffres d'affaires des années 2014 et 2015 de la société requérante à partir des relevés de son compte bancaire, obtenus par l'exercice du droit de communication exercé auprès du crédit lyonnais et de la banque populaire et à partir des documents obtenus par l'exercice du droit de communication exercé auprès des clients France télévision et Royal canin. La société requérante n'apporte aucun élément permettant de démontrer le caractère exagéré des rehaussements en découlant.
16. D'autre part, l'administration fiscale, faute de justificatif concernant les charges exposées aux cours des exercices vérifiés, a retenu, par souci de réalisme économique, un taux de charges déductibles correspondant aux normes de la profession, d'une part, de l'activité publicitaire, et d'autre part, de l'activité équestre. La société requérante conteste ces taux de charge déductible sans apporter aucun élément à l'appui de ses allégations. Par suite, la société requérante n'apporte pas la preuve qui lui incombe, de l'exagération des impositions. Le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de la SARL Avosmarques doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SARL Avosmarques à concurrence des dégrèvements des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2013 à 2015, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015 et de l'amende prévue à l'article 1759 du code général des impôts prononcés par le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise pour un montant total, en droits et pénalités, de 403 646 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Avosmarques est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL et au directeur départemental des finances publiques du Val d'Oise.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
Signé
T. BertonciniLa greffière,
Signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°200817
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026