mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2008719 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 4 septembre 2020 et le 12 mars 2021, la Société MDetCI Concept Industrie, représentée par Me Viard, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, en droits et pénalités, qui lui ont été assignés au titre de la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens ainsi que la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été privée d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur ;
- la procédure est irrégulière en raison du refus d'accorder un entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur au cours de la vérification ;
- les rappels de TVA concernent de la TVA collectée à tort pour des prestations qui n'auraient pas dû y être soumises car relatives à des immeubles situés à l'étranger ;
- elle aurait pu éviter tout rappel de taxe en émettant des factures rectificatives suite à sa collecte erronée de TVA, comme le permet notamment la documentation administrative référencée BOI-TVA-DECLA-30-20-20-30 ;
- elle a droit, par compensation, d'imputer la TVA déductible omise au titre de l'année 2016 ;
- la majoration pour manquement délibéré est injustifiée, dès lors qu'il y a absence de caractère répété ou de volonté de dissimulation.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2021, l'administrateur général des finances publiques chargé la direction de contrôle fiscal Île-de-France conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Viain, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Chabauty, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société MDetCI Concept Industrie, spécialisée dans l'ingénierie et les études techniques, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité, à l'issue de laquelle lui a été adressée une proposition de rectification du 30 juillet 2018 assignant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre des périodes du 1er janvier au 31 décembre 2015 et du 1er janvier au 31 décembre 2016. Elle a formulé ses observations par lettre du 27 septembre 2018. Le service lui a répondu par courrier du 10 octobre 2018. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée, assortis de l'intérêt de retard et de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, ont fait l'objet de l'avis de mise en recouvrement du 31 octobre 2019. La société a demandé la décharge de ces rappels par réclamation du 6 janvier 2020, rejetée le 8 juillet 2020. Par la requête susvisée, la requérante demande la décharge des rappels de taxe, en droits et pénalités.
Sur les conclusions en décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " () Avant l'engagement d'une des vérifications prévues aux articles L. 12 et L. 13, l'administration des impôts remet au contribuable la charte des droits et obligations du contribuable vérifié ; les dispositions contenues dans la charte sont opposables à l'administration ". La charte des droits et obligations du contribuable vérifié dans sa version alors applicable précise, dans son paragraphe intitulé " les agents chargés de la vérification ", qu' " en cas de difficultés, vous pouvez vous adresser à l'inspecteur principal et ensuite à l'interlocuteur désigné par le directeur. Leur rôle vous est précisé plus loin () Vous pouvez les contacter pendant la vérification. ". Elle indique, par ailleurs, qu'en cas de maintien total ou partiel des rectifications envisagées, un recours peut être exercé devant l'inspecteur principal puis, le cas échéant, devant l'interlocuteur spécialement désigné par le directeur dont dépend le vérificateur.
3. La possibilité de faire appel, en cas de désaccord persistant avec le vérificateur, au supérieur hiérarchique puis, le cas échéant, à l'interlocuteur départemental, constitue une garantie substantielle de procédure qui, dans tous les cas, bénéficie au contribuable relevant d'une procédure d'imposition contradictoire. Par ailleurs, il résulte de la charte que la possibilité pour un contribuable de s'adresser au supérieur hiérarchique du vérificateur, puis à l'interlocuteur, est ouverte à l'intéressé à deux moments de la procédure, en premier lieu, dans le déroulement et lors de la conclusion de la vérification, la fin du contrôle étant matérialisée selon les termes de la même charte par l'envoi d'une proposition de rectification, en second lieu, après la réponse faite par l'administration fiscale aux observations du contribuable.
4. L'administration n'est pas tenue de donner suite à la demande d'entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, présentée au cours d'une vérification de comptabilité, qui ne fait état d'aucune difficulté affectant le déroulement des opérations de contrôle, susceptible de la rattacher à l'exercice de la garantie prévue en pareil cas. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la requérante, dans son courriel du 12 juillet 2018, ne faisait état d'aucune difficulté particulière rencontrée au cours du contrôle. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité du refus d'accorder un entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur au cours de la vérification doit être écarté.
5. En second lieu, dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une société commerciale a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, il appartient au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat, soit avec les mandataires sociaux, soit avec leurs conseils, préposés ou mandataires de droit ou de fait. En l'espèce, la requérante se borne à indiquer que l'administration a refusé de reporter la date de la première intervention sur place, a gardé le silence pendant quatre mois, a été expéditive pendant les interventions sur place et a mis fin à la vérification de comptabilité et a adressé la proposition de rectification du 30 juillet 2018 sans qu'elle soit précédée d'une réunion de synthèse. Toutefois, alors qu'il est constant que le contrôle, conduit dans les locaux de la contribuable puis, à sa demande, dans ceux de son expert-comptable, a donné lieu à six interventions sur place, dont rien ne corrobore le caractère sommaire, la société n'établit pas que, lors de ses rencontres, le vérificateur se serait refusé à tout échange de vues. Par suite, et tandis qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait au service d'organiser une réunion de synthèse ni d'envoyer au contribuable, avant l'envoi de la proposition de rectification, une information sur les rappels qu'il envisageait de mettre à sa charge, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été irrégulièrement privée de la possibilité d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur. Le moyen tiré d'un tel défaut de débat oral et contradictoire doit donc être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel () ". Aux termes de l'article 259 du même code : " Le lieu des prestations de services est situé en France : / 1° Lorsque le preneur est un assujetti agissant en tant que tel et qu'il a en France : / a) Le siège de son activité économique, sauf lorsqu'il dispose d'un établissement stable non situé en France auquel les services sont fournis ; / b) Ou un établissement stable auquel les services sont fournis ; / c) Ou, à défaut du a ou du b, son domicile ou sa résidence habituelle ; / 2° Lorsque le preneur est une personne non assujettie, si le prestataire : / a) A établi en France le siège de son activité économique, sauf lorsqu'il dispose d'un établissement stable non situé en France à partir duquel les services sont fournis ; / b) Ou dispose d'un établissement stable en France à partir duquel les services sont fournis ; / c) Ou, à défaut du a ou du b, a en France son domicile ou sa résidence habituelle. ". Enfin, en vertu des dispositions du 2° de l'article 259 A de ce code, les prestations se rattachant à un immeuble ne sont imposables en France que lorsque l'immeuble est situé en France.
7. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération.
8. La société MDetCI Concept Industrie a pour activité la réalisation d'études techniques et économiques, d'ingénierie générale, de conception et de fabrication pour les industriels en général. Lors de la vérification de comptabilité, l'administration a constaté des discordances entre le total du chiffre d'affaires toutes taxes comprises (TTC) effectivement déclaré et le chiffre d'affaires TTC devant être déclaré et a considéré, sur le fondement de l'article 256-I du code général des impôts, que le montant du chiffre d'affaires TTC non déclaré correspondait à des livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, et devait par conséquent être soumis à la TVA. La société MDetCI Concept Industrie allègue qu'elle a fourni des prestations de services en 2015 et 2016 pour des projets situés à l'étranger, notamment au Ghana, au Nigéria au Congo, en Angola, en Norvège et en Russie, pour un montant total de 1 839 530, 40 euros en 2015 et 778 345, 44 euros en 2016, comprenant à tort, en raison d'une erreur de ses services, une TVA de 20 %, alors que selon les dispositions de l'article 259 A du code général des impôts ces prestations n'étaient pas soumises à TVA. Il est constant que la requérante avait par ailleurs inscrit dans un compte de régularisation n° 445 900 intitulé " TVA à régulariser " un montant correspondant aux rappels de taxe assignés par l'administration. Elle affirme par ailleurs qu'elle comptait restituer ce dernier montant sous forme de factures rectificatives. Toutefois, en se bornant à produire un tableau récapitulant les prestations effectuées sur des chantiers situés à l'étranger, sans fournir ni les factures y afférentes permettant d'en déterminer la nature exacte ni les factures rectificatives, la requérante n'établit pas que c'est à tort que l'administration a intégré dans le total du chiffre d'affaires TTC les sommes perçues au titre des projets à l'étranger, comme devant être soumises à une TVA sur le fondement de l'article 256-I précité du code général des impôts, dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction qu'en application des dispositions précitées de l'article 259 A du même code, les prestations afférentes à ces sommes se rapportaient effectivement à des immeubles situés hors de France.
9. En deuxième lieu, si la société MDetCI Concept Industrie invoque la documentation administrative référencée BOI-TVA-DECLA-30-20-20-30 paragraphe n°390, selon laquelle il est admis que la personne qui a facturé la TVA au titre d'opérations non passibles de cette taxe peut, dans les conditions fixées au 1 de l'article 272 du code général des impôts, opérer l'imputation ou obtenir la restitution de la taxe acquittée à tort, elle ne justifie, ni n'allègue, avoir envoyé des factures rectificatives, ainsi que le prescrit cette instruction. Par suite, la requérante n'est pas fondée à s'en prévaloir sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
10. En troisième lieu, si la société requérante demande, par voie de compensation, l'imputation d'une taxe sur la valeur ajoutée déductible omise au titre de l'année 2016 à concurrence du montant de 94 094,89 euros, il résulte de l'article 208 de l'annexe 2 au code général des impôts, que la taxe dont la déduction a été omise sur la déclaration afférente au mois au titre duquel elle était déductible, ne peut figurer, à condition de faire l'objet d'une inscription distincte, que sur les déclarations déposées avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'omission. Ainsi, ce crédit ne peut être admis en déduction du rappel de taxe sur la valeur ajoutée qui lui a été réclamé, dans la mesure où il n'a pas été mentionné dans des déclarations déposées avant le 31 décembre 2018, dans les conditions prévues à l'article 208 précité. En tout état de cause, si la requérante produit, à l'appui de sa demande, un extrait de l'actif de son bilan au 31 décembre 2016 ainsi qu'un tableau intitulé " contrôle de la TVA à récupérer ", ces seuls éléments ne permettent pas de justifier de la réalité de la TVA dont elle demande la déductibilité, ni de ce qu'elle aurait satisfait aux conditions pour procéder à la déduction de cette taxe. Il suit de là que la société requérante n'établit pas le bien-fondé de sa demande de compensation.
Sur les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de () 40 % en cas de manquement délibéré () ". Pour établir la mauvaise foi du contribuable au sens de l'article L. 195 précité ou l'existence d'un manquement délibéré au sens de l'article 1729 précité imputable audit contribuable, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations du contribuable et, d'autre part, de son intention d'éluder l'impôt.
12. En l'espèce, le service vérificateur a considéré que la requérante ne pouvait ignorer, compte tenu de son activité de prestations de services, les dispositions relatives à la TVA collectée, dans la mesure où elle avait effectué des régularisations en la matière au cours des exercices antérieurs. Il a également constaté que la société " MDetCI CONCEPT INDUSTRIE " avait omis de faire figurer, sur ses déclarations de TVA, le chiffre d'affaires correspondant à des sommes qu'elle avait réellement encaissées et qu'elle avait sciemment omis de reverser la totalité de la TVA qu'elle avait pourtant facturée et encaissée. Enfin, le service vérificateur a relevé que ces omissions avaient été commises sur l'ensemble de la période vérifiée et a mis en avant le montant important des rappels qui s'élèvent, rappelons-le, à la somme de 428 002 euros. Si la société requérante invoque des difficultés de réorganisation interne du personnel et un manque de vigilance comme étant à l'origine de l'absence de régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée collectée omise, elle ne justifie, ni de la réalité de ces difficultés ni du lien existant entre celles-ci et les omissions déclaratives relevées par l'administration. Dans ces conditions, c'est à juste titre que le service a retenu le caractère délibéré des manquements en cause et a appliqué la majoration prévue, en pareil cas, parle a. de l'article 1729 du code général des impôts.
Sur les dépens :
13. En l'absence de dépens dans la présente instance, les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetée.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société MDetCI Concept Industrie est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société MDetCI Concept Industrie et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président,
M. A et M. Viain, premiers conseillers,
Assistés de Mme Tainsa, greffière.
Lu en audience publique le 6 juin 2023.
Le rapporteur,
signé
T. VIAIN
Le président,
signé
C.HUON
La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026