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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2008837

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2008837

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2008837
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSELARL VERPONT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 7 septembre 2020, le 1er juillet 2022, le 12 décembre 2022 et le 16 janvier 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Entreprise Construction Bâtiment (ECB), représentée par Me Metais-Mouries, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'ordonner une expertise avant-dire droit ;

2°) d'annuler le décompte général du lot n° 1 " Gros œuvre - menuiseries extérieures - serrurerie - bardage - gradins - carrelage - faïence " du marché de travaux portant sur la réhabilitation du cinéma " Les Toiles ", notifié le 7 février 2020, et la décision par laquelle la commune de Saint-Gratien (Val-d'Oise) a implicitement rejeté son mémoire en réclamation du 3 mars 2020 ;

3°) de condamner la commune de Saint-Gratien à lui verser la somme de 887,98 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre du solde du marché ;

4°) de condamner la commune de Saint-Gratien, la société Basalt Architecture et la société Betom Ingénierie à lui verser la somme de 102 088,67 euros hors taxes (HT) au titre du devis n°16-132 ;

5°) de condamner la commune de Saint-Gratien, la société Basalt Architecture et la société Betom Ingénierie à lui verser la somme de 5 405 euros HT au titre des travaux supplémentaires ;

6°) de condamner la commune de Saint-Gratien, la société Basalt Architecture et la société Betom Ingénierie à lui verser la somme de 61 033,55 euros TTC au titre des préjudices subis ;

7°) de condamner la commune de Saint-Gratien à lui verser la somme de 31 941,48 euros au titre de la retenue de garantie ;

8°) de condamner la commune de Saint-Gratien à lui verser la somme de 37 305,41 euros au titre des intérêts moratoires, assortie de leur capitalisation ;

9°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Gratien la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité contractuelle de la commune de Saint-Gratien est engagée :

. en raison des travaux supplémentaires qu'elle a dû réaliser, indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art ;

. du fait des fautes qu'elle a commises dans la conception et la mise en œuvre du marché ;

. au titre du solde du marché et de la retenue de garantie ;

- elle a droit au paiement des intérêts moratoires, d'une part à hauteur de 4 363,51 euros au titre de situations déjà réglées, et, d'autre part, de 32 941,90 euros au titre des travaux supplémentaires, et de la capitalisation des intérêts.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 5 juillet 2021, le 8 novembre 2022 et le 13 janvier 2023, la commune de Saint-Gratien, représentée par Me Toihiri, conclut, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à condamner la société Basalt Architecture, la société Betom Ingénierie et la société Themis Coordination à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;

3°) à la mise à la charge de la société ECB, la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la SARL Entreprise Construction Bâtiment n'a pas droit au paiement des travaux supplémentaires dont elle se prévaut dès lors qu'elle a signé un avenant portant renonciation à toute demande à ce titre ; au surplus, outre qu'il n'existe aucun ordre de service, il n'est pas établi que ces travaux auraient été rendus indispensables à la livraison de l'ouvrage dans les règles de l'art ;

- elle n'a commis aucune faute en lien direct et certain avec les préjudices allégués ;

- la SARL Entreprise Construction Bâtiment n'a pas droit au paiement du solde allégué du marché, dès lors, d'une part, qu'elle n'a pas exécuté les prestations sollicitées, et, d'autre part, que la retenue de garantie a déjà été libérée ;

- la société Entreprise Construction Bâtiment n'a pas droit au paiement des intérêts moratoires ni à leur capitalisation ;

- en tout état de cause, elle est fondée à appeler en garantie son maître d'œuvre, la société Basalt Architectures, qui a failli à sa mission de conseil et de conception, le bureau d'études structure et fluides Betom Ingénierie, et, enfin, la société Themis coordination, chargée de la mission d'ordonnancement, pilotage et coordination.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, la société Basalt Architecture, représentée par Me Tournier, doit être regardée comme concluant :

1°) à titre principal, au rejet de la requête et au rejet des conclusions d'appel en garantie formées par la commune de Saint-Gratien ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que les sociétés Betom Ingénierie et Themis Coordination soient condamnées à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre.

Elle soutient que :

- la requête, tardive, est irrecevable ;

- la SARL Entreprise Construction Bâtiment n'a pas droit à l'indemnisation de travaux supplémentaires, dès lors qu'elle a signé un avenant portant renonciation à toute demande à ce titre ; au surplus, outre qu'il n'existe aucun ordre de service, il n'est pas établi que ces travaux auraient été rendus indispensables à la livraison de l'ouvrage dans les règles de l'art ;

- elle n'a commis aucune faute en lien direct et certain avec les préjudices allégués ;

- l'appel en garantie formé à son encontre par la commune est irrecevable, dès lors qu'elles n'ont plus de liens contractuels, que cette action est prescrite, que les dommages n'étaient ni apparents ni connus à la date de réception des travaux, qu'elle n'a pas commis de faute d'une gravité suffisante et que les travaux en litige ne relèvent pas de sa responsabilité mais de celle de la commune, maître d'ouvrage ;

- en tout état de cause, elle est fondée à appeler en garantie le bureau d'études structure et fluides Betom Ingénierie et la société Themis coordination, chargée de la mission d'ordonnancement, pilotage et coordination.

Les sociétés Betom Ingénierie et Themis Coordination, auxquelles la procédure a été communiquée, n'ont pas produit d'observations en défense.

Par ordonnance du 25 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 février 2023.

Par un courrier du 19 juin 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé, d'une part, sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité, dans un plein contentieux contractuel de nature indemnitaire, des conclusions à fin d'annulation du décompte général et de la décision implicite de rejet du mémoire en réclamation dirigé contre celui-ci, et, d'autre part, sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la société requérante tendant à la condamnation de la commune de Saint-Gratien au paiement de la somme de 31 941,48 euros au titre de la retenue de garantie, libérée le 16 juillet 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gay-Heuzey, conseillère,

- les conclusions de M. Sitbon, rapporteur public ;

- les observations de Me Brault, représentant la SARL Entreprise Construction Bâtiment ;

- et les observations de Me Toihiri, représentant la commune de Saint-Gratien.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le cadre du projet de réhabilitation du cinéma " Les Toiles ", la commune de Saint-Gratien (Val-d'Oise) a confié le lot n° 1 " Gros œuvre - menuiseries extérieures - serrurerie - bardage - gradins - carrelage - faïence " à la société à responsabilité limitée (SARL) Entreprise Construction Bâtiment (ECB), la maîtrise d'œuvre à la société Basalt Architectures, la mission d'ordonnancement, pilotage et coordination à la société Themis Coordination et le bureau d'études structure et fluides à la société Betom Ingénierie. Les travaux ont débuté le 31 mars 2016 et ont été réceptionnés le 6 février 2017. Par un devis n° 16-132, dans sa version du 12 août 2016, A a sollicité le paiement de travaux supplémentaires pour un montant de 176 401,35 euros HT auquel la commune de Saint-Gratien a partiellement fait droit, à hauteur de 60 467,08 euros HT, le 18 novembre 2016. Le 27 décembre 2019, A a adressé son projet de décompte final d'un montant de 195 068,58 euros à son crédit à la commune de Saint-Gratien, qui lui a adressé en retour, le 6 février 2020, un décompte général d'un montant débiteur de 9 856,18 euros TTC, contesté par un mémoire en réclamation du 3 mai 2020. Par la présente requête, A demande au tribunal d'ordonner une expertise avant-dire droit, d'annuler le décompte général ainsi que la décision implicite de rejet de son mémoire en réclamation, de condamner la commune de Saint-Gratien et les sociétés Basalt Architectures et Betom Ingénerie à lui verser les sommes de 102 088,67 euros HT et 5 405 euros HT au titre des travaux supplémentaires ainsi que la somme de 61 033,55 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre des préjudices subis, et, enfin, de condamner la commune de Saint-Gratien à lui verser les sommes de 887,98 euros TTC et 31 941,18 euros respectivement au titre du solde du marché et de la retenue de garantie, le tout assorti des intérêts moratoires et de leur capitalisation.

Sur les conclusions tendant à l'annulation du décompte général et de la décision implicite de rejet du mémoire en réclamation du 3 mai 2020 :

2. Il n'appartient pas au juge du contrat de prononcer l'annulation du décompte général d'un marché public, qui n'est pas détachable de l'exécution de ce marché, mais seulement de rechercher, lorsqu'il est saisi de conclusions dûment chiffrées tendant à la condamnation de l'administration contractante ou des titulaires, si ce décompte a été établi en prenant en considération l'ensemble des droits et obligations respectifs des parties et, le cas échéant, d'en corriger le solde de manière à déterminer la créance éventuelle de l'une d'entre elles. Ainsi, les conclusions de la société ECB tendant à l'annulation du décompte général du 6 février 2020 et de la décision implicite de rejet de son mémoire en réclamation du 3 mai 2020 sont irrecevables. Elles doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires au titre de la retenue de garantie :

3. Il résulte de l'instruction que la retenue de garantie d'un montant de 31 941,48 euros a été libérée par la commune de Saint-Gratien le 16 juillet 2020, antérieurement à l'introduction de la présente requête. Par suite, les conclusions indemnitaires tendant à la condamnation de la commune de Saint-Gratien au versement de cette somme sont irrecevables. Elles doivent donc être également rejetées.

Sur la responsabilité contractuelle sans faute de la commune de Saint-Gratien :

En ce qui concerne la somme de 887,88 euros HT :

4. Si la société ECB sollicite la condamnation de la commune de Saint-Gratien à lui verser la somme de 887,88 euros HT au titre du solde du marché, elle ne produit aucun élément au soutien de cette allégation alors que la commune soutient, sans être utilement contredite, que cette somme doit être déduite de la somme de 9 269,50 euros HT correspondant aux prestations prévues au marché et non réalisées. Dans ces conditions, les conclusions de A sur ce point ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne les sommes de 102 088,67 euros et 5 405 euros HT :

5. Dans le cadre d'un marché à prix global et forfaitaire, l'entrepreneur a le droit d'être indemnisé du coût des travaux supplémentaires, non prévus au contrat, s'ils ont été prescrits par ordre de service ou acceptés par le maître de l'ouvrage ou si à défaut d'ordre de service ou d'acceptation du maître de l'ouvrage, ils présentent un caractère indispensable à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art. La charge définitive de l'indemnisation incombe, en principe, au maître de l'ouvrage.

6. D'une part, A sollicite le paiement du devis n° 16-132, d'un montant de 102 088,67 euros HT, en soutenant qu'il correspond à des travaux supplémentaires rendus indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art en l'absence de réalisation par la commune de Saint-Gratien des études géotechniques qui lui incombaient. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment des articles 3.3 et 6.1 du cahier des clauses techniques particulières du marché, auquel se référait le règlement de la consultation, que l'entreprise titulaire du marché devait le cas échéant adapter son offre, notamment son montant, pour tenir compte de l'incertitude inhérente à l'état des sols et des éventuelles modifications à apporter au projet au regard des résultats des études des sols à réaliser, notamment par la commune, après l'attribution du marché. A cet égard, il résulte d'ailleurs du courrier du 23 février 2016 versé à l'instance que la commune de Saint-Gratien a alerté la requérante sur le faible montant de son offre eu égard à ce risque, accepté en toute connaissance de cause. Dans ces conditions, les travaux en litige, bien qu'indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art, ne constituaient pas des travaux supplémentaires mais étaient compris dans le caractère forfaitaire du marché. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de sa demande à l'aune de l'avenant du 24 novembre 2016, la société ECB n'est pas fondée à en solliciter l'indemnisation.

7. D'autre part, A sollicite le paiement de la somme de 5 405 euros HT au titre de travaux supplémentaires selon elle réalisés à la demande du maître d'œuvre, en l'occurrence la réalisation d'une ouverture dans le mur pour la mise en place d'une trappe, la réalisation de peinture sur une contremarche, la fourniture et la pose d'un garde-corps métallique à barreaudage sur escalier béton, l'équipement du châssis de ventilation, et, enfin, la fourniture et la pose d'un contacteur à clé. Toutefois, outre que A ne produit aucun élément au soutien de ses allégations, il ne résulte même pas de l'instruction que les travaux en cause n'auraient pas été inclus dans le prix forfaitaire du marché, et encore moins, eu égard à leur nature, qu'ils auraient été indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art. Dans ces conditions, A n'est pas fondée à en solliciter le paiement.

Sur la responsabilité contractuelle pour faute de la commune de Saint-Gratien :

8. Les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché à forfait ne peuvent ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché que dans la mesure où celle-ci justifie soit que ces difficultés trouvent leur origine dans des sujétions imprévues ayant eu pour effet de bouleverser l'économie du contrat, soit qu'elles sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, en particulier dans le cas où plusieurs cocontractants participent à la réalisation de travaux publics.

9. Si A soutient que l'allongement des délais d'exécution du marché de dix semaines, dont elle estime qu'il a fait naître un préjudice de 61 033,55 euros HT, résulte de l'absence fautive de réalisation des études géotechniques par la commune de Saint-Gratien, elle ne produit aucun élément au soutien de ses allégations. Dès lors, ses conclusions sur ce terrain ne peuvent qu'être rejetées.

Sur la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés Basalt Architectures, Betom Ingénierie et Thémis Coordination :

10. En vertu de ce qui vient d'être dit, A n'est en tout état de cause pas fondée à solliciter l'engagement de la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés Basalt Architectures, Betom Ingénierie et Thémis Coordination à lui verser, d'une part, les sommes de 102 088,67 euros et 5 405 euros HT au titre des travaux supplémentaires, et, d'autre part, la somme de 61 033,55 euros TTC au titre des préjudices prétendument subis.

11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense et d'ordonner une expertise, que la requête de A doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris en ce qu'elle tend à l'octroi d'intérêts moratoires et à la capitalisation des intérêts. Si, à ce dernier égard, A sollicite le paiement de la somme de 4 363,51 euros au titre de situations déjà réglées, de telles conclusions ne sont pas assorties des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Sur les appels en garantie :

12. En l'absence de condamnation de la commune de Saint-Gratien et de la société Basalt Architectures, il y a lieu de rejeter leurs conclusions d'appels en garantie.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Gratien, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de A la somme de 2 000 euros à verser à la commune de Saint-Gratien sur le même fondement.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de la société à responsabilité limitée (SARL) Entreprise Construction Bâtiment est rejetée.

Article 2 : La SARL Entreprise Construction Bâtiment versera à la commune de Saint-Gratien la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Entreprise Construction Bâtiment, à la commune de Saint-Gratien et aux sociétés Basalt Architectures, Betom Ingénierie et Themis Coordination.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Oriol, présidente, Mme Cordary, première conseillère, et Mme Gay-Heuzey, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

La rapporteure,

Signé

A. GAY-HEUZEY

La présidente,

Signé

C. ORIOL

La greffière,

Signé

V. RICAUD

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

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