jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2009358 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GOLDWIN SOCIETE D'AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2009358 le 18 septembre 2020, et un mémoire enregistré le 30 janvier 2023, Mme A C, représentée par Me Bellaiche, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 18 juillet 2020 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine n'a pas renouvelé son contrat la recrutant sur un emploi de cadre supérieur de santé médical ;
2°) d'enjoindre au département des Hauts-de-Seine de la licencier pour inaptitude physique ;
3°) de mettre à la charge du département des Hauts-de-Seine la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pas reçu communication intégrale de son dossier, n'a pas été mise à même de présenter des observations orales et n'a pas subi un entretien préalable ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir, dès lors qu'elle constitue une sanction déguisée et qu'elle a été prise en vue de détourner les règles applicables au licenciement pour inaptitude physique.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 janvier 2023, le département des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 février 2023 à 12 heures.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2100740 le 15 janvier 2021, Mme A C, représentée par Me Bellaiche, demande au tribunal :
1°) de condamner le département des Hauts-de-Seine à lui verser la somme globale de 46 328,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa demande indemnitaire préalable, en réparation des préjudices subis ;
2°) d'enjoindre au département des Hauts-de-Seine de lui remettre l'intégralité de ses bulletins de salaires ;
3°) de mettre à la charge du département des Hauts-de-Seine la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le département des Hauts-de-Seine a méconnu son obligation de reclassement ;
- il a commis une faute en ne prononçant pas son licenciement pour inaptitude physique ;
- il ne lui a pas transmis ses bulletins de salaires ;
- elle a été privée de l'indemnité spéciale de licenciement et ce préjudice doit être réparé à hauteur de 6 226,50 euros ;
- elle a été privée de l'indemnité compensatrice de préavis, d'un montant de 8 302 euros ;
- elle a perdu son contrat de travail avec la commune de L'Haÿ-les-Roses et a droit, à cet égard, à une indemnité de 26 400 euros ;
- elle est fondée à demander réparation de son préjudice moral à hauteur de 5 000 euros ;
- elle est fondée à demander une indemnité de 4 000 euros en lien avec la non-remise de ses bulletins de salaires.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 avril 2023, le département des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il n'a commis aucune faute en ne reclassant pas Mme C et en ne prononçant pas son licenciement pour inaptitude physique ;
- elle n'a subi aucun préjudice ;
- il n'y pas de lien de causalité entre les fautes alléguées et les préjudices qu'elle prétend avoir subis ;
- à titre subsidiaire, les préjudices prétendument subis ne sont pas justifiés dans leur montant.
Par une ordonnance du 14 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l'exercice 1905 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sitbon ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;
- et les observations de Mmes D et Gabriel pour le département des Hauts-de-Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été recrutée le 1er octobre 2017 par le département des Hauts-de-Seine sur un emploi de cadre supérieur de santé paramédical, sous couvert d'un contrat à durée déterminée de trois ans, et été affectée au sein de la pouponnière Paul Manchon à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Par un courrier du 18 juillet 2020, le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine l'a informée de la non-reconduction de son contrat. Par une demande préalable du 16 septembre 2020, implicitement rejetée, Mme C a sollicité du département des Hauts-de-Seine la réparation de ses préjudices. Par les présentes requêtes, elle demande au tribunal, d'une part, d''annuler la décision du 18 juillet 2020, et, d'autre part, de condamner le département des Hauts-de-Seine à lui verser la somme de 46 328,50 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices qu'elle prétend avoir subis.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2009358 et 2100740 présentées par Mme C sont relatives à la carrière d'un même agent public contractuel, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.
Sur les conclusions d'excès de pouvoir :
3. D'une part, aux termes de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l'exercice 1905 : " Tous les fonctionnaires civils et militaires, tous les employés et ouvriers de toutes administrations publiques ont droit à la communication personnelle et confidentielle de toutes les notes, feuilles signalétiques et tous autres documents composant leur dossier, soit avant d'être l'objet d'une mesure disciplinaire ou d'un déplacement d'office, soit avant d'être retardé dans leur avancement à l'ancienneté. ".
4. En vertu de ces dispositions, un agent public faisant l'objet d'une mesure prise en considération de sa personne, qu'elle soit ou non justifiée par l'intérêt du service, doit être mis à même de demander la communication de son dossier, en étant averti en temps utile de l'intention de l'autorité administrative de prendre la mesure en cause.
5. D'autre part, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.
6. Enfin, selon l'article 41 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat () / La notification de la décision doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans. ".
7. Il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle a été édictée en raison du comportement de Mme C et pour des faits constitutifs de graves manquements à ses obligations de probité. Dans ces conditions, en vertu du principe général des droits de la défense, le département des Hauts-de-Seine était tenu de mettre à même Mme C de consulter son dossier et de le lui communiquer intégralement sur sa demande et de lui permettre de présenter des observations écrites et, à sa demande, des observations orales.
8. Dans le cadre de la procédure disciplinaire diligentée à son encontre et ultérieurement abandonnée, le département a refusé de communiquer à Mme C les annexes au rapport de saisine de la commission consultative paritaire. Ces annexes, qui comportaient des courriels relatifs à la manière de servir de Mme C, faisaient ainsi partie du dossier individuel dont elle devait recevoir communication intégrale. La requérante a donc été privée de la garantie qui s'attache à la communication de ce dossier individuel.
9. Par ailleurs, si le département des Hauts-de-Seine a convoqué Mme C à un entretien disciplinaire le 19 juin 2020, il a refusé de faire droit à sa demande de report alors que la requérante n'avait reçu communication de certaines pièces de son dossier que quatre jours avant cet entretien, soit dans un délai insuffisant pour lui permettre de préparer sa défense. Dans ces conditions, Mme C est fondée à soutenir que le département ne l'a pas mise à même de présenter des observations orales et qu'il a méconnu les dispositions précitées de l'article 41 du décret du 6 février 2016. La requérante a ainsi été privée des garanties qui s'attachent à la présentation d'observations orales et à l'observation d'un entretien préalable au non-renouvellement du contrat.
10. Dans ces conditions, Mme C est fondée à soutenir que la décision qu'elle attaque a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière et à en demander l'annulation pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête qui n'apparaissent pas, en l'état de l'instruction, de nature à fonder une annulation.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 17 du décret du 6 février 1991 : " L'agent contractuel temporairement inapte pour raison de santé à reprendre son service à l'issue d'un congé de maladie ou de grave maladie est placé en congé sans rémunération pour une durée maximale d'un an, qui peut être prolongée de six mois s'il résulte d'un avis médical que l'agent sera apte à reprendre ses fonctions à l'issue de cette période complémentaire. / A l'issue de la période de congé sans rémunération, l'agent est considéré comme étant en activité pour l'attribution éventuelle des congés prévus aux articles 12 et 13. / A l'issue de ses droits à congé sans rémunération prévus au premier alinéa du présent article et à l'article 14 du présent décret, l'agent contractuel inapte physiquement à reprendre son service est licencié selon les modalités fixées aux articles 17-1 et 17-2. ". Selon l'article 17-1 de ce décret : " I.- Lorsqu'à l'issue d'un congé prévu au présent titre, il a été médicalement constaté par le médecin agréé qu'un agent se trouve, de manière définitive, atteint d'une inaptitude physique à occuper son emploi, l'autorité investie du pouvoir de nomination convoque l'intéressé à l'entretien préalable prévu à l'article 43 et selon les modalités définies au même article. / Si l'autorité investie du pouvoir de nomination décide, à l'issue de la consultation de la commission consultative paritaire prévue à l'article 2-1, de licencier l'agent, elle lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre signature. Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle celui-ci doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant à courir et de la durée du préavis prévu à l'article 42. Cette lettre informe également l'intéressé qu'il peut présenter une demande écrite de reclassement, dans un délai correspondant à la moitié de la durée du préavis prévu à l'article 42 et lui indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement sont susceptibles de lui être adressées. / II.- Si l'agent présente une demande écrite de reclassement, l'administration lui propose un reclassement dans un emploi que la loi du 9 janvier 1986 susvisée autorise à pourvoir par un agent contractuel et dans le respect des dispositions légales régissant le recrutement de ces agents. () ". Son article 17-2 dispose que : " I.- Lorsque, à l'issue du délai prévu au III de l'article 17-1, le reclassement n'est pas possible ou lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il n'a pas formulé de demande écrite dans le délai indiqué au deuxième alinéa de l'article 17-1, l'agent est licencié au terme du préavis prévu à l'article 42. () ".
12. Il résulte de l'instruction que Mme C, à son retour de congé de maladie imputable au service, a été examinée par le docteur B le 12 septembre 2019, en vue de la reprise de ces fonctions. Ce premier avis médical ne concluait néanmoins pas à une inaptitude définitive de la requérante. En outre, si Mme C a sollicité le 14 octobre 2019 son licenciement pour inaptitude physique et que le docteur B a constaté son inaptitude définitive le 3 décembre 2019, il résulte de l'instruction qu'elle a pris son emploi à la commune de L'Haÿ-les-Roses dès le 1er novembre 2019, moins d'un mois après le dépôt de sa demande et sans en informer le département. Ce grave manquement statutaire, constitutif d'une fraude à l'égard de son employeur, a fait obstacle à la naissance d'un droit au licenciement pour inaptitude physique. Le département n'était dès lors pas tenu de licencier Mme C. Il n'était, par conséquent, pas davantage dans l'obligation de la reclasser ou de rechercher un reclassement. Par suite, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de manquements de son employeur à ses obligations de licenciement et de reclassement, de sorte qu'elle ne justifie ainsi d'aucun droit à indemnité. En tout état de cause, la requérante ne saurait se prévaloir des préjudices qu'elle allègue, qui ne sont consécutifs qu'à l'échec de sa fraude, pour obtenir la condamnation du département.
13. En second lieu, si Mme C soutient qu'elle n'a pu obtenir de prêt en raison du défaut de remise de ses bulletins de salaires par le département, elle n'apporte à ce titre aucun commencement de preuve. Par suite, faute d'établir la réalité d'un préjudice en lien avec la faute dont elle se prévaut, elle n'est pas fondée à en demander réparation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu, il n'y a pas lieu d'enjoindre au département des Hauts-de-Seine de licencier Mme C pour inaptitude physique mais seulement de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
15. En revanche, les conclusions à fin d'injonction à la délivrance des bulletins de salaires présentées par Mme C, qui sont accessoires à sa demande de condamnation, doivent être rejetées par voie de conséquence du rejet de ses conclusions indemnitaires.
Sur les frais liés au litige :
16. Les conclusions présentées par le département des Hauts-de-Seine sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas davantage lieu d'accueillir les conclusions présentées sur le même fondement par Mme C.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La décision du 18 juillet 2020 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine n'a pas renouvelé le contrat de Mme C la recrutant sur un emploi de cadre supérieur de santé médical est annulée.
Article 2 : Les conclusions des requêtes n°s 2003958 et 2100740 sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : Les conclusions présentées par le département des Hauts-de-Seine sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au département des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mme E et M. Sitbon, conseillers,
Assistés de Mme Ricaud, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. Sitbon
La présidente,
Signé
C. Oriol La greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
N°s 2003958 - 2100740
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026