LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2010664

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2010664

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2010664
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET BARDON & DE FAY- AVOCATS ASSOCIÉS - BF2A

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 octobre 2020 et le 10 février 2023, M. A, représenté par Me Guiorguieff, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle il a été exclu du système d'astreinte de la commune de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Boulogne-Billancourt la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle constitue une sanction déguisée et est, dès lors, entachée d'un vice de procédure ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dès lors qu'elle constitue une discrimination à raison de ses activités syndicales.

Par des mémoire en défense, enregistrés le 9 mars 2021 et le 7 février 2023, le maire de la commune de Boulogne-Billancourt, représenté par Me de Faÿ, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gay-Heuzey, conseillère,

- les conclusions de M. Camguilhem, rapporteur public,

- les observations de Me Guiorgueff, représentant M. A, présent,

- et les observations de Me Belal-Cordebar, représentant le maire de la commune de Boulogne-Billancourt.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ingénieur territorial de la commune de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) depuis le 15 mars 2002, exerce les fonctions de responsable des déploiements informatiques au sein de la direction des systèmes d'information de la commune. Par une délibération du 18 décembre 2013, le conseil municipal de la commune de Boulogne Billancourt a organisé un dispositif d'astreintes applicable aux cadres administratifs de la direction des systèmes d'information. Par un courrier électronique du 30 avril 2020, le responsable du service exploitation de la direction des systèmes d'information a indiqué à M. A qu'il en était exclu à compter du 4 mai 2020. Par un courrier du 15 juin 2020, M. A a formé auprès du maire de la commune un recours gracieux tendant à l'annulation de la décision par laquelle il a été exclu du système d'astreinte et à ce qu'il y soit réintégré. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle il a été exclu du système d'astreinte, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, les décisions relatives à l'organisation et à la suppression des dispositifs d'astreintes relèvent du pouvoir d'organisation du service détenu par le chef de service. Ainsi, le directeur de la direction des systèmes d'information et le directeur des ressources humaines étaient compétents pour adopter et mettre en œuvre la décision, révélée par le courrier électronique du 30 avril 2020, par laquelle M. A a été exclu du système d'astreinte. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence est écarté.

3. En deuxième lieu, dès lors que l'exercice d'astreintes ne constitue pas un droit, la décision par laquelle M. A a été exclu de ce dispositif n'avait pas à être motivée au sens des dispositions du 4° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation est écarté en tant qu'il est inopérant.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des notes de service du 6 septembre 2016 et du 16 octobre 2020, que la suppression de la cellule d'astreintes des cadres administratifs de la direction des systèmes d'information est justifiée par la modification du parc informatique et la nécessité de disposer de compétences techniques particulières. Ainsi, la décision litigieuse par laquelle M. A a été conséquemment exclu du système d'astreinte a été prise dans l'intérêt du service et ne présente pas le caractère d'une sanction déguisée. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré du vice de procédure.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. () ".

6. Le juge, lors de la contestation d'une décision dont il est soutenu qu'elle serait empreinte de discrimination, doit attendre du requérant qui s'estime lésé par une telle mesure qu'il lui soumette des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte au principe de l'égalité de traitement des personnes. Il incombe alors au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

7. Si M. A soutient que la décision litigieuse révèle une discrimination en raison de ses activités syndicales, il ne l'établit pas en se bornant à produire les comptes rendus de ses évaluations professionnelles des années 2016 et 2019, lesquelles font état de qualités professionnelles satisfaisantes, et à indiquer qu'il a réalisé ses précédentes astreintes avec sérieux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées est écarté.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. La commune de Boulogne-Billancourt n'étant pas la partie perdante à l'instance, il y lieu de rejeter les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a également lieu de rejeter les conclusions de la commune présentées sur le même fondement.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Boulogne-Billancourt présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au maire de la commune de Boulogne-Billancourt.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Oriol, présidente,

Mmes C et Gay-Heuzey, conseillères,

Assistées de Mme Ricaud, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

La rapporteure,

Signé

A. GAY-HEUZEY

La présidente,

Signé

C. ORIOL

La greffière,

Signé

V. RICAUD

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions