jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2011715 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MCDERMOTT WILL ET EMERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 13 novembre 2020, le 5 juillet 2021 et le 1er mars 2023, Mme A B demande au tribunal de condamner la société Orange à la dédommager d'un montant de 176 770 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du non-respect par Orange de son contrat de travail pour la période de février 2006 à juin 2018.
Elle soutient que :
S'agissant des conclusions indemnitaires :
- elle disposait d'un contrat privé signé par Orange à l'occasion de sa mise en position hors cadres en août 2002 ;
- Orange a cessé d'exécuter ce contrat en juillet 2006 sans l'avoir informée et sans avoir discuté des modalités de cette rupture ;
- ces fautes lui ont causé un préjudice d'un montant total de 176 770 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2021, la société Orange venant aux droits de la société France Télécom, représentée par Me Naugès conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- Mme B s'est désistée partiellement de ses conclusions indemnitaires ;
- la requête de Mme B est dépourvue de bien-fondé en raison du caractère définitif de l'arrêté du 2 novembre 2006 ;
- la requête se heurte à l'autorité de la chose jugée ;
- les modifications intervenues dans la position statutaire étant légales, aucune indemnité ne saurait être due à Mme B à ce titre.
Par une ordonnance du 25 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 mai 2023.
Un mémoire, présenté pour la société Orange, a été enregistré le 25 mai 2023.
Un mémoire, présenté par Mme B, a été enregistré le 29 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ;
- la loi n°96-659 du 26 juillet 1996 ;
- le décret n° 67-715 du 16 août 1967 ;
- le décret n°85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le décret n°91-48 du 14 janvier 1991 ;
- le décret n° 85-986 du 26 mars 1996 ;
- le décret n° 2009-63 du 16 janvier 2009 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourragué,
- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public,
- et les observations de Mme B.
Une note en délibéré a été produite pour Mme B le 2 juin 2023.
1. Mme B, ingénieur général des mines, demande la condamnation de la société France Télécom, dénommée depuis Orange, à lui verser une somme de 176 770 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subi du fait du non-respect par Orange de son contrat de travail pour la période de février 2006 à juin 2018.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Mme B, ingénieur général des mines a, par un arrêté ministériel n° 522 du 2 novembre 2006, été réintégrée pour ordre dans son corps d'origine et placée en position de détachement dans des emplois supérieurs de France Télécom à compter du 1er février 2006. Par un arrêté ministériel n° 569 du 21 novembre 2006, elle a été placée en position de détachement d'office auprès de France Telecom ou de ses filiales pour une durée de 15 ans. Le décret du 13 juillet 2018 modifiant le décret du 16 janvier 2009 portant statut particulier du corps des ingénieurs des mines prévoit en outre que les ingénieurs des mines placés en position de détachement d'office sont maintenus, de plein droit et sans limitation de durée, dans cette position.
3. Ces dispositions ont ainsi placé Mme B, fonctionnaire, dans une position de détachement d'office sur un emploi supérieur au sein de France Télécom devenu Orange, et non titulaire d'un contrat de travail. Par suite, Mme B, dont les juridictions administratives ont compétence pour traiter des questions relatives à son statut de fonctionnaire, n'est pas fondée à soutenir que la société Orange, venant aux droits de France Telecom, aurait commis une faute en ne respectant pas un contrat de travail.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Orange présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société Orange présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la société Orange et ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Van Muylder, présidente,
Mme C et M. Bourragué, premiers conseillers,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023
Le rapporteur,
signé
S. Bourragué
La présidente,
signé
C. Van Muylder
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026