mardi 2 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2100985 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | DUFRAISSE |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 16 juin 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, avant dire droit sur la requête de M. B A tendant à l'annulation de la décision du 20 novembre 2020 par laquelle la ministre de la transition écologique a confirmé qu'elle lui refusait l'accès aux sites du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et de l'institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) et à l'indemnisation de ses préjudices, ordonné un supplément d'instruction tendant à la production par le ministère de la transition énergétique de tous les éléments pouvant être communiqués dans le respect des exigences liées à la sécurité nationale, permettant au tribunal de se prononcer sur la légalité de la décision attaquée, après avoir, le cas échéant, saisi la commission consultative du secret de la défense nationale (CSDN) d'une demande d'avis sur la déclassification et la communication des informations concernant M. A.
Par des mémoires complémentaires enregistrés le 21 décembre 2022 et le 29 septembre 2023, et des pièces complémentaires enregistrées le 9 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Dufraisse, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
à titre principal :
1°) d'annuler la décision du 20 novembre 2020 par laquelle la ministre de la transition écologique a confirmé qu'elle lui refusait l'accès aux sites du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et de l'institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) ;
2°) d'enjoindre à la ministre de la transition énergétique de lui délivrer une autorisation d'accès aux sites nucléaires dits installations nucléaires de base (INB), dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 25 000 euros au titre du préjudice moral, une somme de 975 euros par mois au titre de la perte de revenus, soit une somme totale de 29 250 euros au 1er mars 2023, et une somme à parfaire au titre de l'incidence professionnelle subie du fait de la décision litigieuse ;
à titre subsidiaire :
4°) dans l'hypothèse où le tribunal confirmerait la légalité de la décision, de condamner l'Etat à lui verser une somme de 40 000 euros au titre du préjudice moral, une somme pour le financement d'une nouvelle formation, une somme de 975 euros par mois au titre de la perte de revenus soit un montant total de 29 250 euros au 1er mars 2023 et une somme à parfaire au titre de l'incidence professionnelle subie du fait de la décision litigieuse ;
en tout état de cause :
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été informé qu'il faisait l'objet d'une enquête administrative, en méconnaissance de l'article L. 1332-2-1 du code de la défense ;
- elle est entachée de discrimination ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; les faits imprécis relevés et la situation du requérant ne sont pas incompatibles avec ses fonctions au sein de points d'importance vitale ;
- il a subi du fait des décisions contestées un préjudice moral qu'il évalue à 20 000 euros, un préjudice financier s'élevant à 950 euros par mois et une perte de chance de progression professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2023, la ministre de la transition énergétique maintient ses conclusions tendant au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'elle n'est pas en mesure de communiquer des éléments complémentaires dès lors que, saisi, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a décidé de suivre l'avis de la CSDN rendu le 20 juin 2023 et de ne pas procéder à la déclassification des documents concernés par la requête.
Par ordonnance du 30 août 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 30 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la défense ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Moinecourt, rapporteure
- les conclusions de Mme David-Brochen, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Roch, substituant Me Dufraisse, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Pour se prononcer sur la légalité de la décision attaquée, le tribunal administratif a, par le jugement avant-dire-droit du 16 juin 2022, ordonné un supplément d'instruction tendant, d'une part, à la production, par le ministre de la transition énergétique, des éléments factuels permettant d'établir la profondeur des liens de M. A avec la mouvance islamiste et de " nombreux islamistes radicaux ". Ce jugement précisait que la ministre de la transition énergétique devrait à cette fin saisir l'autorité administrative compétente désignée par le ministre de l'intérieur pour les opérateurs d'importance vitale du sous-secteur nucléaire ne relevant pas du ministre de la défense, et que, dans l'hypothèse où cette autorité refuserait de communiquer ces informations au motif qu'elles sont protégées par le secret de la défense nationale, il lui appartiendrait de saisir la commission consultative du secret de la défense nationale (CSDN) d'une demande d'avis sur la déclassification et la communication des informations concernant M. A et de communiquer le sens de cet avis, de se prononcer sur sa teneur et de transmettre tout information utile communiquable sans violation du secret de la défense.
2. En application des articles L. 1332-1 et L. 1332-2 du code de la défense, des établissements dont l'indisponibilité risquerait de diminuer d'une façon importante le potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la nation constituent des installations d'importance vitale dont l'accès est, en vertu des dispositions de l'article L. 1332-2-1 du code de la défense, soumis à une autorisation préalable de l'opérateur, délivrée dans les conditions et selon les modalités définies à l'article R. 1332-22-1 du même code. Aux termes de ces dispositions : " " Avant d'autoriser l'accès d'une personne à tout ou partie d'un point d'importance vitale qu'il gère ou utilise, l'opérateur d'importance vitale peut demander par écrit, selon le cas, l'avis : / 1° Du préfet du département dans le ressort duquel se situe le point d'importance vitale ; / 2° De l'autorité désignée par le ministre de l'intérieur pour les opérateurs d'importance vitale du sous-secteur nucléaire ou pour les opérateurs d'importance vitale exploitant les installations nucléaires intéressant la dissuasion ne relevant pas du ministre de la défense au sens de l'article R. 1411-9 () / Cette demande peut justifier que soit diligentée sous le contrôle de l'autorité concernée une enquête administrative destinée à vérifier que les caractéristiques de la personne physique ou morale intéressée ne sont pas incompatibles avec l'accès envisagé et pouvant donner lieu à la consultation des traitements automatisés de données personnelles mentionnés à l'article 26 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978. () ". Aux termes de l'article R. 1332-33 du même code : " Préalablement à l'introduction d'un recours contentieux contre tout acte administratif pris en application du présent chapitre, à l'exception de la décision mentionnée au II de l'article R. 1332-26 ou de toute décision mentionnée à la section 7 bis du présent chapitre, le requérant adresse un recours administratif au ministre coordonnateur du secteur d'activités dont il relève. Le ministre statue dans un délai de deux mois. En l'absence de décision à l'expiration de ce délai, le recours est réputé être rejeté () ".
3. Aux termes de l'article L. 2312-1 du code de la défense : " La Commission du secret de la défense nationale est une autorité administrative indépendante. Elle est chargée de donner un avis sur la déclassification et la communication d'informations ayant fait l'objet d'une classification en application des dispositions de l'article 413-9 du code pénal (). / L'avis de la Commission du secret de la défense nationale est rendu à la suite de la demande d'une juridiction française () ". L'article L. 2312-4 de ce code dispose que : " Une juridiction française dans le cadre d'une procédure engagée devant elle () peut demander la déclassification et la communication d'informations, protégées au titre du secret de la défense nationale, à l'autorité administrative en charge de la classification. / Cette demande est motivée. / L'autorité administrative saisit sans délai la Commission du secret de la défense nationale ".
4. Aux termes de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Ne sont pas communicables : () 2° Les autres documents administratifs dont la consultation ou la communication porterait atteinte : () b) Au secret de la défense nationale () d) A la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations () ". Lorsque des informations couvertes par le secret de la défense nationale ou en raison de considérations relevant de la sécurité publique et de la sureté des personnes, au sens de ces dispositions, font obstacle à leur communication, il appartient toutefois à l'administration d'apporter au juge les éclaircissements nécessaires, y compris sur la nature des pièces écartées et sur les raisons de leur exclusion.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A était chargé d'évaluation de la maitrise des risques radio et nucléaires au sein du bureau d'expertise en radioprotection dans les installations nucléaires de l'institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) depuis le 3 janvier 2011, et devait se rendre dans le cadre de ses fonctions dans des centres du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) , dont il est constant qu'ils sont soumis à des régimes d'autorisation d'accès. M. A s'était vu délivrer une habilitation secret défense " dès son recrutement " aux termes de la fiche du commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (COSSEN) produite en défense, habilitation qui lui a été renouvelée une première fois en 2015. Sa nouvelle demande de renouvellement de cette habilitation a toutefois été rejetée en 2018 à la suite d'un avis défavorable rendu le 19 novembre 2018 par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au terme d'une enquête. Pourtant, ce n'est qu'en septembre 2020 que M. A s'est vu retirer son autorisation d'accès aux sites du CEA et de l'IRSN à la suite d'avis défavorables rendus par le COSSEN respectivement en mars et en septembre 2020.
6. Pour justifier le refus d'autorisation d'accès de M. A aux sites du CEA et de l'IRSN, la ministre de la transition écologique s'est fondée, dans la décision contestée, sur la circonstance que les éléments en sa possession concernant l'intéressé étaient incompatibles avec sa présence sur ces sites et sur un site nucléaire, compte tenu de ses fonctions. Elle s'est à cet égard notamment fondée sur la fiche établie par le COSSEN selon laquelle, sur le fondement d'éléments découverts lors d'une enquête précitée conduite par la DGSI en 2018, M. A entretiendrait des " liens durables, réguliers et non fortuits " avec " des personnes appartenant à la mouvance islamique radicale " et présenterait une vulnérabilité liée à l'appartenance d'un de ses cousins à l'armée de terre au Maroc. Une note blanche de la DGSI en date du 17 août 2021, mentionnant les mêmes éléments, fait état de " liens avec la mouvance islamiste " dont l'intéressé serait proche depuis " les années 2010 ", du fait que M. A évoluerait " de manière directe, non fortuite et régulière au contact de nombreux islamistes radicaux " et présenterait " une vulnérabilité, susceptible d'être exploitée par un service de renseignement étranger " en raison d'un cousin marocain engagé dans l'armée de terre de ce pays. Toutefois, ces allégations, imprécises et formellement contestées par l'intéressé, qui nie entretenir tout lien avec la mouvance islamiste et toute relation avec ce cousin engagé dans l'armée marocaine depuis plus de vingt ans, ne s'appuient sur aucun élément suffisamment circonstancié et ne permettent pas d'évaluer la menace que représentait l'accès de M. A aux installations litigieuses alors qu'il a continué à exercer ses fonctions au sein de l'IRSN pendant près de deux ans après la réalisation de la première enquête conduite par la DGSI en 2018 et qu'une habilitation secret défense a pu lui être délivrée en 2012 puis renouvelée en 2015 alors même qu'il serait proche de la mouvance islamiste depuis " les années 2010 ". En réponse à la mesure d'instruction ordonnée par le tribunal, la ministre de la transition énergétique s'est bornée à faire valoir que les services du ministère de l'intérieur ont été interrogés en vue d'une déclassification des éléments collectés par la DGSI au cours de son enquête menée en 2018, que le ministre de l'intérieur a saisi la CSDN qui a rendu le 20 juin 2023 un avis défavorable à cette déclassification et que ce ministre a décidé de suivre cet avis en ne procédant pas à la déclassification des documents concernés par l'enquête. Ainsi, la ministre de la transition énergétique a incomplètement répondu à la demande du tribunal tendant à produire toute information complémentaire, le cas échéant, " tous les éléments sur la nature des informations protégées et les raisons pour lesquelles elles sont classifiées, de façon à permettre au tribunal de se prononcer en connaissance de cause, sans porter directement ou indirectement atteinte au secret de la défense nationale ". Dans ces conditions, en l'absence de toute explication sur les éléments susceptibles de démontrer la vulnérabilité et par suite l'incompatibilité à exercer des fonctions sensibles sur un site nucléaire de M. A telles que mentionnées dans la décision en litige, la ministre de la transition écologique doit être regardée comme ayant entaché, par la décision attaquée, son appréciation, au regard des articles L. 1332-2-1 et R. 1332-22-1 du code de la défense, d'une erreur manifeste.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du ministre de la transition écologique en date du 20 novembre 2020 portant refus d'autorisation d'accès de M. A aux sites du CEA et de l'IRSN doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Dès lors que la décision de licenciement de M. A est devenue définitive, celui-ci ne justifie plus de la nécessité d'accéder aux locaux du CEA et de l'IRSN. Dans ces conditions, le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution et les conclusions à fin d'injonction de M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. Toute illégalité fautive est, en principe et quelle qu'en soit la nature, susceptible d'engager la responsabilité de l'administration dès lors qu'elle présente un lien de causalité suffisamment direct et certain avec les préjudices invoqués, dont il appartient au demandeur d'établir la réalité et le bien-fondé.
10. Dès lors que la décision du ministre de la transition écologique en date du 20 novembre 2020 portant refus d'autorisation d'accès est illégale, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. A a droit à la réparation des préjudices en lien direct et certain avec cette décision.
11. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en conséquence de cette décision, ayant eu pour effet de lui interdire d'accéder à son lieu de travail, M. A a été licencié par l'IRSN le 14 décembre 2020 par une décision devenue définitive. Il justifie par la production d'un bulletin de paie d'août 2020 qu'il bénéficiait au moment de ce licenciement d'un revenu mensuel net imposable de 2 950 euros, soit un revenu annuel net imposable de 35 400 euros. Il établit par ailleurs que son revenu annuel était de 23 450 euros en 2021 et de 21 159 euros en 2022, et qu'il a retrouvé un emploi pérenne de rémunération équivalente à son emploi précédent le 9 janvier 2023 seulement. Dans ces conditions, la perte de revenus subie par M. A du fait de la décision litigieuse doit être évaluée à la somme totale de 26 000 euros.
12. En second lieu, M. A établit avoir subi un préjudice moral du fait de la décision lui refusant l'accès à son lieu de travail. Il en sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 4 000 euros.
13. Il résulte de ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à M. A la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices qu'il a subis du fait de la décision litigieuse.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1 : La décision de la ministre de la transition écologique du 20 novembre 2020 est annulée.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 30 000 euros en réparation de ses préjudices.
Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 :
Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la ministre de la transition énergétique et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère, et Mme Moinecourt, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 janvier 2024.
La rapporteure,
signé
L. Moinecourt
La présidente,
signé
E. CoblenceLa greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne à la ministre de la transition énergétique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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01/06/2026
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