Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2102479
mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2102479 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | IDEO SOCIETE D'AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2021 et 2 mars 2022, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret (92300), représenté par Me Lipsos, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 16 décembre 2020 par lequel la maire de la commune de Levallois-Perret a autorisé l'ouverture au public d'un centre d'études culturelles et de culte " SCI ECL Immobilier " au 35 rue Collange à Levallois-Perret ;
2°) d'enjoindre à la maire de Levallois-Perret d'ordonner la fermeture administrative de l'établissement ainsi que la cessation de toute activité de types R, L et V au sein du local litigieux, et de convoquer la commission consultative compétente aux fins de procéder à une visite de contrôle de l'établissement concernant le classement de l'établissement et le respect des normes de sécurité incendie ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Levallois-Perret une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que la décision d'ouverture au public a été prise en l'absence d'avis de la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d'incendie et de panique en méconnaissance des dispositions des articles R. 123-45 et R. 123-46 du code de la construction et de l'habitation ;
- il est entaché d'erreur de qualification juridique dès lors que le centre culturel et cultuel relève en réalité d'un établissement recevant du public (ERP) de 4ème catégorie et qu'il doit être classé comme un établissement de type R (enseignement) ayant vocation à accueillir une communauté de 350 membres et abritant des activités secondaires de type V (culte) et de type L (réception) ; en outre, la demande de permis de construire, initialement déposée le 17 juillet 2019, décrivait, à l'inverse, l'établissement comme un établissement de type V (culte) avec une activité secondaire de type R (enseignement) ;
- il méconnaît les règles de sécurité-incendie applicables aux ERP de catégorie 4 au regard de l'insuffisance de l'isolement par rapport au bâtiment contigu et de l'absence de structures suffisamment résistantes au feu ;
- il est entaché d'une erreur de droit et de fait, dans la mesure où l'autorisation d'ouverture ne saurait porter sur un établissement relevant de la destination des équipements collectifs et services publics faute pour la SCI ECL Immobilier d'avoir pu obtenir le changement de la destination de ses locaux à caractère commercial en application des dispositions de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme ;
- il procède d'un détournement de procédure en l'absence d'obtention préalable d'une autorisation d'urbanisme telle que prévue par les dispositions de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2021, la commune de Levallois-Perret, représentée par Me Bodin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive, dès lors qu'il n'est pas justifié de la qualité pour agir du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange au stade du recours gracieux, de sorte que le délai de recours contentieux n'a pu être prorogé ;
- la requête est également irrecevable, dès lors qu'il n'est pas justifié de l'autorisation donnée au syndic d'engager l'action contentieuse ;
- les moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret (92300) ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en intervention, enregistrés les 2 novembre 2021 et 30 mai 2022, la SCI ECL Immobilier, représentée par Me Marciano, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 10 000 euros soit mise à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret (92300).
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- l'ordonnance n°2102469 du juge des référés en date du 18 mars 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 ;
- le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 ;
- l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Saïh, rapporteure,
- les conclusions de M. Boriès, rapporteur public,
- les observations de Me Lipsos, représentant le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35/39 rue Collange à Levallois-Perret ;
- et les observations de Me Azerou, substituant Me Bodin, représentant la commune de Levallois-Perret.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI ECL Immobilier est propriétaire des lots n°501 et 502 au sein de l'ensemble immobilier sis 35/39, rue Collange à Levallois-Perret depuis le 16 mai 2019. Ces lots constituent le bâtiment C, édifié en rez-de-chaussée, de l'ensemble immobilier. La SCI ECL Immobilier a accueilli, au sein de ces lots n°501 et 502, les activités et événements de l'association cultuelle Heikhal Chelomo. Le 30 octobre 2020, la SCI ECL Immobilier a sollicité l'autorisation d'ouvrir ses locaux au public. Par un arrêté n°000838 du 16 décembre 2020, la maire de la commune de Levallois-Perret a autorisé l'ouverture au public du centre culturel et cultuel " SCI ECL Immobilier " situé 35 rue Collange à Levallois-Perret. Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35/39 rue Collange à Levallois-Perret demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur l'intervention volontaire en défense de la SCI ECL Immobilier :
2. La SCI ECL Immobilier, en sa qualité de bénéficiaire de l'autorisation contestée, a intérêt à son maintien. Par suite, son intervention en défense au soutien des conclusions de la commune de Levallois-Perret, est recevable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de l'acte :
3. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. (). ". Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. (). ".
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté autorisant l'ouverture au public du local de la SCI ECL Immobilier a été signé par Mme A C, adjointe au maire déléguée à la voirie, aux espaces verts, à l'environnement et aux bâtiments municipaux, qui bénéficiait d'une délégation de fonctions par un arrêté n°00476 en date du 22 juillet 2020, notamment pour " procéder à la délivrance de l'autorisation de créer, d'aménager ou de modifier un établissement recevant le public prévu à l'article L. 111-8 susvisé du code de la construction et de l'habitation ". Cette délégation, suffisamment précise et qui n'exclut pas expressément de son champ la signature des actes concernés, a été transmise à la préfecture des Hauts-de-Seine le 22 juillet 2020 et a été affiché le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire sera écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'erreur de qualification juridique (classement du centre) :
5. Aux termes, d'une part, de l'article R. 123-19 du code de la construction et de l'habitation : " Les établissements sont, en outre, quel que soit leur type, classés en catégories, d'après l'effectif du public et du personnel. L'effectif du public est déterminé, suivant le cas, d'après le nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef de l'établissement ou d'après l'ensemble de ces indications. / Les règles de calcul à appliquer sont précisées, suivant la nature de chaque établissement, par le règlement de sécurité. / Pour l'application des règles de sécurité, il y a lieu de majorer l'effectif du public de celui du personnel n'occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres dégagements. / Les catégories sont les suivantes : 1ère catégorie : au-dessus de 1500 personnes ; / 2e catégorie : de 701 à 1500 personnes ; / 3e catégorie : de 301 à 700 personnes ; / 4e catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l'exception des établissements compris dans la 5e catégorie ; / 5e catégorie : établissements faisant l'objet de l'article R. 123-14 dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'exploitation. ". Aux termes de l'article R. 123-14 du même code : " Les établissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'établissement sont assujettis à des dispositions particulières déterminées dans le règlement de sécurité. /Le maire, après consultation de la commission de sécurité compétente, peut faire procéder à des visites de contrôle dans les conditions fixées aux articles R. 123-45 et R. 123-48 à R. 123-50 afin de vérifier si les règles de sécurité sont respectées. ". Aux termes de l'article R. 123-45 du code de la construction et de l'habitation : " Au cours de la construction ou des travaux d'aménagement, des visites peuvent être faites sur place par la commission de sécurité compétente. / Avant toute ouverture des établissements au public ainsi qu'avant la réouverture des établissements fermés pendant plus de dix mois, il est procédé à une visite de réception par la commission. Celle-ci propose les modifications de détail qu'elle tient pour nécessaires. Lorsque le projet a fait l'objet d'une étude de sécurité publique en application de l'article R. 114-1 du code de l'urbanisme, un représentant au moins de la sous-commission départementale pour la sécurité publique de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité participe à la visite de réception. / L'exploitant demande au maire l'autorisation d'ouverture, sauf dans le cas des établissements visés au premier alinéa de l'article R. 123-14 qui ne comportent pas de locaux d'hébergement pour le public. ". Aux termes de l'article R. 123-46 du même code : " Le maire autorise l'ouverture par arrêté pris après avis de la commission. / Cet arrêté est notifié directement à l'exploitant soit par voie administrative, soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ; une ampliation en est transmise au préfet. ".
6. Aux termes, d'autre part, de l'article GN 1 du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public, approuvé par l'arrêté susvisé du 25 juin 1980 : " Classement des établissements / § 1. Les établissements sont classés en types, selon la nature de leur exploitation : a) Etablissements installés dans un bâtiment : / () / L Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple ; / () / P Salles de danse et salles de jeux ; / R Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement ; / () / V Etablissements de culte ; / () / § 2. a) En outre, pour l'application du règlement de sécurité, les établissements recevant du public sont classés en deux groupes : / - le premier groupe comprend les établissements de 1re, 2e, 3e et 4e catégories ; / - le deuxième groupe comprend les établissements de la 5e catégorie. / b) L'effectif des personnes admises est déterminé suivant les dispositions particulières à chaque type d'établissement. Il comprend : / - d'une part, l'effectif des personnes constituant le public ; / - d'autre part, l'effectif des autres personnes se trouvant à un titre quelconque dans les locaux accessibles ou non au public et ne disposant pas de dégagements indépendants de ceux mis à la disposition du public. / Toutefois, pour les établissements de 5e catégorie, ce dernier effectif n'intervient pas pour le classement. / c) Lorsque l'effectif déclaré ayant permis de classer l'établissement subit une augmentation ou une diminution de nature à remettre en cause le niveau de sécurité, l'exploitant doit en informer le maire. / § 3. Pour la suite du présent règlement, le terme : "établissement", employé sans autre qualification de sa nature, a le sens "d'établissement recevant du public". / § 4. Pour la suite du présent règlement, les expressions "local destiné au sommeil", "local réservé au sommeil" et "hébergement" désignent les seuls locaux destinés au sommeil du public la nuit. ". Aux termes de l'article GN 2 du même règlement : " Classement des groupements d'établissements ou des établissements en plusieurs bâtiments voisins non isolés entre eux / § 1. Les bâtiments d'une même exploitation et les exploitations groupées dans un même bâtiment ou dans des bâtiments voisins, qui ne répondent pas aux conditions d'isolement du présent règlement, sont considérés comme un seul établissement recevant du public. / § 2. La catégorie d'un tel groupement est déterminée d'après l'effectif total des personnes admises, obtenu en additionnant l'effectif de chacune des exploitations. / Si les exploitations sont de types différents, l'effectif limite du public à retenir entre la 4e catégorie et la 5e catégorie est l'un des nombres suivants : / 50 en sous-sol ; / 100 en étages, galeries ou ouvrage en surélévation ; / 200 au total. / Toutefois, le groupement sera toujours classé en 4e catégorie au moins si l'une des exploitations est elle-même classée dans cette catégorie. / § 3. Outre les dispositions générales communes, les dispositions particulières propres aux différents types d'exploitations groupées dans l'établissement sont applicables en se référant à la catégorie déterminée ci-dessus. ". Aux termes de l'article GN 3 du même règlement : " Classement des groupements d'établissements et des établissements en plusieurs bâtiments isolés entre eux / Les bâtiments d'un même établissement et les établissements groupés dans un même bâtiment, qui répondent aux conditions d'isolement, sont considérés comme autant d'établissements pour l'application du présent règlement. ".
7. Aux termes, enfin, de l'article L1 du même règlement : " Etablissements assujettis / § 1. Les dispositions du présent chapitre sont applicables, en fonction de l'effectif reçu, aux locaux désignés ci-après : a) Salle d'audition, salle de conférences, salle de réunions, salle de pari ; / b) Salle réservée aux associations, salle de quartier (ou assimilée) ; / c) Salle de projection, salle de spectacles (y compris les cirques non forains) ; / d) Cabarets ; / e) Salle polyvalente à dominante sportive, dont la superficie unitaire est supérieure ou égale à 1 200 m², ou dont la hauteur sous plafond est inférieure à 6,50 m ; / f) Autre salle polyvalente non visée au chapitre XII (type X, article X1) ; /g) Salles multimédia. / § 2. Sont assujettis les établissements dans lesquels l'effectif total du public admis est supérieur ou égal à l'un des chiffres suivants : / a) Etablissements visés aux a, b et g du paragraphe 1 : / 100 personnes en sous-sol ; / 200 personnes au total. / b) Autres établissements visés aux c, d, e et f du paragraphe 1 : / 20 personnes en sous-sol ; / 50 personnes au total. / Pour le seuil d'assujettissement, les locaux visés aux a et b du paragraphe 1, qui possèdent des installations de projection non destinées à un spectacle, ne sont pas considérés comme des salles de projection. / § 3. Dans les salles de danse comportant des installations de projection ou des aménagements de spectacle, les dispositions du présent chapitre ne sont applicables qu'à ces installations ou aménagements. ". Aux termes de l'article L3 dudit règlement : " Calcul de l'effectif / L'effectif maximal du public admis est déterminé comme suit : / a) Salles visées à l'article L 1 (§ 1, a, b, c) : / - nombre de personnes assises sur des sièges ou des places de banc numérotées ; / - nombre de personnes assises sur des bancs où les places ne sont pas numérotées, à raison d'une personne par 0,50 ml ; / - nombre de personnes assistant à une manifestation sans disposer de sièges ou de bancs, à raison de 3 personnes/m² ; / - nombre de personnes stationnant normalement dans les promenoirs et dans les files d'attente, à raison de 5 personnes par mètre linéaire. / b) Cabarets : / - quatre personnes/3 m² de surface de la salle, déduction faite des estrades des musiciens et des aménagements fixes autres que les tables et les sièges. / c) Salles polyvalentes visées à l'article L 1 (§ 1, e, f) : / - une personne/m² de surface totale de la salle. / d) Salles de réunion sans spectacle : / - une personne/m² de la surface totale de la salle. / e) Salles multimédia : / - selon la déclaration du maître d'ouvrage avec un minimum d'une personne/2 m² de la surface totale de la salle. ".
8. Aux termes de l'article R1 du même règlement : " Etablissements assujettis / § 1. Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements destinés : / - à l'enseignement ou à la formation, à l'exception de la formation à des fins professionnelles du personnel employé par l'exploitant de l'établissement ; / - à l'accueil des enfants à l'occasion des vacances scolaires et des loisirs. / Les locaux d'enseignement et de formation des centres d'aide par le travail (CAT) et les ateliers protégés relèvent du seul code du travail en ce qui concerne la sécurité contre l'incendie. / Sont notamment soumis à ces dispositions : / - les établissements d'enseignement et de formation ; / - les internats des établissements de l'enseignement primaire et secondaire ; / - les crèches, écoles maternelles, haltes-garderies, jardins d'enfants ; / - les centres de vacances ; / - les centres de loisirs (sans hébergement). / De plus, sont soumises aux dispositions du présent chapitre les auberges de jeunesse comprenant au moins un local collectif à sommeil. / § 2. Sont assujettis les établissements dans lesquels l'effectif total des utilisateurs (enfants, élèves, stagiaires, étudiants) est supérieur ou égal à l'un des chiffres suivants : / a) Ecoles maternelles, crèches, haltes-garderies et jardins d'enfants : / - sous-sol : l'installation de locaux accessibles aux élèves est interdite ; / - étage d'un établissement comportant plusieurs niveaux : quel que soit l'effectif ; / - établissement ne comportant qu'un seul niveau, situé en étage : 20 ; / - rez-de-chaussée : 100. / b) Autres établissements : / - sous-sol : 100 ; / - étages : 100 ; / - rez-de-chaussée : 200 ; / - au total : 200. / c) Locaux réservés au sommeil : 30. / () / § 4. En application des dispositions de l'article GN 5, les locaux abritant des activités autres que d'enseignement et de formation, telles que définies au paragraphe 1, relèvent des dispositions applicables au type correspondant à ces activités. / Sont notamment concernés : / - les locaux de restauration, cafétéria ; / - les gymnases et autres salles de sport ; / - les salles de spectacles. / Les locaux d'infirmerie, de bibliothèque, de centre de documentation et d'information (CDI), d'exposition, les amphithéâtres, les salles de réunion et les salles polyvalentes sont soumis aux seules dispositions particulières applicables aux salles d'enseignement. / (). ". Aux termes de l'article R2 dudit règlement : " Détermination de l'effectif / L'effectif maximal des personnes admises simultanément dans ces établissements est déterminé suivant la déclaration contrôlée du maître d'ouvrage ou du chef d'établissement. Cette déclaration doit préciser la capacité d'accueil maximale par niveau. ".
9. Aux termes de l'article V1 dudit règlement : " Etablissements assujettis / Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements cultuels (églises, mosquées, synagogues, temples, etc.) dans lesquels l'effectif du public est supérieur ou égal à l'un des chiffres suivants : / - 100 personnes en sous-sol ; / - 200 personnes en étage et autres ouvrages en élévation ; / - 300 personnes au total. ". Aux termes de l'article V2 dudit règlement : " Calcul de l'effectif / L'effectif maximal du public admis est déterminé selon la densité d'occupation suivante : / a) Etablissements comportant des sièges : / - 1 personne par siège ou 1 personne par 0,50 mètre de banc ; / b) Etablissements ne comportant pas de siège : / - 2 personnes par mètre carré de la surface réservée aux fidèles. ".
10. Il résulte de ces dispositions que l'évaluation de l'effectif du public admissible ne dépend pas des conditions d'exploitation des locaux mais des caractéristiques des établissements mentionnés à l'article R. 123-19 du code de la construction et de l'habitation et précisées pour chaque catégorie par les dispositions applicables du règlement de sécurité.
11. Le syndicat requérant des copropriétaires soutient d'abord que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de qualification juridique quant au classement du centre culturel et cultuel en cause, en ce qu'il est présenté comme un établissement recevant du public de 4ème catégorie, classé en établissement de type R (enseignement) ayant vocation à accueillir une communauté de 350 membres et abritant des activités secondaires de type V (culte) et de type L (réception), alors que la demande de permis de construire, initialement déposée le 17 juillet 2019, décrivait, à l'inverse, un établissement de type V (culte) avec une activité secondaire de type R (enseignement). Toutefois, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté.
12. Ensuite, le syndicat requérant des copropriétaires soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de qualification juridique quant au classement du centre culturel et cultuel en cause, en ce qu'il relève d'un établissement recevant du public de 4ème catégorie et qu'il doit être classé comme un établissement de type R (enseignement) ayant vocation à accueillir une communauté de 350 membres et abritant des activités secondaires de type V (culte) et de type L (réception).
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment de la demande de modifier un établissement recevant du public, présentée par la SCI ECL Immobilier, que le projet litigieux porte sur l'autorisation d'ouverture au public d'un centre de culte et d'études culturelles, situé au rez-de-chaussée d'un bâtiment sis 35 rue Collange à Levallois-Perret.
14. D'une part, il n'est pas sérieusement contesté que le local en cause, qui est destiné à accueillir principalement une activité d'enseignement mais également une activité de culte et une salle polyvalente, a été classé en établissement de type R (Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement) comprenant des activités secondaires de type V (Etablissements de culte) et de type L (Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple), en application des dispositions précitées de l'article GN 1 du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public, approuvé par l'arrêté susvisé du 25 juin 1980. Ainsi, selon la nature de l'exploitation de cet établissement, l'effectif du public est déterminé selon les dispositions de l'article R2 du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public, approuvé par l'arrêté susvisé du 25 juin 1980, s'agissant de la partie de l'établissement destinée à l'activité d'enseignement et de l'article V2 dudit règlement s'agissant de la partie de l'établissement destinée à l'activité de culte. A cet égard, contrairement à ce que soutient le syndicat requérant, si le local litigieux abrite effectivement une salle polyvalente au sens du f du 1 de l'article L1 du règlement précité, il résulte toutefois des termes mêmes des dispositions précitées de l'article R1 dudit règlement que les salles polyvalentes sont soumises " aux seules dispositions particulières applicables aux salles d'enseignement ", de sorte que l'effectif de l'établissement ne saurait être déterminé selon les règles fixées à l'article L3 du règlement susmentionné.
15. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'effectif du public et du personnel maximum tous types confondus a été évalué à 195 personnes, correspondant à 120 personnes pouvant être accueillies dans la salle d'étude et de prière, à 72 personnes pouvant être accueillies dans la salle polyvalente et à 3 membres du personnel. Ainsi, conformément aux articles R2 et V2 de l'arrêté du 25 juin 1980, précité, la SCI ECL Immobilier a légalement pu déterminer l'effectif maximal du public pouvant être accueilli dans la salle d'études et de prières d'une surface de 114, 16 m2 et équipées de sièges, en retenant une personne par siège et fixé à 120 personnes. En outre, conformément à l'article R2 de l'arrêté précité, permettant de fixer la capacité maximale d'accueil suivant la déclaration contrôlée du maître d'ouvrage, la SCI ECL Immobilier a légalement pu déterminer, à ce titre, l'effectif maximal du public fixé à 72 personnes l'effectif total pouvant être accueilli dans la salle polyvalente. A cet égard, le syndicat requérant n'apporte aucun élément probant de nature à établir que la SCI ECL Immobilier aurait sous-estimé la capacité maximum d'accueil du local. En particulier, si le syndicat requérant se prévaut de la brochure de présentation de l'association Heikhal Chelomo, laquelle mentionne que la structure a vocation à accueillir une communauté de 350 membres, cette circonstance est sans incidence dès lors que l'évaluation de l'effectif du public admissible ne dépend pas des conditions d'exploitation du local litigieux. En outre, s'il soutient que la capacité maximum d'accueil de la salle polyvalente a été sous-évaluée en présence d'évènements ponctuels, tels que des fêtes et cérémonies religieuses, les pièces versées au dossier ne permettent pas de l'établir. Enfin, la circonstance, à la supposer même établie, que l'établissement en cause serait régulièrement occupé par plus de 300 personnes de manière bruyante, lors d'évènements festifs, qui relève des conditions d'exploitation de l'établissement, est sans incidence sur la légalité de l'autorisation d'exploitation litigieuse. Dans ces conditions, la maire de la commune de Levallois-Perret a procédé à une évaluation correcte de l'effectif du local en cause en l'arrêtant à moins de 300 et l'a classé en établissement de 5ème catégorie. Par suite, le syndicat des copropriétaires requérant n'est pas fondé à soutenir que ce local, accueillant l'association Heikhal Chelomo, relèverait d'un établissement recevant du public de 4ème catégorie au sens de l'article R. 123-19 du code de la construction et de l'habitation précité. Le moyen soulevé doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du vice de procédure :
16. Aux termes de l'article R. 123-14 du code de la construction et de l'habitation : " Les établissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'établissement sont assujettis à des dispositions particulières déterminées dans le règlement de sécurité. /Le maire, après consultation de la commission de sécurité compétente, peut faire procéder à des visites de contrôle dans les conditions fixées aux articles R. 123-45 et R. 123-48 à R. 123-50 afin de vérifier si les règles de sécurité sont respectées. /Lorsque ces établissements disposent de locaux d'hébergement pour le public, les travaux qui conduisent à leur création, à leur aménagement ou à leur modification ne peuvent être exécutés qu'après délivrance de l'autorisation prévue aux articles L. 111-8 et suivants et après avis de la commission de sécurité compétente. Ils sont par ailleurs soumis aux dispositions des articles R. 111-19-14 et R. 123-22 ainsi qu'aux articles R. 123-43 à R. 123-52. ". Aux termes de l'article R. 123-45 du code de la construction et de l'habitation : " Au cours de la construction ou des travaux d'aménagement, des visites peuvent être faites sur place par la commission de sécurité compétente. / Avant toute ouverture des établissements au public ainsi qu'avant la réouverture des établissements fermés pendant plus de dix mois, il est procédé à une visite de réception par la commission. Celle-ci propose les modifications de détail qu'elle tient pour nécessaires. Lorsque le projet a fait l'objet d'une étude de sécurité publique en application de l'article R. 114-1 du code de l'urbanisme, un représentant au moins de la sous-commission départementale pour la sécurité publique de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité participe à la visite de réception. / L'exploitant demande au maire l'autorisation d'ouverture, sauf dans le cas des établissements visés au premier alinéa de l'article R. 123-14 qui ne comportent pas de locaux d'hébergement pour le public. ". Aux termes de l'article R. 123-46 du même code : " Le maire autorise l'ouverture par arrêté pris après avis de la commission. / Cet arrêté est notifié directement à l'exploitant soit par voie administrative, soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ; une ampliation en est transmise au préfet. ".
17. Il résulte des dispositions de l'article R. 123-14 du code de la construction et de l'habitation que les dispositions de ce code ne sont pas applicables aux établissements relevant de la cinquième catégorie au sens de l'article R. 123-19 du même code, à l'exception de celles de l'article R. 123-45 en tant qu'il prévoit des visites de contrôle et de celles des articles R. 123-48 à R. 123-50, auxquelles l'article R. 123-14 renvoie expressément.
18. En l'espèce, il ressort de ce qui a été dit précédemment que le local en litige entre la catégorie des établissements recevant du public de 5ème catégorie au sens de l'article R. 123-19 du code de la construction et de l'habitation. Ainsi, la commission de sécurité n'avait pas à être consultée préalablement à la délivrance de l'arrêté litigieux. Par suite, le syndicat requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté est entaché d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d'incendie et de panique de sécurité.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des règles de sécurité-incendie applicables aux établissements recevant du public de quatrième catégorie :
19. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'établissement, accueillant les activités et événements de l'association cultuelle Heikhal Chelomo, a été classé en établissement recevant du public de cinquième catégorie. Par suite, le syndicat des copropriétaires requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des règles de sécurité-incendie applicables aux établissements recevant du public de quatrième catégorie au regard de l'insuffisance de l'isolement par rapport au bâtiment contigu et de l'absence de structures suffisamment résistantes au feu.
En ce qui concerne les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur de fait :
20. Aux termes, d'une part, de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; b) Dans les zones urbaines d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à quarante mètres carrés ; toutefois, demeurent soumis à permis de construire les travaux ayant pour effet la création de plus de vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol, lorsque leur réalisation aurait pour effet de porter la surface ou l'emprise totale de la construction au-delà de l'un des seuils fixés à l'article R. 431-2 ; c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; d) Les travaux nécessaires à la réalisation d'une opération de restauration immobilière au sens de l'article L. 313-4. /Pour l'application du c du présent article, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal. ". Aux termes de l'article R. 151-27 du même code, dans sa version applicable au présent litige : " Les destinations de constructions sont : / 1° Exploitation agricole et forestière ; / 2° Habitation ; / 3° Commerce et activités de service ; / 4° Equipements d'intérêt collectif et services publics ; / 5° Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire. ".
21. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation : " Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative qui vérifie leur conformité aux règles prévues aux articles L. 111-7, L. 123-1 et L. 123-2. /Lorsque ces travaux sont soumis à permis de construire, celui-ci tient lieu de cette autorisation dès lors que sa délivrance a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente mentionnée à l'alinéa précédent. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public. /Lorsque ces travaux conduisent à la perte de la qualité d'établissement recevant du public pour la totalité de l'immeuble, sauf lorsque celui-ci est situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville au sens de l'article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, l'autorisation prévue au premier alinéa du présent article n'est pas exigée. ". Aux termes de l'article L. 111-8-3 du même code : " L'ouverture d'un établissement recevant du public est subordonnée à une autorisation délivrée par l'autorité administrative après contrôle du respect des dispositions de l'article L. 111-7. /Un décret en Conseil d'Etat définit les modalités d'application du présent article. ".
22. Le syndicat requérant soutient que l'arrêté contesté est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de fait s'agissant de la destination réelle du local en cause, dès lors qu'il porte sur une destination de commerce, n'a pas fait l'objet d'un permis de construire autorisant le changement de destination en équipement d'intérêt collectif et services publics, et qu'en conséquence, la demande d'autorisation de son ouverture au public devait porter sur un établissement de type M (B de vente, centres commerciaux).
23. Toutefois, l'autorisation d'ouvrir un établissement recevant du public, délivrée par le maire en application des dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation, a pour objet de constater que l'établissement satisfait à toutes les prescriptions édictées aux articles L. 111-7, L. 123-1 et L. 123-2 du même code. Il suit de là qu'un moyen tiré de prétendues méconnaissances du code de l'urbanisme est inopérant au regard des conclusions dirigées contre cette autorisation. Par suite, les moyens soulevés ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne le moyen tiré du détournement de procédure :
24. Aux termes de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions relatives à l'exploitation des bâtiments en application de l'article L. 123-2 du code de la construction et de l'habitation. Le permis de construire mentionne ces prescriptions. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public. ".
25. Le syndicat des copropriétaires requérant soutient que l'arrêté contesté est entaché d'un détournement de procédure en l'absence d'obtention préalable d'une autorisation d'urbanisme telle que prévue par les dispositions de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le syndicat requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions.
26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du syndicat requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 décembre 2020 doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
27. Le présent litige, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction du syndicat requérant doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
28. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Levallois-Perret, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret demande au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées, à ce titre, par le syndicat requérant doivent, dès lors, être rejetées.
29. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret la somme réclamée par la commune de Levallois-Perret, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30. Enfin, la SCI ECL Immobilier, intervenante en défense en qualité d'observateur et n'étant pas partie à la présente instance, ne saurait utilement demander qu'il soit mis à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret les frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention en défense de la SCI ECL Immobilier est admise.
Article 2 : La requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret (92300) est rejetée.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Levallois-Perret et de la SCI ECL Immobilier, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 35-39 rue Collange à Levallois-Perret (92300), à la commune de Levallois-Perret et à la SCI ECL Immobilier.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
Z. Saïh
Le président,
Signé
T. BertonciniLa greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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