mercredi 4 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2102987 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 mars 2021, Mme A B, représentée par
Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé le 17 mars 2020 contre la décision du 17 janvier 2020 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de Seine lui a notifié un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 316,75 euros dont la compensation a été effectuée sur l'arriéré d'allocation adulte handicapé dont elle est devenue bénéficiaire à la même date ;
2°) de prononcer la restitution totale des sommes dues ;
3°) de lui accorder la remise totale de sa dette ;
4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 11-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle a été prise en méconnaissance des droits de la défense ;
- elle méconnaît les articles L.262-47 et R.262-90 du code de l'action sociale et des familles relatif à la nécessité de consulter la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales ;
- elle méconnaît l'article L. 262-46 relatif au caractère suspensif des recours administratifs préalables obligatoires et des recours contentieux ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation relative au bien-fondé de la fin de droits au revenu de solidarité active ;
- elle est de bonne foi.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2022, le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et fait valoir que ses moyens sont infondés.
La requête a été transmise à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine qui, en dépit d'une mise en demeure en date du 25 mai 2022, n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une décision en date du 16 novembre 2020, notifiée le 13 janvier 2021, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme B.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur proposition du président de la chambre de jugement, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Dupin, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision en date du 17 janvier 2020, la directrice de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine a notifié à Mme A B la révision de ses prestations suite à l'ouverture de ses droits à l'allocation adulte handicapée. Cette révision a fait apparaître un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 316,75 euros qui a fait l'objet d'une retenue dans le cadre du nouveau calcul de ses prestations. L'absence de réponse au recours administratif préalable obligatoire formé le 17 mars 2020 contre cette notification a fait naître une décision implicite de refus. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de ces deux décisions ainsi que la restitution des sommes dues.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de restitution :
En ce qui concerne les vices de procédures :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve de l'application du 2° de l'article L. 311-5, une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique comporte une mention explicite en informant l'intéressé. Les règles définissant ce traitement ainsi que les principales caractéristiques de sa mise en œuvre sont communiquées par l'administration à l'intéressé s'il en fait la demande. "
3. Mme B fait valoir que les décisions relatives aux indus de revenu de solidarité active sont entachées d'un vice de procédure résultant du fait que la caisse d'allocations familiales ne lui a pas indiqué que ces décisions provenaient d'un traitement algorithmique. Toutefois, elle n'apporte à ces allégations aucun commencement de preuve. Dès lors, le moyen tiré du non-respect des dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, Mme B invoque la violation du principe du contradictoire et des droits de la défense. Toutefois, si le principe général des droits de la défense prévoit que les décisions individuelles défavorables n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales, le recours administratif préalable obligatoire institué par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles est destiné à remédier à l'absence de procédure contradictoire en permettant à l'administré de faire valoir ses observations sur la décision défavorable qui lui est opposée. Il résulte de l'instruction que Mme B a usé de cette garantie en formant un recours écrit contre la décision en litige le 17 mars 2020. En outre, et en tout état de cause, les copies des courriels échangés entre la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine et l'intéressée, attestent que Mme B a eu tout loisir de faire part de ses observations et objections tout au long de la procédure. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense ne saurait qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L.262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. " Aux termes de l'article R.262-90 du même code : " Lorsqu'elle est saisie, la commission de recours amiable se prononce dans un délai d'un mois à compter de la date de saisine. A réception de l'avis, le président du conseil départemental statue, sous un mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. Si elle ne s'est pas prononcée au terme du délai mentionné au précédent alinéa, son avis est réputé rendu et le président du conseil départemental statue, sous un mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. L'avis de la commission et la décision du président du conseil départemental sont motivés. ".
6. Il résulte de l'instruction d'une part que la convention conclue entre le département des Hauts-de-Seine et la caisse d'allocations familiales ne prévoit pas que pour l'examen des recours de l'allocataire relevant du conseil départemental la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiale doive être saisie préalablement pour avis. Dès lors que le recouvrement des indus de revenu de solidarité active est de la seule compétence du conseil départemental, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L.262-47 et R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles doit être écarté, pour ce qui concerne le premier indu en litige.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " () Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. () " Aux termes de l'article L. 262-10 du même code : " Le droit au revenu de solidarité active est subordonné à la condition que le foyer fasse valoir ses droits aux prestations sociales, législatives, réglementaires et conventionnelles, à l'exception des allocations mensuelles mentionnées au dernier alinéa de l'article L. 222-3. () ".
8. Pour contester la décision en litige, Mme B fait valoir que la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine a méconnu le caractère suspensif des recours administratifs et contentieux en opérant sans attendre une retenue de l'indu de revenu de solidarité active qu'elle lui a notifié le 17 janvier 2020. D'une part, le bénéfice de l'allocation adulte handicapé, qui revêt le caractère d'une prestation sociale au sens de l'article L. 262-10 du code de l'action sociale et des familles, est subordonné à la condition d'avoir fait valoir ses droits en matière de handicap. Il est constant que l'intéressée a fait valoir de tels droits par la reconnaissance qui en est faite par la maison départementale des personnes handicapées en date du 20 décembre 2019. Par suite, le droit au revenu de solidarité active est subordonné, pour les personnes qui remplissent les conditions pour en bénéficier, à la condition de faire valoir leurs droits à cette allocation. D'autre part, il résulte de l'instruction qu'en opérant une retenue de l'indu de revenu de solidarité active en litige dans le cadre du nouveau calcul de ses droits, né de l'octroi de l'allocation adulte handicapé, la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine s'est bornée à mettre en œuvre le caractère subsidiaire du revenu de solidarité active et n'a nullement violé le caractère suspensif des recours ultérieurs. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé des indus de revenu de solidarité active :
9. Aux termes de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'État qui détermine notamment : / () 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". Aux termes de l'article R. 262-37 dudit code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
10. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
11. Mme B fait valoir qu'elle n'a commis aucune des omissions déclaratives retenues par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine et impute à cette dernière la responsabilité d'erreurs dans le traitement des informations qu'elle a fournies aux dates prescrites. Il résulte toutefois de l'instruction que Mme B soutient ne pas avoir reçu de revenus de la part de Pôle emploi en novembre 2018 alors que le relevé de ses prestations fait apparaître un versement de 1 008,90 euros pour ce mois. S'il est constant qu'aucun versement n'est identifié en octobre 2018, à la différence des mois de septembre et décembre de la même année, le caractère trimestriel des déclarations à l'organisme de prestation sociale interdisait de considérer, selon les termes du recours administratif préalable obligatoire, qu'à " l'instant t ", c'est-à-dire en toute hypothèse en octobre 2018, l'intéressée se trouvait dépourvu de toute ressources dans le trimestre considéré. Par ailleurs, et en tout état de cause, il résulte des termes de la décision attaquée que l'indu contesté résulte moins d'omissions déclaratives que de la nécessité de déduire le revenu de solidarité active perçu depuis l'ouverture de ses droits à l'allocation adulte handicapé, ainsi qu'il ressort du point 8. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine a identifié cet indu et instruit sa retenue des sommes dues au regard du nouveau calcul de ses droits. Le moyen tiré de l'absence de bien-fondé de cet indu ne peut donc qu'être écarté.
12. Si pour contester la décision en litige Mme B fait valoir sa bonne foi, cette circonstance est, à la supposée établie, sans incidence sur le bien-fondé de l'indu en litige.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé le 17 mars 2020 contre la décision du 17 janvier 2020 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de Seine lui a notifié un indu revenu de solidarité active doivent être écartées, ainsi que par voie de conséquence, celles à fin de restitution.
Sur les conclusions à fin de remise gracieuse :
14.Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction applicable au litige : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil général (), en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.
15. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.
16. Pour solliciter la restitution des sommes dues, Mme B fait valoir qu'elle est de bonne foi. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que la caisse d'allocations familiales ait retenu le caractère frauduleux de la créance. En outre, la requérante n'établit pas sa situation de précarité. Partant elle n'est pas fondée à demander la remise gracieuse de l'indu litigieux.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision attaquée, de restitution et de remise de l'indu de revenu de solidarité active doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tirées des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Desfarges et au département des Hauts de-Seine.
Copie en sera adressée pour information à la caisse d'allocations familiales des Hauts de Seine.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Robert, premier conseiller,
M. Dupin, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2023.
Le rapporteur,
signé
F. Dupin
Le président,
signé
T. Bertoncini
Le greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2102987
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026