jeudi 27 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2105068 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | MARIETTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés respectivement le 15 avril 2021, le 27 juillet 2021 et le 18 mai 2023, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. A C B, représenté par Me Mariette, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 15 mars 2021 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Montrouge lui a refusé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et, en conséquence, de lui proposer une solution d'hébergement dédiée aux demandeurs d'asile et de procéder au versement de l'allocation de demande d'asile avec effet rétroactif au jour de leur suspension dans un délai de vingt-quatre heures et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, s'il n'était pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle de lui verser directement cette somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations préalablement à son édiction ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'a pas bénéficié d'un entretien de vulnérabilité en méconnaissance des dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'il n'entre dans aucun des cas de refus prévu par les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense et un mémoire, enregistrés le 15 mars 2023 et le 20 mars 2023, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Par une décision du 31 mai 2021 du bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal judiciaire de Pontoise, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Féral, Président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant bangladais né le 2 juillet 1989, a présenté une demande d'asile enregistrée le 23 novembre 2018 et a accepté, le même jour, l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et a ainsi bénéficié des conditions matérielles d'accueil. L'intéressé a fait l'objet d'un arrêté de transfert qui n'a pas été exécuté et l'OFII lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil par décision du 23 mai 2019. A l'expiration du délai de transfert, le 9 septembre 2020, M. B s'est présenté auprès des services préfectoraux qui ont enregistré sa demande d'asile en procédure normale. L'intéressé a adressé aux services de l'OFII une demande de rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 15 mars 2021, dont il demande l'annulation dans la présente requête, l'OFII a rejeté cette demande.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Par une décision du 31 mai 2021, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, les conclusions tendant à l'admission du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. . En premier lieu, la décision en litige, qui vise notamment les dispositions de l'article 20 de la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013, les articles L. 744-1 et L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la décision du Conseil d'Etat n° 428530 en date du 31 juillet 2019, point 18, mentionne que M. B a fait l'objet d'une décision de suspension du bénéfice des conditions matérielles d'accueil le 23 mai 2019 au motif qu'il n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités. Elle indique également que les motifs qu'il évoque ne justifient pas des raisons pour lesquelles il n'a pas les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'OFII. Elle énonce enfin qu'après avoir procédé à un nouvel examen de sa situation personnelle et familiale, il n'apparaît pas de facteurs particuliers de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, cette décision comporte un énoncé suffisamment précis des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au présent litige : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / () ".
6. Il résulte de ces dispositions que si l'OFII doit apprécier la vulnérabilité du demandeur d'asile qui présente une demande de rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, elle n'est toutefois pas tenue de le convoquer à un entretien de vulnérabilité. Dès lors, M. B ne saurait utilement soutenir que l'OFII n'a pas procédé à un entretien de vulnérabilité préalablement à la décision attaquée. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le requérant a bénéficié d'un entretien avec un agent de l'OFII lors de l'enregistrement de sa demande d'asile le 23 novembre 2018. Lors de cet entretien aucun élément de vulnérabilité particulier n'a été relevé et sa vulnérabilité a été évaluée à 0 sur une échelle de 0 à 3. En outre, l'intéressé a bénéficié d'un nouvel entretien le 23 février 2021, préalablement à la décision attaquée, au cours duquel sa vulnérabilité a été examinée, a fait état d'un problème de santé et a sollicité le bénéfice d'un avis MEDZO. L'OFII fait valoir à ce titre qu'une enveloppe lui a été remise avec un certificat médical confidentiel à faire remplir par un médecin et qu'il n'a jamais rendu l'enveloppe MEDZO. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause cet élément et ne produit notamment aucun élément démontrant qu'il aurait fait remplir un certificat médical par un médecin. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence d'entretien de vulnérabilité doit être écarté.
7. En troisième lieu, la décision attaquée a été prise à la suite d'une demande présentée par M. B, l'intéressé pouvant, à l'occasion de cette demande, faire valoir à l'autorité administrative l'ensemble des observations qu'il estime utile. Ainsi, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure faute d'avoir été prise à la suite d'une procédure contradictoire est inopérant et ne peut, par suite, qu'être écarté.
8. En quatrième et dernier lieu aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015 : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile ; / () Lorsque le bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été suspendu, le demandeur d'asile peut en demander le rétablissement à l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur ensemble qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.
9. Les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'OFII après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
10. D'une part, M. B ne saurait utilement soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'il n'entre dans aucun des cas de refus prévu par les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la décision en litige n'est pas une décision de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, seule décision de refus visée par ces dispositions, mais une décision de refus de rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil après qu'elle aient été suspendues. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
11. D'autre part, M. B ayant été initialement admis au bénéfice des conditions matérielles d'accueil le 23 novembre 2018, ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, il résulte de ce qui est énoncé au point 8 du présent jugement que sa situation doit être appréciée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction en vigueur avant le 1er janvier 2019.
12. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui était célibataire et âgé de trente-deux ans à la date de la décision contestée, a vu sa vulnérabilité évaluée par le médecin coordinateur de l'OFII à 0 sur une échelle de 0 à 3. S'il fait état de graves problèmes médicaux, il se borne à produire une ordonnance médicale en date du 4 janvier 2021 et ne produit aucun document médical de nature à démontrer une vulnérabilité particulière ou des besoins particuliers en matière d'accueil. Par ailleurs, il ne conteste pas, ainsi que cela est mentionné dans la décision attaquée, ne pas avoir respecté ses obligations auprès des autorités en charge de l'asile en ne se présentant pas à deux convocations ainsi qu'en atteste le service de la police aux frontières le 14 mai 2019. Enfin, M. B ne fournit aucune précision sur sa situation et ses conditions de vie entre la date à laquelle il a cessé de percevoir les conditions matérielles d'accueil, le 23mai 2019, l'intéressé n'ayant au demeurant pas contesté la décision lui suspendant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, et celle de l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale, le 9 septembre 2020, et sur les raisons pour lesquelles il ne s'est pas manifesté auprès des autorités pendant cette période de près de seize mois. Dans ces conditions, en prenant la décision contestée, la directrice territoriale de l'OFII à Montrouge ne saurait être regardée comme ayant commis une erreur manifeste d'appréciation.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C B et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président, MM. Amazouz et Weiswald, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2023.
Le Président-rapporteur,
signé
R. Féral
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
S. AmazouzLa greffière,
signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026