jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2107606 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C+ |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BIDAULT |
Vu les procédures suivantes :
I / Par une requête, enregistrée le 9 juin 2021 sous le n° 2107606, la Société NT, représentée par Me Bidault, demande au tribunal :
A titre principal :
1°) d'annuler la décision du 15 mars 2021 par laquelle la direction générale des finances publiques lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois de février 2021, ensemble les décisions des 30 mars, 1er avril, 6 avril, 11 avril, 15 avril, 21 avril, 25 avril, 29 avril, 10 mai, 11 mai et 14 mai 2021 ayant le même objet ;
2°) d'annuler la décision du 25 avril 2021 par laquelle la direction générale des finances publiques lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois de mars 2021, ensemble les décisions des 29 avril, 6 mai, 14 mai, 15 mai et 17 mai 2021 ayant le même objet ;
3°) d'annuler la décision du 7 mai 2021 par laquelle la direction générale des finances publiques lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois d'avril 2021, ensemble les décisions des 11 mai, 12 mai, 21 mai, 22 mai et 24 mai 2021 ayant le même objet ;
A titre subsidiaire :
4°) d'annuler les dispositions des articles 3-19, 3-22, 3-24, 3-26 et 3-27 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;
En tout état de cause :
5°) d'enjoindre à la direction générale des finances publiques de réexaminer sa situation et de lui accorder les aides sollicitées dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice d'incompétence dès lors qu'elles ne sont pas signées et ne mentionnent pas les noms, prénoms et qualité de leur auteur ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit, dès lors que l'administration a estimé à tort qu'une fermeture administrative temporaire justifiait l'exclusion définitive du dispositif d'aide prévu par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit, par voie d'exception d'illégalité des articles 3-19, 3-22, 3-24, 3-26 et 3-27 de ce même décret ;
- elles sont entachées d'un détournement de procédure, dès lors que le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié n'a pas pour objet de faire respecter les règles sanitaires, l'administration fiscale étant à cet égard au demeurant incompétente, ni de sanctionner leur méconnaissance, mais de soutenir les entreprises ;
- elles méconnaissent les principes de proportionnalité des sanctions administratives et " non bis in idem ".
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 juin 2021 et 7 juillet 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut :
1°) au rejet de la requête en tant qu'elle concerne les décisions des 15 mars 2021 et 25 avril 2021 ;
2°) à ce qu'il soit sursis à statuer en ce qui concerne la décision du 7 mai 2021 pour laquelle un réexamen est en cours.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier en date 7 juillet 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée.
Par un mémoire, enregistré le 11 juillet 2023, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise demande au tribunal, dans un litige de plein contentieux, de ne pas retenir le moyen d'ordre public dont il a été informé.
Par un courrier en date 4 septembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la compétence liée dans laquelle se trouvait l'administration fiscale pour refuser le bénéfice de l'aide covid sur la période au cours de laquelle la société était sous le coup d'une fermeture administrative.
Par une ordonnance du 7 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 avril 2023 à 12 heures.
II / Par une requête enregistrée le 9 septembre 2021 sous le n° 2111313, la Société NT, représentée par Me Bidault, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 août 2021 par laquelle la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois d'avril 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 25 août 2021 par laquelle la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois de mai 2021 ;
3°) d'enjoindre à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise de réexaminer sa situation et de lui accorder les aides sollicitées dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle doit être regardée comme soutenant que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice d'incompétence ;
- elles ont été prises en méconnaissance de la force exécutoire et obligatoire de l'ordonnance du juge des référés du 5 août 2021 ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit, dès lors que l'administration fiscale, qui n'est pas compétente pour faire respecter les règles sanitaires, ni pour sanctionner leur éventuelle méconnaissance, a estimé à tort qu'une fermeture administrative temporaire justifiait l'exclusion définitive du dispositif d'aide prévu par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;
- elles méconnaissent les principes de proportionnalité des sanctions administratives et " non bis in idem ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 avril 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 modifiée (portant création d'un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation) ;
- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié (relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation) ;
- le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 (prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire) ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cordary, rapporteure ;
- et les conclusions de M. Sitbon, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société NT exploite, sous l'enseigne Foot Power 5, un établissement dédié au football en salle, situé 36 rue des Pommiers à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise). Par un arrêté n° 2021-0083 du 21 janvier 2021, le préfet du Val-d'Oise a décidé la fermeture administrative de cet établissement pour une durée de deux mois à compter du 29 janvier 2021, pour non-respect des règles sanitaires. Face aux difficultés économiques liées à la crise sanitaire, la société NT a déposé plusieurs demandes d'aide exceptionnelle au titre du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie au titre des mois de février, mars, avril et mai 2021. Par les présentes requêtes, elle demande au tribunal l'annulation des décisions par lesquelles l'administration fiscale a refusé d'y faire droit.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2107606 et n°2111313 présentées par la société NT présentent à juger des questions semblables. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant refus des aides sollicitées au titre des mois de février et mars 2021 :
3. Aux termes de l'article 29 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 : " Le préfet de département est habilité à interdire, à restreindre ou à réglementer, par des mesures réglementaires ou individuelles, les activités qui ne sont pas interdites en vertu du présent titre. / Lorsque les circonstances locales l'exigent, le préfet de département peut en outre fermer provisoirement une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunions, ou y réglementer l'accueil du public. / Le préfet de département peut, par arrêté pris après mise en demeure restée sans suite, ordonner la fermeture des établissements recevant du public qui ne mettent pas en œuvre les obligations qui leur sont applicables en application du présent décret ". Selon l'article 3-26 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, dans sa version issue du décret n° 2021-840 du 29 juin 2021, dispose que : " I.-A.-Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret, n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de département ordonnant la fermeture de l'entreprise en application du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 16 octobre 2020 précité ou du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 29 octobre 2020 précité, bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'avril 2021 () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la société NT a fait l'objet d'une fermeture administrative pour non-respect des règles sanitaires d'une durée de deux mois, du 29 janvier au 29 mars 2020, à la suite de l'édiction de l'arrêté n° 2021-0083 du 21 janvier 2021 du préfet du Val-d'Oise. Dans ces conditions, l'administration fiscale, qui était tenue de refuser l'aide demandée sans porter d'appréciation sur la situation de la requérante, était en situation de compétence liée, de sorte que les moyens soulevés sont inopérants. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête n° 2107606 ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant refus des aides sollicitées au titre des mois d'avril et mai 2021 :
5. Aux termes de l'article 1 de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 modifiée : " Il est institué, jusqu'au 16 février 2021, un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation. / Sa durée d'intervention peut être prolongée par décret pour une durée d'au plus six mois ". Selon le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, dans sa version issue du décret n° 2021-553 du 5 mai 2021 : " I. - Le fonds mentionné par l'ordonnance du 25 mars 2020 susvisée bénéficie aux personnes physiques et personnes morales de droit privé résidentes fiscales françaises exerçant une activité économique () ".
6. Pour prendre les décisions attaquées refusant à la société NT le bénéfice du fonds de solidarité dit " covid " au titre des mois d'avril et mai 2021, l'administration fiscale s'est fondée sur ce que l'établissement Foot Power 5 avait fait l'objet d'une fermeture administrative d'une durée de deux mois, qui a pris fin le 29 mars 2021, à la suite de l'édiction de l'arrêté n° 2021-0083 du 21 janvier 2021 du préfet du Val-d'Oise. Toutefois, outre que le décret n° 2020-371 est modifié chaque mois pour rappeler en son article 3-26 les conditions d'éligibilité des entreprises au bénéfice des aides financières qu'il prévoit, le pouvoir réglementaire a adopté ce texte dans le seul but d'accompagner les entreprises victimes des conséquences économiques, financières et sociales de la crise sanitaire, sans envisager d'exclusion définitive du dispositif en cas de non-respect des règles sanitaires, seulement sanctionnées, en l'état de droit positif, par le pouvoir de police administrative que l'autorité préfectorale tient des dispositions précitées de l'article 29 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit doit être accueilli.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de surseoir à statuer et sans qu'il soit davantage besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, qui n'apparaissent pas, en l'état de l'instruction, de nature à fonder une annulation, que la société NT est fondée à demander l'annulation des décisions des 7 mai, 11 mai, 12 mai, 21 mai, 22 mai, 24 mai 2021 et 12 août 2021 par lesquelles la direction générale des finances publiques et la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise lui ont refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 au titre du mois d'avril 2021, et de la décision du 25 août 2021 qui le lui a également refusé au titre du mois de mai 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
8. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, il y a lieu d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise de réexaminer la demande de la société NT au titre des mois d'avril et mai 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. A ce stade, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1 : Les décisions des 7 mai, 11 mai, 12 mai, 21 mai, 22 mai, 24 mai 2021, 12 août 2021 et 25 août 2021 par lesquelles la direction générale des finances publiques et la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise ont refusé à la société NT le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagations de l'épidémie de covid-19 au titre des mois d'avril et mai 2021 respectivement, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise de réexaminer la situation de la société NT au titre des mois d'avril et mai 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à la société NT la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la société NT sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société NT, au directeur général des finances publiques et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente, Mme Cordary, première conseillère et Mme Gay-Heuzey, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.
La rapporteure,
Signé
C. CORDARY
La présidente
Signé
C. ORIOLLa greffière,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
N°s 2107606, 2111313
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026