LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2112910

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2112910

lundi 20 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2112910
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantTEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 octobre 2021 et 19 avril 2022, M. D A, représenté par Me Macouillard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 octobre 2020 par laquelle le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise a refusé de lui octroyer une pension de réversion de la pension d'invalidité de Mme B ;

2°) d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise de lui accorder une pension de réversion ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision méconnaît les articles 8 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 1er du premier protocole additionnel, dès lors que le dispositif de réversion applicable aux fonctionnaires discrimine le concubin survivant d'un fonctionnaire en le privant des droits à réversion accordés aux conjoints mariés survivants du fonctionnaire et aux concubins du salarié.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 mars 2022 et 10 mai 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire distinct, enregistré le 8 octobre 2021 et régularisé le 12 avril 2022, présenté en application de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958, M. D A demande au tribunal, à l'appui de sa requête, de transmettre au Conseil d'État une question prioritaire de constitutionnalité portant sur les articles L. 2, L. 38 et L. 39 du code des pensions civiles et militaires de retraite en ce qu'ils réservent le bénéfice de la réversion de la rente d'invalidité du fonctionnaire décédé d'une lésion ou d'une pathologie imputable au service au seul conjoint survivant et privent ainsi le concubin du profit de cette pension alors que l'article L. 434-8 du code de la sécurité sociale accorde une rente viagère au concubin de l'assuré affilié au régime général décédé d'une lésion ou d'une pathologie prise en charge au titre de la législation sur les risques professionnels.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la demande de M. A.

Par une ordonnance avant dire droit n° 2112910/QPC du 9 mai 2022, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de renvoyer au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par M. A.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. M. A vivait en concubinage avec Mme B, inspectrice divisionnaire des finances publiques, atteinte d'une maladie reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. L'intéressée a été radiée des cadres sur sa demande par arrêté du ministre de l'action et des comptes publics du 22 mars 2019, à compter du 1er août suivant. A son décès, le 27 août 2019, Mme B était titulaire d'une pension civile de retraite liquidée sur le fondement du 1° de l'article 4 du code des pensions civiles et militaires de retraite ainsi que d'une allocation temporaire d'invalidité. Par un courrier du 2 août 2020 adressé à la direction départementale des finances publiques (DDFIP) du Val-d'Oise et auquel était joint le certificat de décès de sa concubine, M. A a indiqué qu'il " souhait[ait] faire une demande de rente pour décès imputable à une maladie professionnelle ". Par un courrier du 9 octobre 2020, la DDFIP du Val-d'Oise lui a apporté des informations sur ses droits à pension compte tenu du décès de son épouse.

3. Si, par la présente requête, M. A demande l'annulation du courrier du 9 octobre 2020 en tant qu'il lui aurait refusé le bénéfice d'une pension de réversion, il ne résulte pas de l'instruction que M. A ait déposé une demande de pension de réversion, mais seulement qu'il ait demandé des informations en vue de former une telle demande. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que le courrier du 9 octobre 2020, par laquelle l'administration l'a informé de ses droits à pension de réversion compte tenu de sa situation, statue sur une telle demande.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de M. A, qui ne sont dirigées contre aucune décision administrative faisant grief et ayant lié le contentieux sur ses droits en matière de réversion, sont irrecevables. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222 1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Fait à Cergy-Pontoise, le 20 mars 2023.

La magistrate désignée,

signé

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions