lundi 7 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2113736 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2021, la commune de Saint-Cloud, représentée par Me Cartier et Me Meyniel, demande au tribunal :
1°) d'annuler le protocole de protection et de valorisation du site de la caserne Sully ;
2°) d'annuler le contrat de vente de la caserne Sully par l'Etat au département des Hauts-de-Seine ;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de deux mois sur sa demande tendant à ce que le département des Hauts-de-Seine engage les démarches tendant à la résolution du protocole de protection et de valorisation du site de la caserne Sully et du contrat de vente de la caserne Sully par l'Etat au département ;
4°) d'enjoindre à l'Etat et au département des Hauts-de-Seine de résoudre le protocole de protection et de valorisation ainsi que le contrat de vente de la caserne Sully ;
5°) de mettre à la charge, sur le fondement de la responsabilité contractuelle, du département des Hauts-de-Seine la somme de 5 539 390,16 euros à parfaire, à lui verser au titre des préjudices subis du fait de l'inexécution du protocole de protection et de valorisation ;
6°) à titre subsidiaire, sur le fondement de la responsabilité extracontractuelle, de mettre à la charge du département des Hauts-de-Seine la somme de 5 539 390,16 euros à parfaire, à lui verser au titre des préjudices subis du fait de la passation et de la méconnaissance du contrat de vente de la caserne Sully ;
7°) à titre subsidiaire, sur le fondement de la responsabilité sans faute, de mettre à la charge du département des Hauts-de-Seine, la somme de 5 539 390,16 euros à parfaire, à lui verser au titre des préjudices subis du fait de l'absence de réalisation des logements sociaux ;
8°) d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal à compter du 22 octobre 2021 et dire que les intérêts échus seront capitalisés ;
8°) de mettre solidairement à la charge de l'Etat et du département des Hauts-de-Seine la somme de 5 000 euros, à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2022, le département des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la commune de Saint-Cloud une somme de 4 500 euros à lui verser, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2022, le ministre des armées déclare ne pas entendre présenter de conclusions et d'observations en réponse à la requête.
Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2022, la commune de Saint-Cloud, représentée par Me Cartier et Me Meyniel, demande au tribunal qu'il soit donné acte de son désistement d'instance et d'action.
Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2022, le département des Hauts-de-Seine représenté par Me Goutal, renonce à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
2. Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2022, la commune de Saint-Cloud déclare se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte à la commune de Saint-Cloud de son désistement d'instance et d'action.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Commune de Saint-Cloud, au département des Hauts-de-Seine et au ministre des armées.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 7 novembre 2022.
La présidente,
C. Van Muylder
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026