mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2113764 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | PILLET |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Debourg, rapporteure,
- et les observations de Me Pillet, représentant France travail.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 septembre 2016, Pôle Emploi a constaté un trop-perçu d'un montant total de 23 472, 48 euros, au bénéfice de Mme A C épouse B. Par une contrainte du 23 mai 2017, Pôle Emploi a mis à la charge de Mme B, le versement d'un indu de 17 273, 08 euros. Par un jugement du 3 novembre 2020, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé cette contrainte et déchargé l'intéressée de l'obligation de payer en raison d'une insuffisance de motivation. Par un courrier du 3 février 2021, Mme B a demandé à Pôle Emploi de lui verser la somme de 24 284, 84 euros comprenant la somme de 6 199, 04 euros indûment retenue par Pôle Emploi et la somme de 18 084, 80 euros correspondant au montant de l'allocation de solidarité spécifique qu'elle aurait dû percevoir entre septembre 2017 et janvier 2020. Par un courrier du 13 avril 2021, Pôle Emploi Ile-de-France, devenu France Travail, a refusé de faire droit à ces demandes. Par la présente requête, Mme B demande, dans le dernier état de ses écritures, la condamnation de France travail à lui verser la somme de 4 204, 25 euros indument retenue ou à défaut, de lui verser la même somme, à titre de dommages intérêts.
2. En premier lieu, la requérante ne peut utilement soutenir que la décision par laquelle France Travail a refusé de lui verser les sommes sollicitées est entachée d'une insuffisance de motivation. Ce moyen ne pourra qu'être écarté comme étant inopérant.
3. En second lieu, Mme B fait valoir qu'elle doit bénéficier du remboursement de la somme de 4 204, 25 euros qui lui a été indument prélevée le 13 octobre 2016. Toutefois et d'une part, la requérante ne produit aucun document de nature à démontrer qu'une telle somme aurait été prélevée de ses comptes. D'autre part, il résulte de l'instruction et notamment des tableaux transmis par France travail que, par le biais d'une régularisation informatique ayant pour objectif de réduire le montant d'un indu, cette somme n'a pas été directement prélevée à la requérante, elle a été déduite de l'indu initialement constaté le 7 septembre 2016 et réaffectée au versement de son allocation de solidarité spécifique pour la période du 1er décembre 2010 au 31 août 2011. Dans ces conditions, il n'est pas établi que la somme de 4 204, 25 euros aurait été indument prélevée à la requérante.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à solliciter la condamnation de France Travail au versement de la somme de 4 204, 25 euros, assortie des intérêts au taux légal. Dans le même sens, la requérante, qui n'établit l'existence d'aucune faute, ni d'aucun préjudice, n'est pas fondée à solliciter le versement de cette somme à titre de dommages intérêts. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B, la somme réclamée par France Travail au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C épouse B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de France Travail formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administration sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse B et à France Travail Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Griel, présidente ;
Mme Fabas, conseillère ;
Mme Debourg, conseillère ;
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
T. Debourg
La présidente,
signé
H. Le Griel
La greffière,
signé
H. Mofid
La République mande et ordonne au ministre du travail et de l'emploi en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation, la greffière.
N°2113764
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026