Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2114682
mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2114682 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ACTE V AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés le 29 novembre 2021, le 8 décembre 2022 et le 28 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Ganem, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois et une autorisation provisoire de séjour le temps strictement nécessaire à la délivrance du titre de séjour ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la menace à l'ordre public qu'il représente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa vie privée et familiale.
Par trois mémoires en défense, enregistrés le 15 avril 2022, le 1er septembre 2023, le 12 septembre 2023 et le 22 septembre 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que qu'un certificat de résidence algérien valable du 31 août 2023 au 30 novembre 2024 a été remis à M. A le 18 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Richard, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, né le 10 mai 1989, est entré en France en 1999. Il a présenté le 28 mars 2019 une demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien. Par un arrêté du 27 octobre 2021 dont M. A demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, et en exécution du jugement du tribunal administratif de Melun du 3 février 2023, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 29 décembre 2023, le préfet du Val-d'Oise a délivré à M. A un certificat de résidence algérien valable du 31 août 2023 au 30 novembre 2024. Le requérant, qui a produit des observations en réponse au mémoire du préfet du Val-d'Oise qui lui a été communiqué, ne conteste pas ces éléments. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation présentées par le requérant sont devenues sans objet ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président ;
Mme Richard, première conseillère ;
Mme Froc conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
La rapporteure,
signé
A. RICHARD
Le président,
signé
C. HUON
La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2114682
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