LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2115688

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2115688

vendredi 26 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2115688
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantLE GOFF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 décembre 2021 et 5 janvier 2023, et un mémoire récapitulatif enregistré le 19 décembre 2023, M. A D, représenté par Me Le Goff, avocat, et à compter du mémoire récapitulatif, par Me Conabady, avocat, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 à 2018, ainsi que des majorations et intérêts de retard correspondants, pour un montant total de 52 809 euros.

M. D soutient, dans le dernier état de leurs écritures, que :

- la décision rejetant sa réclamation préalable a été signée par une autorité incompétente ;

- la décision rejetant sa réclamation préalable est irrégulière en ce qu'elle ne mentionne pas la juridiction auprès de laquelle elle peut faire l'objet d'un recours contentieux ;

- la décision rejetant sa réclamation préalable est irrégulière en ce qu'elle rejette la contestation des impositions supplémentaires au titre de l'année 2019, alors que ces impositions n'étaient pas visées par la réclamation ;

- la décision rejetant sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- la procédure de vérification de comptabilité menée à l'encontre de la société P2S Express est entachée d'irrégularité, dès lors que les opérations de contrôle ont été menées en présence de M. C qui ne disposait pas de mandat pour représenter la société dans le cadre d'un contrôle fiscal ;

- il ne pouvait pas faire l'objet d'une imposition dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, dès lors que la SAS P2S Express n'a jamais opté pour le régime d'imposition des sociétés de personnes dans les conditions prévues aux articles 239 bis AB et 46 terdecies DA du code général des impôts ;

- les salaires qu'il a perçus de la SAS P2S Express doivent être déduits des résultats de cette société taxés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ;

- l'administration fiscale a méconnu son obligation de loyauté ;

- il aurait dû bénéficier d'une demi-part supplémentaire au titre de l'année 2016, dès lors qu'à cette date son épouse était impotente ;

- c'est à tort que la majoration de 40% prévue par les dispositions de l'article 1728 du code général des impôts leur a été appliquée.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er avril 2022, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

La directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise fait valoir que les moyens invoqués par M. D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Villette, conseiller ;

- et les conclusions de M. Prost, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. À la suite de la vérification de comptabilité de la SAS P2S Express, qui a pour activité déclarée le transport routier de fret de proximité, les rehaussements résultant des rectifications apportées aux bénéfices industriels et commerciaux de cette société ont été soumis à l'impôt sur le revenu au nom de chaque associé au prorata de sa participation au capital de la société. À ce titre, l'administration fiscale a notifié à M. D, qui détenait 50 % des parts de la SAS P2S Express sur les années en litige, par des propositions de rectification, en date des 3 décembre 2019 et 14 janvier 2020, selon la procédure d'évaluation d'office, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2016 à 2018, assorties des pénalités et intérêts de retard correspondants, pour un montant total de 52 809 euros. La réclamation présentée par le requérant, le 19 avril 2021, en vue d'obtenir le dégrèvement de ces impositions supplémentaires a été rejetée par l'administration fiscale, par une décision du 20 octobre 2021. M. D demande au Tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 à 2018, ainsi que des majorations et intérêts de retard correspondants.

2. Aux termes de l'article 8 du code général des impôts : " Sous réserve des dispositions de l'article 6, les associés des sociétés en nom collectif et les commandités des sociétés en commandite simple sont, lorsque ces sociétés n'ont pas opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux, personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société () Il en est de même, sous les mêmes conditions : () 6° Des membres des sociétés anonymes, des sociétés par actions simplifiées et des sociétés à responsabilité limitée qui ont opté pour le régime fiscal des sociétés de personnes dans les conditions prévues par l'article 239 bis AB () ". Aux termes de l'article 239 bis AB de ce code : " I.- Les sociétés anonymes, les sociétés par actions simplifiées et les sociétés à responsabilité limitée dont les titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché d'instruments financiers, dont le capital et les droits de vote sont détenus à hauteur de 50 % au moins par une ou des personnes physiques et à hauteur de 34 % au moins par une ou plusieurs personnes ayant, au sein desdites sociétés, la qualité de président, directeur général, président du conseil de surveillance, membre du directoire ou gérant, ainsi que par les membres de leur foyer fiscal au sens de l'article 6, peuvent opter pour le régime fiscal des sociétés de personnes mentionné à l'article 8 () III.- L'option ne peut être exercée qu'avec l'accord de tous les associés, à l'exclusion des associés mentionnés au deuxième alinéa du I. Elle doit être notifiée au service des impôts auprès duquel est souscrite la déclaration de résultats dans les trois premiers mois du premier exercice au titre duquel elle s'applique. / Elle est valable pour une période de cinq exercices, sauf renonciation notifiée dans les trois premiers mois de la date d'ouverture de l'exercice à compter duquel la renonciation s'applique () ". Aux termes de l'article 46 terdecies DA de l'annexe III au même code : " I. - La notification de l'option des sociétés anonymes, sociétés par actions simplifiées ou sociétés à responsabilité limitée pour le régime fiscal des sociétés de personnes en application des dispositions de l'article 239 bis AB du code général des impôts s'effectue selon le modèle établi par l'administration () Cette notification est signée par l'ensemble des associés, à l'exclusion des associés mentionnés au deuxième alinéa du I de l'article 239 bis AB précité. / II. - Les sociétés qui ont opté pour le régime prévu à l'article 239 bis AB du code général des impôts joignent aux déclarations de résultats déposées au titre des exercices pendant lesquels l'option s'applique un état conforme au modèle établi par l'administration () ".

3. Il résulte des dispositions précitées que l'option qu'une société anonyme, une société par actions simplifiée ou une société à responsabilité limitée satisfaisant aux conditions requises pour y prétendre souhaite exercer afin d'être soumise au régime fiscal applicable aux sociétés de personnes visé à l'article 8 du même code doit être souscrite d'un commun accord entre tous les associés, ce qui implique qu'elle le soit au moyen d'un document signé par l'ensemble des associés ou, à tout le moins, selon des modalités permettant à l'administration de constater l'existence d'un tel accord de l'ensemble des associés.

4. Il résulte de l'instruction qu'à la date où la SAS P2S Express aurait exercé l'option tendant à son assujettissement au régime d'imposition des sociétés de personnes, son capital social était détenu à parité par M. D et Mme B. Toutefois, le courrier du 10 décembre 2015, portant déclaration d'option pour le régime d'imposition des sociétés de personnes est revêtu de l'unique signature de M. D, et aucun document, tel un procès-verbal d'assemblée générale, n'est de nature à justifier d'un accord de l'ensemble des associés sur la souscription d'une telle option à compter de l'année 2015. Dans ces conditions, la SAS P2S Express, qui ne peut être regardée comme ayant régulièrement exercé l'option prévue à l'article 239 bis AB du code général des impôts, devait être soumise à l'impôt sur les sociétés. Par suite, M. D est fondé à soutenir que les résultats de la SAS P2S Express sur les années d'imposition en litige, ne pouvaient être imposés entre ses mains au titre de ses bénéfices industriels et commerciaux.

5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. D est fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 à 2018, ainsi que des majorations et intérêts de retard correspondants.

D É C I D E :

Article 1er : M. D est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2016 à 2018, ainsi que des majorations et intérêts de retard correspondants.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, M. Viain, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.

Le rapporteur,

signé

G. VILLETTE

Le président,

signé

K. KELFANI La greffière,

signé

A. CHANSON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions