jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2115721 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BERTRAND |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2021 sous le numéro 2115721, M. F D, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire de la commune d'Argenteuil (Val-d'Oise) l'a privé de rémunération pour service non fait du 12 au 13 août 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Argenteuil la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'un avis médical autorisant la reprise du travail et qu'elle l'a privée des garanties de la procédure disciplinaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la commune d'Argenteuil conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 5 avril 2022, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation.
Par un courrier, enregistré le 15 avril 2022, la commune d'Argenteuil a donné son accord pour une médiation.
Par un courrier, enregistré le 11 mai 2022, M. D, représenté par Me Bertrand, a donné son accord pour une médiation.
Par courriel du 9 janvier 2023, la médiatrice a informé le tribunal de l'échec de la médiation.
Par une ordonnance du 10 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mars 2023 à 12 heures.
Les parties ont été informées le 23 avril 2024, par application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement du tribunal était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la commune d'Argenteuil était en situation de compétence liée pour opérer une retenue sur le salaire de M. D dès lors qu'il se trouvait en absence irrégulière conformément aux dispositions de l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961 portant loi de finances rectificative pour 1961.
II. Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2021 sous le numéro 2116139, M. F D, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 25 octobre 2021 par lequel le maire de la commune d'Argenteuil lui a infligé la sanction du blâme ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Argenteuil la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des droits de la défense ;
- elle repose sur des faits matériellement inexacts ;
- elle est disproportionnée ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la commune d'Argenteuil conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 11 août 2022, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation.
Par un courrier, enregistré le 2 septembre 2022, la commune d'Argenteuil a donné son accord pour une médiation.
Par un courrier, enregistré le 11 septembre 2022, M. D, représenté par Me Bertrand, a donné son accord pour une médiation.
Par courriel du 9 janvier 2023, la médiatrice a informé le tribunal de l'échec de la médiation.
Par une ordonnance du 10 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mars 2023 à 12 heures.
III. Par une requête, enregistrée le 26 avril 2022 sous le numéro 2206434, M. D, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 18 février 2022 par lequel le maire de la commune d'Argenteuil lui a infligé la sanction d'exclusion temporaire de trois jours, du 21 au 23 mars 2022, et a opéré sur sa rémunération, pendant cette période, une retenue de 3/30ème ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Argenteuil la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle a été prise en méconnaissance des droits de la défense ;
- elle a été prise en l'absence de faute ;
- elle est disproportionnée ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2022, la commune d'Argenteuil conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 11 août 2022, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation.
Par un courrier, enregistré le 2 septembre 2022, la commune d'Argenteuil a donné son accord pour une médiation.
Par un courrier, enregistré le 11 septembre 2022, M. D, représenté par Me Bertrand, a donné son accord pour une médiation.
Par courriel du 9 janvier 2023, la médiatrice a informé le tribunal de l'échec de la médiation.
Par une ordonnance du 10 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mars 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi n° 61-825 du 29 juillet 1961 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la circulaire du 10 novembre 2020 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lusinier, conseillère ;
- les conclusions de M. Sitbon, rapporteur public ;
- et les observations de M. G, représentant la commune d'Argenteuil.
Considérant ce qui suit :
1. M. D est agent de régie dans les services de la commune d'Argenteuil (Val-d'Oise). Par les présentes requêtes, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire de la commune l'a privé de rémunération pour service non fait du 12 au 13 août 2021 et les arrêtés des 25 octobre 2021 et 18 février 2022 respectivement, par lesquels le maire de la commune lui a infligé les sanctions de blâme et d'exclusion temporaire de fonctions de trois jours, du 21 au 23 mars 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2115721, 2116139 et 2206434 concernent le même fonctionnaire, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la retenue sur traitement pour absence de service fait :
3. Par une circulaire du 10 novembre 2020, la directrice générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a indiqué aux secrétaires généraux des ministères la façon dont les mesures de protection des agents vulnérables placés sous leur autorité, prévues par la circulaire du Premier ministre du 1err septembre 2020, devaient être mises en œuvre à la suite de l'abrogation du décret du 29 août 2020 par le décret du 10 novembre 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi du 25 avril 2020. Cette circulaire a ainsi rappelé le premier critère d'identification des personnes vulnérables, se rapportant à la situation d'âge, de grossesse ou d'état de santé de la personne, fixé par le décret du 10 novembre 2020 et renvoyant aux facteurs de vulnérabilité identifiés par le Haut Conseil de la santé publique. Elle a indiqué qu'à leur demande et sur présentation d'un certificat délivré par un médecin traitant ou justification de leur âge, les agents publics remplissant ce premier critère sont placés totalement en télétravail et que si le recours au télétravail est impossible, l'employeur détermine les aménagements à apporter au poste de travail de l'intéressé, dans le respect des mesures de protection préconisées par le Haut Conseil de santé publique, correspondant en substance à celles énumérées par le second critère fixé par le décret du 10 novembre 2020. Elle a précisé que l'agent est placé en autorisation spéciale d'absence si l'employeur estime être dans l'impossibilité d'aménager le poste de façon à protéger suffisamment l'agent ou, en cas de désaccord avec l'agent sur les mesures de protection mises en œuvre, dans l'attente de l'avis du médecin du travail alors saisi par l'employeur.
4. Si M. D soutient que son statut de personne vulnérable impliquait nécessairement son placement en autorisation spéciale d'absence, il ressort de la fiche de visite du 29 juin 2021 versée à l'instance que le médecin de prévention, le docteur A, a estimé que sa reprise en présentiel était possible, au vu de la mise à sa disposition d'un bureau isolé, comme cela ressort de son rapport établi le 23 novembre 2021. En raison de cet avis médical, dont M. D ne justifie pas qu'il se serait agi d'un faux, l'intéressé a vainement été appelé à reprendre ses fonctions à plusieurs reprises, notamment par message vocal du 9 juillet 2021 et par courrier du 20 juillet 2021. Par un échange de courriels des 6 et 7 août 2021, la commune d'Argenteuil a à nouveau rappelé à M. D qu'il était attendu le lundi 9 août suivant, ce à quoi l'intéressé a indiqué ne pas s'être organisé pour la garde de ses enfants. Alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il avait été alerté plus d'un mois auparavant sur sa reprise de fonctions en présentiel, M. D ne pouvait donc ignorer la fin de son autorisation spéciale d'absence. Par suite, faute pour l'intéressé d'avoir été en autorisation spéciale d'absence les 12 et 13 août 2021, la commune d'Argenteuil n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en procédant à une retenue sur son traitement en l'absence de service fait. La commune étant de ce fait en situation de compétence liée, les moyens soulevés par M. D doivent donc être écartés comme étant inopérants.
5. En tout état de cause, la retenue sur traitement n'a pas le caractère d'une sanction disciplinaire, mais constitue une mesure purement comptable qui n'est soumise à aucune procédure particulière. Elle n'exige, en conséquence, ni que l'agent ait été mis en mesure de présenter sa défense, ni même qu'il ait été préalablement informé de la décision prise à son encontre avant que celle-ci ne soit exécutée. Le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué n'a été précédé d'aucun avis médical ni procédure disciplinaire doit donc, en toute hypothèse, être écarté en ses deux branches. Il en va de même du moyen tiré du détournement de pouvoir, qui n'est en toute hypothèse pas établi.
En ce qui concerne la sanction du blâme :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 2° Infligent une sanction (). L'article L. 211-5 de ce code dispose : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté litigieux mentionne les dispositions légales sur lesquelles il est fondé, notamment la loi du 13 juillet 1983 et celle du 26 janvier 1984. Il vise également le courrier du 22 septembre 2021 informant M. D de la procédure engagée à son encontre et énonçant les motifs qui en sont à l'origine. En outre, l'arrêté précise qu'il est reproché à l'intéressé " son comportement agressif et contraire à son devoir d'obéissance lors d'un incident le 13 septembre 2021 ". Est sans incidence sur la légalité de l'arrêté en cause la circonstance que la date ainsi mentionnée correspond à celle de la rédaction du rapport d'incident et non à celle de la commission des faits qui lui sont reprochés dès lors qu'il ressort clairement des pièces du dossier, dont avait connaissance M. D, que les faits en cause ont été commis le 9 septembre 2021. En visant clairement les manquements opposés à M. D, et alors même qu'il n'en mentionne pas les circonstances exactes, l'arrêté en litige comprend donc des mentions suffisantes. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit par suite être écarté comme manquant en fait.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. () ". Selon l'article 4 du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale () / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. Les pièces du dossier et les documents annexés doivent être numérotés. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. D a été informé par courrier du 22 septembre 2021 qu'une procédure disciplinaire était engagée à son encontre, ce courrier exposant les griefs qui lui étaient reprochés et l'informant de la possibilité de consulter son dossier et de se faire assister par le représentant de son choix. En revanche, il ne résulte d'aucune disposition légale ou principe général qu'avant l'édiction d'une sanction du premier groupe, l'administration serait tenue d'indiquer à l'agent la possibilité de présenter des observations écrites ou orales. En outre, la décision contestée ayant été prise le 25 octobre 2021, M. D a été en mesure, compte tenu de l'information qui lui a été faite d'engager une procédure disciplinaire à son encontre le 22 septembre 2021, de faire valoir ses observations et de présenter sa défense. Par suite, M. D, qui ne saurait utilement se prévaloir des stipulations du 1 de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'est pas fondé à soutenir que le principe du respect des droits de la défense a été méconnu.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa version applicable au litige : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale. / () ". Selon l'article 89 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes. / () Premier groupe : / l'avertissement ; / le blâme ; / l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; / () ".
11. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont établis, s'ils constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
12. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport d'incident rédigé le 13 septembre 2021 par le supérieur hiérarchique de M. D, que ce dernier, après avoir exprimé de manière vindicative son refus de reprendre son poste, était très tendu et agressif, qu'il lui a coupé la parole à plusieurs reprises, puis a tenté de l'intimider en haussant la voix et a fini par placer son visage très proche du sien, ce qui a nécessité l'intervention physique de M. E, chef du service Centre d'appels et Pré-accueil, et de Mme B, régisseuse. De tels agissements, matériellement établis, révèlent des manquements de M. D à son obligation d'obéissance hiérarchique et à son devoir de réserve. Par suite, alors même que ces faits seraient restés isolés et qu'ils n'auraient pas entraîné de dysfonctionnements du service, le blâme en litige, qui n'est qu'une sanction de premier groupe, n'est pas disproportionné à la gravité des fautes commises par le requérant. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la disproportion de la sanction en litige doivent être écartés.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés, le moyen tiré du détournement de pouvoir, qui n'est pas établi, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la sanction de l'exclusion temporaire :
14. En premier lieu, par arrêté n° 2020/120A du 9 juillet 2020 régulièrement affiché le lendemain, le maire de la commune d'Argenteuil a donné délégation à M. C, adjoint au maire délégué aux ressources humaines, à l'effet de signer tous actes et documents relatifs aux ressources humaines. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
15. En deuxième lieu, il est constant que le requérant a été invité à consulter son dossier et à se faire assister par le représentant de son choix. Ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, la circonstance que l'autorité administrative ne l'est pas informée de son droit à présenter des observations écrites avant l'édiction de la sanction est sans incidence sur la régularité de la procédure suivie.
16. En troisième lieu, il n'est pas contesté que M. D a adopté un comportement menaçant et intimidant envers le médecin du travail et une chef de service. Ces faits constituent des manquements graves au devoir d'obéissance hiérarchique, au devoir de réserve et à l'obligation de dignité qui s'imposent à tous les fonctionnaires, de sorte que la commune d'Argenteuil n'a pas commis d'erreur d'appréciation en sanctionnant M. D. Dans les circonstances de l'espèce, alors que l'intéressé avait déjà été sanctionné pour des faits similaires, nonobstant les témoignages favorables sporadiques qu'il produit, la sanction d'exclusion du service de trois jours n'est pas disproportionnée eu égard à la gravité des fautes commises.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés, le moyen tiré du détournement de pouvoir, qui n'est pas établi, ne peut qu'être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. D doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Les requêtes de M. D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F D et à la commune d'Argenteuil.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente, Mme Cordary, première conseillère, et Mme Lusinier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
V. Lusinier
La présidente,
Signé
C. OriolLa greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
N°s 2115721 - 2116139 - 2206434
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026