LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2115890

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2115890

mardi 16 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2115890
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantMICHEL-AUDOUIN-GILLET-BELGRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2021, Mme A B, représentée par la SCP Michel-Audouin-Gillet-Belgrand, demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016, ainsi que des pénalités correspondantes.

Elle soutient que :

- les sommes versées par la société AZ World Travels correspondent à la rémunération d'une activité exercée auprès de la société ;

- elle a déclaré 19 502 euros de traitements et salaires au titre de l'année 2015, de sorte que la base d'imposition retenue par l'administration doit être réduite à concurrence de cette somme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2022, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 mars 2024 :

- le rapport de Mme Saïh, rapporteure ;

- les conclusions de M. Boriès, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Suite à la vérification de comptabilité de la SARL AZ World Travels, qui exerce une activité d'agence de voyages, au titre des exercices 2015 à 2017, l'administration fiscale a constaté des versements de fonds au profit de Mme B par l'inscription au compte " 467 - débiteurs et créditeurs divers " des sommes de 42 846 euros en 2015 et 9 755 euros en 2016. Mme B a fait l'objet d'un contrôle sur pièces, à l'issue duquel elle s'est vue notifier par deux propositions de rectification, en date des 13 décembre 2018 et 2 juillet 2019, établies selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2015 et 2016 pour un montant, droits et pénalités, de 23 381 euros. Ces cotisations supplémentaires ont été mises en recouvrement le 30 juin 2020. Mme B a contesté les impositions supplémentaires mises à sa charge par une réclamation du 8 juin 2021, qui a été rejetée par une décision du 25 octobre 2021. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal de prononcer la décharge totale ou partielle des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016 ainsi que des pénalités correspondantes.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. /Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement. ".

3. Il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté, que Mme B n'a pas formulé d'observations en réponse aux propositions de rectification des 13 décembre 2018 et 2 juillet 2019 qui lui ont été régulièrement notifiées. Par suite, Mme B supporte la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions supplémentaires en litige.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :

4. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital (). ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : () c. Les rémunérations et avantages occultes ; (). ".

5. Pour contester les cotisations supplémentaires d'impositions mises à sa charge, Mme B soutient que les sommes versées par la société AZ World Travels à son bénéfice correspondent à la rémunération de son activité professionnelle au sein de ladite société et qu'elle a, en outre, déclaré la somme de 19 502 euros dans la catégorie des traitements et salaires au titre de l'année 2015. A l'appui de sa requête, elle produit ses bulletins de salaire édités par la société AZ World Travels de janvier 2015 à décembre 2015, mentionnant un salaire mensuel de 1 625, 20 euros nets, ainsi que ses relevés bancaires pour la période du 31 décembre 2014 au 31 décembre 2015 faisant apparaître des versements mensuels de cette société du même montant. Toutefois, ces seules pièces ne suffisent pas à démontrer que la requérante est salariée de la société AZ World Travels. Elle ne produit, en effet, ni son contrat de travail, ni aucun autre document permettant au tribunal d'établir la réalité et la teneur de ses missions au sein de cette entreprise, alors qu'il résulte de l'instruction que Mme B n'est pas au nombre des salariés de cette société dans sa déclaration annuelle de données sociales au titre de l'année 2015. Dans ces conditions, Mme B, qui supporte la charge de la preuve à défaut d'observations formulées à la suite des propositions de rectification qui lui ont été régulièrement notifiées, n'établit pas l'origine des versements en litige. Par suite, Mme B devant être regardée comme ayant bénéficié d'avantages occultes au sens du c) de l'article 111 du code général des impôts, au titre des années en litige, c'est donc à bon droit que l'administration fiscale l'a assujettie à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2015 et 2016.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en décharge présentées par

Mme B doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

Mme Saïh, première conseillère,

Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.

La rapporteure,

Z. Saïh

Le président,

T. Bertoncini La greffière,

N. Magen

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions