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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2116314

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2116314

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2116314
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation8ème Chambre
Avocat requérantCABINET KING & SPALDING INTERNATIONNAL LLP

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 30 décembre 2021, 17 octobre 2022 et 12 décembre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Bistro le Sancerre, représentée par Me Goldstein, demande au tribunal :

1°) la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2015, 2016 et 2017 et des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'opposition à contrôle fiscal n'est pas constituée dès lors qu'elle s'est montrée coopérative pendant les opérations de contrôle et que le seul défaut de présentation des documents informatiques relatifs aux écritures comptables ne suffit pas à la caractériser ;

- le rehaussement effectué au titre du solde créditeur du compte courant d'associé n'est pas fondé dès lors que l'origine de ces fonds a été justifiée au moins à hauteur de 90 954 euros et que cette somme a permis de financer le fonds de commerce ;

- la reconstitution du chiffre d'affaires est viciée dès lors que le service vérificateur a réintégré les montants des tickets annulés qui correspondent à des commandes annulées ou à des commandes modifiées prises en comptes par d'autres tickets et que le montant des charges déductibles a été sous-évalué ; cette méthode aboutit à une surestimation de son chiffre d'affaires et à une sous-évaluation de ses charges ; elle propose une méthode alternative fondée sur les achats ;

- la majoration de 10% ne s'applique pas sur les sommes réintégrées en base mais sur les seuls droits issus des rehaussements mis à la charge du contribuable et doit en conséquence être déchargée à hauteur de 52 407 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 juillet et 25 novembre 2022, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la majoration de 10% ayant été appliquée aux bases de rehaussements au 31 décembre 2015 et au 31 décembre 2016, en lieu et place d'une application aux droits rappelés, il a prononcé un dégrèvement à hauteur de 52 407 euros ;

- aucun moyen de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, rapporteure,

- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société à responsabilité limitée (SARL) Bistrot le Sancerre qui exerce une activité de restauration traditionnelle, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017, étendue au 31 mars 2018 en matière de taxe sur la valeur ajoutée. A l'issue de cette vérification, par une proposition de rectification du 17 décembre 2018, le service lui a notifié, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018 et des rehaussements en matière d'impôts sur les sociétés pour les exercices clos en 2015, 2016 et 2017. La réclamation préalable de la société requérante a été rejetée par une décision du 2 novembre 2021. Par la présente requête, la SARL Bistrot le Sancerre demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.

Sur l'étendue du litige :

2. Par décision du 25 novembre 2022, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France a prononcé le dégrèvement de l'amende de l'article 1729 H du code général des impôts mise à la charge de la société requérante au titre des années 2015 et 2016 à concurrence de respectivement 25 117 euros et 27 290 euros. Les conclusions présentées par la SARL Bistrot le Sancerre relatives à cette amende sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

3. Aux termes du IV de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, le contrôle porte sur l'ensemble des informations, données et traitements informatiques qui concourent directement ou indirectement à la formation des résultats comptables ou fiscaux et à l'élaboration des déclarations rendues obligatoires par le code général des impôts ainsi que sur la documentation relative aux analyses, à la programmation et à l'exécution des traitements ". Aux termes du II de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales dans sa rédaction applicable au litige : " En présence d'une comptabilité tenue au moyen de systèmes informatisés et lorsqu'ils envisagent des traitements informatiques, les agents de l'administration fiscale indiquent par écrit au contribuable la nature des investigations souhaitées. Le contribuable formalise par écrit son choix parmi l'une des options suivantes : / a) Les agents de l'administration peuvent effectuer la vérification sur le matériel utilisé par le contribuable ; / b) Celui-ci peut effectuer lui-même tout ou partie des traitements informatiques nécessaires à la vérification. () ; / c) Le contribuable peut également demander que le contrôle ne soit pas effectué sur le matériel de l'entreprise. Il met alors à la disposition de l'administration les copies des documents, données et traitements soumis à contrôle. (). L'administration communique au contribuable, sous forme dématérialisée ou non au choix du contribuable, le résultat des traitements informatiques qui donnent lieu à des rehaussements au plus tard lors de l'envoi de la proposition de rectification mentionnée à l'article L. 57. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers. / Ces dispositions s'appliquent en cas d'opposition à la mise en œuvre du contrôle dans les conditions prévues aux I et II de l'article L. 47 A () ".

4. Il résulte de l'instruction que la SARL Bistrot le Sancerre n'a jamais déposé de déclarations depuis sa création, que la comptabilité n'a pas été effectuée et qu'aucune sauvegarde des données du logiciel de caisse n'a été conservée par la société, ce qu'elle a elle-même reconnu. La SARL Bistrot le Sancerre a choisi l'option, prévue par le c) du II de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales, consistant à mettre à la disposition de l'administration les copies des documents, données et traitements lui permettant de réaliser les traitements informatiques souhaités sur son propre matériel, mais s'est bornée, en réponse à la demande de l'administration de transmission des fichiers informatiques du système de caisse, à lui adresser des fichiers portant sur le mois de mars 2018. Par un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité sous format informatisé dressé le 24 mai 2018, le service a constaté l'absence de présentation de comptabilité sous format informatisé pour l'ensemble de la période vérifiée. La comptabilité de l'exercice 2015 a été présentée au service vérificateur le 28 juin 2018, deux mois après le début du contrôle, et la comptabilité relative à l'année 2016 a été communiquée le 29 novembre 2018, six mois après le début du contrôle. En revanche aucune comptabilité n'a été présentée pour l'exercice 2017 ni pour la période du 1er janvier au 31 mars 2018, ce qui a été constaté par un procès-verbal du 10 décembre 2018 par le service vérificateur. Il s'ensuit que c'est à bon droit que l'administration fiscale a estimé, en se fondant sur ces éléments, après avoir jugé que les traitements informatiques qu'elle souhaitait entreprendre étaient nécessaires au contrôle, que l'absence de production des fichiers informatiques de l'année 2017 et de la période du 1er janvier au 31 mars 2018 permettant leur mise en œuvre revêtait un caractère délibéré, de sorte qu'était caractérisée une situation d'opposition à contrôle fiscal. Ainsi, elle a pu légalement faire usage de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales pour l'année 2017 en matière d'impôt sur les sociétés, et pour la période du 1er janvier 2017 au 31 mars 2018 en matière de taxe sur la valeur ajoutée, sans entacher la procédure d'imposition d'irrégularité.

Sur le bien-fondé des impositions demeurant en litige :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

5. Aux termes de l'article L. 193 du même livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".

6. Il résulte de l'instruction que les cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés et les droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée réclamés à la société requérante au titre des années 2015 et 2016 et de la période correspondante ont été établis à bon droit en application de la procédure de taxation d'office des articles L. 66 et L. 68 du livre des procédures fiscales. Ainsi qu'il vient d'être dit, l'administration fiscale a régulièrement appliqué la procédure d'évaluation d'office de l'article L. 74 du même livre pour l'année 2017 et la période du 1er janvier 2017 au 31 mars 2018. Partant, en application des dispositions de l'article L. 193 dudit live, il appartient à la SARL Bistrot le Sancerre d'établir l'exagération des impositions en litige.

En ce qui concerne, au titre de l'année 2015, l'imposition à l'impôt sur les sociétés d'un passif injustifié :

7. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts : " 1. Sous réserve des dispositions des articles 33 ter, 40 à 43 bis et 151 sexies, le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. / 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. () 4 bis. Pour l'application des dispositions du 2, pour le calcul de la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de l'exercice, l'actif net d'ouverture du premier exercice non prescrit déterminé, sauf dispositions particulières, conformément aux premier et deuxième alinéas de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales ne peut être corrigé des omissions ou erreurs entraînant une sous-estimation ou surestimation de celui-ci. / Les dispositions du premier alinéa ne s'appliquent pas lorsque l'entreprise apporte la preuve que ces omissions ou erreurs sont intervenues plus de sept ans avant l'ouverture du premier exercice non prescrit. ".

8. Les opérations de contrôle ont permis d'établir que le compte courant d'associé de M. A, gérant de la société, présentait au titre de l'année 2015 un solde créditeur de 120 935,65 euros. La société requérante fait valoir qu'il s'agit de la contrepartie des avances consenties par M. A à la société depuis sa création. Toutefois, la transmission de la copie d'un relevé de compte détenu par la société au CIC, qui fait mention des crédits de 29 300 euros, 700 euros et 30 000 euros les 16, 21 et 24 septembre 2010, ne permet pas d'en justifier l'origine. En outre, la copie de la remise de chèque d'un montant de 30 000 euros ne permet pas d'établir le lien avec les sommes remises sur le compte courant d'associé. Enfin, si l'acte portant cession du fonds de commerce Abel's Pizza du 15 octobre 2010 fait mention d'une somme de 65 000 euros provenant des deniers personnels de la société requérante, il n'est pas fait mention de fonds provenant de M. A. Il s'ensuit que, la SARL Bistrot le Sancerre ne justifiant pas que les sommes portées au crédit du compte courant d'associé de M. A sont la contrepartie d'une dette que la société aurait contracté à son égard faute de justifier de l'origine de la dette, l'administration fiscale a pu à bon droit les réintégrer dans le bénéfice imposable de la SARL Bistrot le Sancerre en application de l'article 38 du code général des impôts.

En ce qui concerne la reconstitution du chiffre d'affaires :

9. En premier lieu, la société requérante à laquelle il incombe de prouver l'exagération de la reconstitution de son chiffre d'affaires en application des dispositions de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, peut, si elle n'est pas en mesure d'établir le montant exact de ses résultats en s'appuyant sur une comptabilité régulière et probante, soit critiquer la méthode d'évaluation que l'administration a suivie et qu'elle doit faire connaître au contribuable, en vue de démontrer soit que cette méthode est radicalement viciée ou excessivement sommaire, soit qu'elle aboutit, au moins sur certains points et pour un certain montant, à une exagération des bases d'imposition, soit encore, aux mêmes fins, soumettre à l'appréciation du juge une nouvelle méthode d'évaluation permettant de déterminer les bases d'imposition avec une précision meilleure que celle qui pouvait être atteinte par la méthode primitivement utilisée par l'administration. A l'appui de sa démonstration, elle peut, en cours d'instance, apporter tous les éléments de preuve comptables ou extra-comptables.

10. Il résulte de l'instruction, et notamment de la proposition de rectification du 17 décembre 2018, qu'en l'absence de déclaration depuis sa création, de sauvegarde des données du logiciel de caisse, d'inventaire des stocks, de comptabilité au titre des années 2017 et 2018, de certaines bandes et tickets unitaires de caisse, d'un volume de tickets de recettes au titre de la période vérifiée, de pièces justificatives de recettes et de charges et de relevé mensuel récapitulatif, le service vérificateur a reconstitué le chiffre d'affaires à partir de la saisie des tickets de recettes journaliers présentés. Il a établi un ticket journalier moyen en divisant les recettes totales figurant sur les tickets journaliers présentés par le nombre de jours concernés par ces tickets, puis le chiffre d'affaires annuel reconstitué en multipliant le ticket moyen par le nombre de jours d'ouverture du restaurant sur la période vérifiée. La SARL Bistrot le Sancerre ne conteste pas cette partie de la méthode. Le service a ensuite ajouté au chiffre d'affaires obtenu les annulations de recettes présentes sur les tickets présentés qui n'ont pas pu être expliquées. La SARL Bistrot le Sancerre estime que les tickets annulés qui ont été réintégrés ne correspondent pas à des ventes effectives mais correspondent, soit à des commandes annulées, soit à des commandes modifiées comptabilisées au titre d'un autre ticket, soit à des erreurs initiales donnant lieu à la rédaction d'un nouveau ticket. En outre, elle relève que le montant des charges admis en déduction, qui ne prend en compte que les factures transmises par la société requérante, est sous-évalué par rapport au chiffre d'affaires reconstitué. Elle en déduit que cette méthode de calcul est viciée et propose une méthode fondée sur les dépenses de matières premières enregistrées dans ses comptes.

11. Toutefois, il résulte de l'instruction que le service vérificateur a reconstitué le chiffre d'affaires en prenant en compte l'ensemble des pièces justificatives mises à sa disposition pendant le contrôle. En ce qui concerne la reconstitution des recettes, le service vérificateur s'est fondé sur les tickets journaliers dès lors qu'aucune déclaration n'a été déposée sur la période vérifiée. En ce qui concerne les charges admises en déduction, le service a retenu les charges justifiées présentées par la SARL Bistrot le Sancerre bien qu'aucune déclaration de résultats n'ait été déposée au titre de l'exercice clôt en 2017. Le taux de marge proposé par la SARL Bistrot le Sancerre n'est accompagné par aucune pièce justificative permettant de justifier les charges retenues ni les taux de charge retenus. En outre, le document relatif aux dépenses de matières premières transmis par la SARL Bistrot le Sancerre n'est pas un document définitif. Ainsi, la société requérante n'établit pas que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires employée serait excessivement sommaire ou radicalement viciée, ni qu'elle serait entachée d'erreurs aboutissant à une exagération de sa base imposable. Par ailleurs, elle ne propose aucune de reconstitution alternative permettant de déterminer les bases d'imposition avec une précision meilleure que celle pouvant être atteinte par la méthode primitivement utilisée par l'administration. Il s'ensuit que c'est à bon droit l'administration fiscale a, à l'issue de cette reconstitution de recettes et de chiffre d'affaires fondée sur les conditions d'exploitation de l'entreprise, mis à la charge de la société requérante, sur le terrain de la loi fiscale, des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés et des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée au titre respectivement des années 2015 à 2017 et de la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018.

12. En second lieu, l'interprétation administrative de la loi fiscale invoquée par la société requérante ne comporte aucune interprétation différente de la loi fiscale dont il a été fait application. A supposer qu'elle ait entendu le faire, la société requérante n'est, en conséquence, pas fondée à s'en prévaloir sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la SARL Bistrot le Sancerre tendant à la décharge en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2015, 2016 et 2017 et des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018 doivent être rejetées ainsi que, dans les circonstances de l'espèce, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SARL Bistrot le Sancerre à concurrence des dégrèvements de l'amende de l'article 1729 H du code général des impôts prononcés par l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France, au titre des années 2015 et 2016 à hauteur de respectivement 25 117 euros et 27 290 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Bistrot le Sancerre est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Bistrot le Sancerre et à l'administrateur général chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile de France.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

M. Jacquinot, conseiller,

Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

La rapporteure,

signé

S. Cuisinier-HeisslerLe président,

signé

T. BertonciniLa greffière,

signé

N. Magen

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2116314

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