mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2200106 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | RENOULT |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 5 janvier 2022 sous le numéro 2200107 et un mémoire complémentaire enregistré le 22 décembre 2022, Mme C B, représentée par Me Renoult, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 17 298 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait de son accident de service du 23 juin 2016 ;
2°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été victime d'un accident de service le 23 juin 2016 de nature à engager la responsabilité sans faute de l'Etat ;
- elle a subi du fait de cet accident des préjudices s'élevant à un montant de 17 298 euros, résultant des sommes de :
* 1 498 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
* 4 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
* 4 000 euros au titre des souffrances endurées ;
* 2 800 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
* 2 000 euros au titre du préjudice d'agrément ;
* 1 000 euros au titre du préjudice sexuel ;
* 2 000 euros au titre de remboursement des frais d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que Mme B n'établit ni l'existence d'un lien de causalité entre l'accident de service du 23 juin 2016 ni la réalité des préjudices dont elle se prévaut.
La requête a été communiquée, le 19 décembre 2023, à la mutuelle générale de l'Education nationale qui n'a pas présenté d'observations ni demandé le remboursement de débours.
Par ordonnance du 19 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 19 janvier 2024.
II. Par une requête enregistrée le 5 janvier 2022 sous le numéro 2200106 et un mémoire complémentaire enregistré le 22 décembre 2022, Mme C B, représentée par Me Renoult, demande au tribunal, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 4 000 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait de son accident de service du 23 juin 2016 ;
2°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle invoque les mêmes fondements et moyens que dans le cadre de la requête n°2200107 susvisée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 février 2022 et le 3 mars 2023, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
La requête a été communiquée, le 19 décembre 2023, à la mutuelle générale de l'Education nationale qui n'a pas présenté d'observations et n'a pas demandé le remboursement de débours.
Par ordonnance du 19 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 19 janvier 2024.
Par un courrier en date du 18 décembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que la requête en référé provision était susceptible de faire l'objet d'un non-lieu dès lors que le jugement à intervenir au fond dans la requête n° 22100107 doit statuer sur les conclusions indemnitaires présentées au même titre.
Vu :
- le rapport d'expertise enregistré le 22 décembre 2022 ;
- les ordonnances n°2108955 du 20 mai 2022 par laquelle le tribunal administratif a ordonné une expertise en vue de fixer la date de consolidation de l'état de santé de Mme B et de déterminer ses préjudices en lien avec l'accident survenu le 23 juin 2016 et du 11 janvier 2013 par laquelle le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 2 010 euros ;
-les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Moinecourt, rapporteure
- les conclusions de Mme David-Brochen, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, née le 20 septembre 1963, professeure des écoles au sein de l'école élémentaire Marcel Pagnol à Saint-Leu-la-Forêt (95320), a été victime d'un accident sur son lieu de travail le 23 juin 2016 alors qu'elle participait à la surveillance de la récréation, un élève lui ayant involontairement porté un coup de pied dans la cheville et étant ensuite tombé sur son pied. Par une décision en date du 6 juillet 2016, le directeur académique des services de l'éducation nationale du Val-d'Oise a reconnu ledit accident imputable au service, celui-ci ayant occasionné un arrêt de travail de la requérante pour la période allant du 24 juin 2016 au 3 juillet 2016. Par un courrier du 30 octobre 2021, Mme B a adressé à la rectrice de l'académie de Versailles une demande préalable tendant à l'indemnisation de ses préjudices résultant de cet accident de service, restée sans réponse. Par une ordonnance n° 2108955 en date du 20 mai 2022, le juge des référés de ce tribunal a, à la demande de Mme B, ordonné une expertise aux fins de fixer la date de consolidation de son état de santé et de déterminer ses préjudices en lien avec son accident survenu le 23 juin 2016. Le rapport d'expertise du Dr A a été enregistré au greffe du tribunal le 26 décembre 2022.
2. Par la requête enregistrée sous le n° 2200106, Mme B a demandé au juge des référés le versement d'une somme de 4 000 euros à titre de provision à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices relatifs à son accident de service. Par une seconde requête du même jour enregistrée sous le n° 2200107, elle demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une somme de 17 298 euros en réparation de ces préjudices.
3. Les requêtes susvisées enregistrées sous les numéros 2200106 et 2200107 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul et même jugement.
I. Requête n° 2200107 :
Sur la demande indemnitaire de Mme B :
En ce qui concerne la responsabilité :
4. Compte tenu des conditions posées à son octroi et de son mode de calcul, l'allocation temporaire d'invalidité doit être regardée comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions qui instituent ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice.
5. Il est constant que Mme B a été victime d'un accident sur son lieu de travail le 23 juin 2016, qui a été reconnu imputable au service. Elle a en effet reçu accidentellement un violent coup de pied dans la cheville par un enfant qui cherchait à taper dans un ballon, cet enfant étant ensuite tombé sur son pied. Si l'administration conteste la réalité des préjudices dont fait état Mme B et leur lien avec cet accident, il résulte toutefois de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du Dr A, que cet accident a été suivi d'une période d'immobilisation plâtrée du pied de Mme B avec marche à l'aide de cannes anglaises, puis de séances de kinésithérapie. S'il résulte de l'instruction, ainsi que cela est souligné en défense, que les examens de Mme B ne révélaient pas de lésion traumatique, il résulte toutefois d'un compte-rendu d'imagerie à résonnance magnétique du 1er septembre 2016 versé au dossier que Mme B présentait à cette date des anomalies telles qu'un " épanchement dans l'articulation talo-crurale et dans l'articulation sous talienne " avec une " distension du plan ligamentaire médio-dorsal et de l'articulation talo-scaphoïdienne ". La masseuse kinésithérapeute ayant pris en charge Mme B a attesté le 30 mars 2017 l'avoir traitée pour une entorse de la cheville droite et que celle-ci a conservé ses cannes jusqu'à cette date. Si l'administration conteste que les douleurs au genou dont souffre Mme B, causées par un mauvais positionnement de son pied, soient liées à son accident, il résulte pourtant de ce même témoignage qu'une mauvaise posture du genou a été adoptée par la requérante en raison des douleurs podales en lien avec son accident. Dans ces conditions, compte-tenu à la fois du rapport d'expertise et des témoignages versés à l'instance, Mme B doit être regardée comme établissant le lien entre son dommage, constitué par ses douleurs au pied et au genou, et l'accident de service dont elle a été victime le 23 juin 2016. Il en résulte que Mme B est fondée à demander, sur le fondement de la responsabilité sans faute, l'indemnisation par l'Etat de ses préjudices patrimoniaux autres que ceux liés aux pertes de revenus et à l'incidence professionnelle ainsi que de ses préjudices personnels, et dont la réalité est établie.
En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :
6. Il résulte du rapport d'expertise du Dr A, dont les conclusions ne sont pas contredites sur ce point, que la date de consolidation de l'état de santé de Mme B peut être fixée au 31 mai 2022.
S'agissant des préjudices temporaires :
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
7. Mme B demande la somme de 1 498 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire. L'expert a à cet égard estimé que ce déficit en lien avec le dommage a été de 50 % entre le 23 juin et le 1er septembre 2016, de 25 % entre le 2 septembre 2016 et le 1er janvier 2017, puis de 10 % entre le 2 janvier et le 31 mai 2017. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme 500 euros.
Quant aux souffrances endurées :
8. Les souffrances endurées par Mme B avant consolidation, imputables à son accident de service, ont été fixées par l'expert à 2 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme de 2 000 euros.
Quant au préjudice esthétique temporaire :
9. Le préjudice esthétique temporaire de Mme B en lien avec son accident de service a été évalué à 2 sur 7 jusqu'au 1er septembre 2016 puis à 1 sur 7 jusqu'au 1er janvier 2017. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme de 1 500 euros.
S'agissant des préjudices permanents :
Quant aux frais divers :
10. Mme B demande le remboursement de dépenses engagées en lien avec les opérations d'expertise à hauteur de 2 000 euros. Toutefois, elle ne précise pas la nature de ses dépenses et ne verse à l'instance aucun justificatif. La réalité de ce préjudice n'étant dès lors pas établie, cette demande ne peut qu'être rejetée.
Quant au déficit fonctionnel permanent :
11. En l'espèce, le déficit fonctionnel permanent de Mme B en lien avec le dommage a été évalué à 2 % par l'expert. Dans ces conditions, en tenant compte de l'âge de la requérante à la date de la consolidation de son état de santé, de 60 ans, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme de 3 000 euros.
Quant au préjudice d'agrément :
12. Le préjudice d'agrément est le préjudice spécifique lié à la possibilité pour la victime de pratiquer régulièrement une activité sportive ou de loisirs qu'elle justifie avoir pratiqué avant la réalisation du dommage.
13. Mme B soutient que le dommage en lien avec son accident de service l'empêche de pratiquer ses activités sportives habituelles. Toutefois, en l'absence de justificatifs d'activités spécifiquement pratiquées par la requérante avant le dommage, elle n'établit pas l'existence d'un préjudice à ce titre et distinct de celui déjà indemnisé au titre du déficit fonctionnel permanent. Par suite, elle ne saurait obtenir aucune indemnisation.
Quant au préjudice sexuel :
14. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que Mme B souffre d'un préjudice sexuel positionnel en lien avec le dommage. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme de 200 euros.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à Mme B la somme de 7 200 euros en réparation de ses préjudices.
Sur les dépens :
16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent la contribution pour l'aide juridique prévue à l'article 1635 bis Q du code général des impôts, ainsi que les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 2 010 euros par ordonnance du 11 janvier 2023 du président du tribunal, à la charge définitive de l'Etat.
Sur les frais liés au litige :
18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Mme B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
II. Requête n° 2200106 :
20. Dès lors que le présent jugement statue au fond sur les conclusions indemnitaires de Mme B, ses conclusions à fin d'octroi d'une provision présentées dans la requête n° 2200106 sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ont perdu leur objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de provision de la requête n° 2200106.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 7 200 euros.
Article 3 : Les frais et honoraires d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 2 010 euros, sont mis à la charge définitive de l'Etat.
Article 4 : L'Etat versera à Mme B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à la mutuelle générale de l'Education nationale et à la ministre de l'Education nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Versailles.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Drevon-Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère, et Mme Moinecourt, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.
La rapporteure,
Signé
L. Moinecourt
La présidente,
Signé
E. Drevon-CoblenceLa greffière,
Signé
D. Charleston
La République mande et ordonne à la ministre de l'Education nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-2200107
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026