mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2200177 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RODIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Rodier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 novembre 2021 par laquelle le maire d'Ermont a refusé de lui accorder l'allocation d'aide au retour à l'emploi ;
2°) d'enjoindre au maire d'Ermont de lui accorder le droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Ermont la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2022, la commune d'Ermont conclut qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A.
Par un mémoire en observations enregistré le 28 avril 2022, le directeur régional de Pôle emploi pour la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur conclut à titre principal qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A, et à titre subsidiaire à sa mise hors de cause.
Par un mémoire enregistré le 13 juin 2022, Mme A indique se désister de ses conclusions au fond et conclut à ce qu'il en soit donné acte, et ramène à 1 500 euros la somme demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".
2. Par un mémoire enregistré le 13 juin 2022, Mme A indique se désister de ses conclusions tendant à se voir reconnaître le bénéfice de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Ce désistement est pur et simple, de sorte que rien n'y fait obstacle et qu'il y a lieu d'en donner acte.
3. Le désistement de Mme A est motivé par la circonstance qu'elle a obtenu le bénéfice de l'allocation d'aide au retour à l'emploi au décours de la présente instance. La commune d'Ermont doit ainsi être regardée comme la partie perdante de sorte qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à sa charge la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : Il est donné des conclusions de Mme A tendant à l'annulation de la décision du 10 novembre 2021 et à ce qu'il soit enjoint au maire d'Ermont de lui accorder l'allocation d'aide au retour à l'emploi.
Article 2 : La commune d'Ermont versera à Mme A la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune d'Ermont.
Copie pour information en sera adressée au directeur régional de Pôle emploi pour la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
Fait à Cergy, le 13 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
signé
G. C
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026