Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2200265
vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2200265 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrée le 10 janvier 2022, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 3 novembre 2021 par laquelle la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a rejeté son recours gracieux tendant l'annulation de la décision du 1er septembre 2021 de cette même commission rejetant sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Des invitations à régulariser ont été adressées les 10 et 13 janvier 2022 à Mme B en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : /4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /() 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ". Le même code dispose à son l'article R. 411-1 que : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. " et à son article R. 412-1 que : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation " ;
2. Par décision du 1er septembre 2021, la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de Mme B tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Par une décision du 3 novembre 2021, elle a rejeté le recours gracieux de cette dernière, formé contre cette décision du 1er septembre 2021. En méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1, Mme B n'a pas produit cette décision. Par un courrier du 17 février 2022, Mme B a été invitée à la produire dans un délai de quinze jours. Elle n'a pas produit cette décision. La requête de Mme B est ainsi entachée d'une irrecevabilité manifeste.
3. En tout état de cause, Mme B se borne dans son recours à soutenir d'avoir une fille handicapée mais ne justifie ni que le logement est suroccupé, ni qu'il est indécent ou manifestement pas adapté. La requête de Mme B, qui n'indique pas être sommaire et n'annonce pas la production d'un mémoire complémentaire, ne contient ainsi que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien des conclusions à fin d'annulation.
4. Il résulte de ce qui précède que la demande de peut être rejetée en application 4° et du 7° de l'article R. 222-1, du code de justice administrative comme manifestement irrecevable.
O R D O N N E:
Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 23 juin 2023.
Le président,
signé
P. Thierry
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22002652
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