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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2201457

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2201457

jeudi 14 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2201457
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantFERRACCI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2022, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Clos des Amandines situé au 46-56 rue Auguste Mounie et 2-8 rue Velpeau à Antony, représenté par Me Carus, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2021 par lequel le maire de la commune d'Antony a délivré à la société civile immobilière (SCI) Turkoise un permis de construire en vue de la surélévation de l'immeuble situé au 50 rue Auguste Mounié à Antony pour la création de trois logements ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Antony la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a intérêt à agir ;

- le projet méconnaît le règlement de copropriété du 26 février 2003 régissant la copropriété de l'immeuble situé au 46-50 rue Auguste Mounié et 2-8 rue Velpeau à Antony s'agissant des servitudes ; il méconnaît le plan local d'urbanisme de la commune d'Antony puisque les logements dont la création est prévue sont enclavés ;

- le dossier de permis de construire est incomplet ;

- le projet méconnaît l'article UAa 4 du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony ;

- le projet méconnaît l'article UAa 9 du plan local d'urbanisme de cette commune ;

- le projet méconnaît l'article UAa 12 de ce même plan local d'urbanisme.

Par un mémoire, enregistré le 18 mars 2022, la SCI Turkoise, représentée par Me Ferracci, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme dans l'attente de la régularisation du permis de construire litigieux ou procédé à une annulation partielle sur le fondement de l'article L. 600-5 du même code et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge du SDC de l'immeuble Clos des Amandines la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le requérant n'a pas intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par un courrier du 27 juin 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de ce que l'instruction était susceptible d'être close à compter du 15 septembre 2023.

Par un courrier en date du 26 septembre 2023, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Clos des Amandines situé au 46-56 rue Auguste Mounie et 2-8 rue Velpeau à Antony a été invité, en application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire, tout acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant, ainsi que le prévoit l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme.

En réponse, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Clos des Amandines situé au 46-56 rue Auguste Mounie et 2-8 rue Velpeau à Antony a transmis les 3 et 5 octobre 2023 le règlement de copropriété, le procès-verbal de l'assemblée générale du 21 juin 2023 ainsi que le contrat de syndic conclu avec la société Groupe Ouest le 21 juin 2023 ; l'ensemble de ces pièces ont été communiquées.

Par une ordonnance du 15 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat.

Un mémoire en défense présenté pour la commune d'Antony a été enregistrée le 27 septembre 2023.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Buisson, président-rapporteur ;

- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;

- les observations de Me Adrassé, avocat du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Clos des Amandines ;

- les observations de Me Ferracci, avocat de la SCI Turkoise.

Considérant ce qui suit :

1. Le 23 juin 2021, la société civile immobilière (SCI) Turkoise a obtenu un permis de construire en vue de la surélévation de l'immeuble situé au 50 rue Auguste Mounié à Antony pour la création de trois logements. Par un courrier du 28 septembre 2021, reçu le 30 septembre suivant, le syndicat des copropriétaires (SDC) de l'immeuble Clos des Amandines a formé un recours gracieux à l'encontre de ce permis de construire, qui a été implicitement rejeté. Le SDC de l'immeuble Clos des Amandines demande l'annulation de ce permis de construire et de la décision de rejet de leur recours gracieux.

Sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir :

2. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme prévoit que : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties en écartant, le cas échéant, les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci.

3. Pour justifier de son intérêt à demander l'annulation du permis de construire litigieux, le SDC de l'immeuble Clos des Amandines joint à sa demande, notamment, la copie de la demande de permis et du permis délivré à la SCI Turkoise qui prévoit la surélévation de deux étages de l'immeuble situé au 50 rue Auguste Mounié à Antony en vue de la création de trois logements et la modification de la toiture de cet immeuble ainsi qu'un extrait de plan cadastral faisant apparaître la localisation du terrain d'assiette du projet par rapport à sa parcelle ainsi que la mitoyenneté de l'immeuble dont il regroupe les propriétaires, avec l'immeuble dont la surélévation est prévue. Dans ces conditions, eu égard aux documents cartographiques, fournis par le SDC de l'immeuble du Clos des Amandines, qui permettent d'apprécier la nature, l'importance et la localisation du projet contesté, le projet de construction autorisé doit être regardé comme étant de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance des biens des copropriétaires du syndicat requérant. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce syndicat par la SCI Turkoise doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 23 juin 2021 :

En ce qui concerne la complétude du dossier de permis de construire :

4. Si le SDC de l'immeuble Clos des Amandines soutient que le dossier de permis de construire ne comprend pas l'éventuelle décision de son assemblée générale des copropriétaires fixant la participation à l'entretien et au fonctionnement du local poubelle de la copropriété, auquel ont accès les occupants de l'immeuble situé au 50 rue Auguste Mounié, objet de la surélévation, les dispositions de l'article UAa 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony dont il se prévaut n'imposent pas qu'un tel document soit joint dans le dossier de permis de construire. Le moyen, inopérant, doit ainsi être écarté.

5. En se bornant à soutenir que la notice descriptive jointe au dossier de demande de permis de construire ne fait pas mention de l'arrêté du 24 décembre 2015 relatif aux règles d'accessibilité et de la règlementation thermique de 2012, sans invoquer la méconnaissance d'une disposition particulière, le SDC de l'immeuble Clos des Amandines n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la méconnaissance du règlement de copropriété de l'immeuble situé au 48-50 rue Auguste Mounié et des règles du plan local d'urbanisme relatives à l'accès aux logements :

6. D'une part, aux termes de l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme : " Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme ".

7. Le SDC de l'immeuble Clos des Amandines soutient que le projet de permis de construire ne respecterait pas les servitudes prévues par le règlement de copropriété de l'immeuble situé au 48-50 rue Auguste Mounié. Un tel moyen, qui ne relève pas des règles d'urbanisme, est dès lors inopérant et doit être écarté.

8. D'autre part, en se bornant à soutenir que le projet ne respecterait pas les règles du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony relatives à l'accès aux différents logements, sans invoquer la méconnaissance d'aucune disposition, le SDC de l'immeuble du Clos des Amandines n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UAa 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony :

9. Aux termes de l'article UAa 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony relatif aux déchets urbains : " Il sera créé à l'occasion de toute construction un ou plusieurs locaux ou emplacements destinés à recevoir les déchets. En cas d'habitat collectif, il s'agira de locaux dimensionnés de façon à recevoir des containers à raison de 1 m² minimum par logement pour les déchets ménagers et le stockage des déchets encombrants. Dans les autres cas, les locaux ou emplacements destinés à recevoir des déchets ménagers ou non devront être de superficie suffisante pour recevoir les containers prévisibles ".

10. La circonstance qu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan d'occupation des sols régulièrement approuvé ne s'oppose pas, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à la délivrance ultérieure d'un permis de construire s'il s'agit de travaux qui, ou bien doivent rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues, ou bien sont étrangers à ces dispositions.

11. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire en litige porte sur des travaux de surélévation d'une construction existante, de deux étages supplémentaires en vue de la création de trois logements. Il n'est pas contesté que la construction existante ne comprend pas de local destiné à recevoir les déchets, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article UAa 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony, applicable à toute construction. Les travaux autorisés par le permis de construire contesté, qui permettent la surélévation d'un bâtiment non conforme aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux déchets urbains, ne sont pas étrangers à ces dispositions et ne rendent pas la construction plus conforme à ces mêmes dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UAa 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony doit être accueilli.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UAa 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony :

12. Aux termes de l'article UAa 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony : " L'emprise au sol des constructions est limitée à 80% de la surface de l'unité foncière considérée. /Toutefois pour les commerces en rez-de-chaussée, l'emprise au sol pourra être portée à 100%. () ". Ce même plan local d'urbanisme précise que : " L'emprise au sol s'exprime par le rapport entre la surface occupée par la projection verticale du volume bâti hors œuvre de la construction et la surface de l'unité foncière considérée, à l'exception notamment des saillies telles que les balcons, corniches, débords de toitures et terrasse de moins de 0,40m au-dessus du terrain naturel existant à la date de la demande de l'autorisation de construire ".

13. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient le syndicat requérant, l'immeuble dont la surélévation est projetée, qui accueille au rez-de-chaussée un commerce, a une emprise au sol de 100 %, de telle sorte que cette construction est conforme aux dispositions de l'article UAa 9 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à l'emprise au sol. Les travaux de surélévation autorisés par le permis de construire en litige n'ont pas pour effet de modifier l'emprise au sol de la construction existante. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UAa 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony doit être écarté.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UAa 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony :

14. Aux termes de l'article UAa 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony : " Lors de toute opération de construction neuve des aires de stationnement doivent être réalisées () ".

15. Il résulte des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que celles-ci ne sont applicables qu'aux constructions neuves. Dans ces conditions, le SDC de l'immeuble Clos des Amandines ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces dispositions dès lors que le projet prévoit la surélévation d'une construction déjà existante. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UAa 12 du règlement du plan local d'urbanisme, inopérant, doit être écarté.

Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :

16. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".

17. Le vice relevé au point 11 est susceptible d'être régularisé sans que cela implique d'apporter au projet en cause un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu, dans ces conditions, d'annuler l'arrêté du 23 juin 2021 et la décision rejetant le recours gracieux du SDC de l'immeuble du Clos des Amandines en tant seulement ces décisions méconnaissent les dispositions de l'article UAa 4.4 du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony.

18. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du SDC du Clos des Amandines, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SCI Turkoise demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Antony une somme de 2 000 euros au titre des frais liés au litige à verser au SDC du Clos des Amandines.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 23 juin 2021 du maire de la commune d'Antony accordant un permis de construire à la SCI Turkoise ainsi que la décision rejetant le recours gracieux du SDC de l'immeuble du Clos des Amandines sont annulés en tant que ces décisions méconnaissent les dispositions de l'article UAa 4.4 du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony.

Article 2 : La commune d'Antony versera une somme de 2 000 euros au SDC du Clos des Amandines au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de SCI Turkoise présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de l'immeuble Clos des Amandines, à la société civile immobilière Turkoise et à la commune d'Antony.

Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nanterre, en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Buisson, président-rapporteur ;

Mme Garona, première conseillère ;

M. Ausseil, conseiller ;

assistés de Mme Pradeau, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.

Le président-rapporteur,

signé

L. Buisson

L'assesseur le plus ancien,

signé

E. Garona

La greffière,

signé

A. Pradeau

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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