lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2201803 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2022, la société RATP Travel Retail et la régie autonome des transports parisiens (RATP), représentées par Me Le Mière, demandent au tribunal :
1°) de condamner la société de négoce achats et ventes (SODENAV) à verser à la société RATP Travel Retail la somme de 43 160,36 euros au titre de redevances et charges impayées ;
2°) de condamner la société SODENAV à leur verser chacune la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- une convention d'occupation du domaine public a été conclue le 16 avril 2010 avec la société SODENAV et modifiée par un avenant du 22 mai 2015 moyennant le règlement d'une redevance d'occupation annuelle fixe minimum, en dernier lieu, de 84 000 hors taxes et hors charges, réajustable annuellement en fonction de l'indice trimestriel des loyers commerciaux ;
- la société SODENAV est débitrice d'une somme de 43 160,36 euros correspondant à la redevance et aux charges impayées pour la période d'occupation de janvier 2020 à janvier 2021.
La requête a été communiquée le 21 février 2022 à la société SODENAV, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par une décision du 21 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goudenèche, rapporteure ;
- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public ;
- et les observations de Me Raveendran, substituant Me Le Mière et représentant la société RATP Travel Retail et la RATP.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention d'occupation temporaire du domaine public conclue le 16 avril 2010, la société Promo Métro, désormais dénommée société RATP Travel Retail, agissant en qualité de mandataire exclusif de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) pour la gestion des locaux commerciaux créés sur les réseaux de la RATP, a autorisé la société de négoce achats et ventes (SODENAV) à occuper un emplacement commercial, situé dans les dépendances de la gare de La Défense, en vue d'y exercer l'activité de " vente de montres, matériels électroniques, petit audio et de téléphonie ", au titre de la période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014, prolongée à plusieurs reprises jusqu'au 31 janvier 2021. La société SODENAV a libéré les lieux le 31 janvier 2021. Par la présente requête la société RATP Travel Retail et la RATP demandent au tribunal de condamner la société SODENAV à verser à la RATP Travel Retail la somme de 43 160,36 euros, correspondant à des redevances et charges impayées au titre de l'occupation du domaine pour l'année 2020 et le mois de janvier 2021.
Sur les créances et charges impayées :
2. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance sauf lorsque l'occupation ou l'utilisation concerne l'installation par l'Etat des équipements visant à améliorer la sécurité routière ou nécessaires à la liquidation et au constat des irrégularités de paiement de toute taxe perçue au titre de l'usage du domaine public routier. () ".
3. Aux termes de l'article 2 de l'avenant n° 3 à la convention d'occupation du domaine public de la régie autonome des transports parisiens du 16 avril 2010 : " A compter du 1er janvier 2016, le montant de la partie fixe minimum est fixé à quatre-vingt-quatre mille euro (84 000) hors charges par an. ". Aux termes de l'article 11 de la convention d'occupation du domaine public de la régie autonome des transports parisien du 16 avril 2010 : " () Le montant de la partie fixe minimum due à compter du 1er juillet 2010 () sera indexée de plein droit et sans aucune formalité ni notification préalable en fonction de la variation l'Indice trimestriel des Loyers commerciaux (ILC) publié par l'INSEE dans le bulletin mensuel des statistiques. L'indice de référence est celui du 2ème trimestre 2009 (date d'effet de la convention), soit 102,05 () ".
4. La société RATP Travel Retail et la RATP soutiennent, sans être contredites, que la société SODENAV n'a pas réglé les échéances correspondant au montant des redevances dues pour les mois de février 2020, mars 2020, septembre 2020, octobre 2020, novembre 2020, décembre 2020 et janvier 2021 ainsi que le montant des indemnités de courrier avec accusé de réception, de contrôle des installations électriques, de contrôle des extincteurs et de sa consommation d'eau pour l'année 2020. Elles produisent afin d'en attester l'ensemble des factures ainsi qu'un solde de tout compte daté du 14 octobre 2021. Ainsi, il résulte de l'instruction, en application des stipulations de la convention d'occupation du domaine public de la régie autonome des transports parisiens du 16 avril 2010 et de ses avenants, que la société SODENAV est débitrice de la somme de 43 160,36 euros.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la société SODENAV à verser la somme demandée de 43 160,36 euros à la société RATP Travel Retail.
Sur les frais d'instance :
6. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la société SODENAV la somme totale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice, qu'elle versera à la société RATP Travel Retail et à la RATP.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La société SODENAV est condamnée à verser à la société RATP Travel Retail la somme de 43 160,36 euros.
Article 2 : La société SODENAV versera à la société RATP Travel Retail et à la RATP la somme totale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société RATP Travel Retail, à la RATP et à la société de négoce achats et ventes.
Délibéré après l'audience du 15 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. GoudenècheLa présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohérence des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2201803
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026