vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202094 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ACD (AUDIT CONSEIL DEFENSE) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 11 février et 12 septembre 2022, et un mémoire récapitulatif enregistré le 17 avril 2024, la SAS BAUER PARIS, représentée par Me Cheval, avocat, demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la réduction des cotisations supplémentaires de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020 à raison de l'ensemble immobilier dont elle est propriétaire situé 9001, rue de Survilliers à Saint-Witz, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS BAUER PARIS soutient que :
- elle ne saurait supporter la charge de la preuve, sur le fondement de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, dès lors que contrairement à ce que soutient l'administration, elle a valablement produit des observations à la proposition de rectification qui lui a été notifiée, par l'intermédiaire de M. A qui disposait d'un mandat à cet effet ;
- elle exerce à titre principal sur le site de Saint-Witz une activité d'entretien et de réparation de véhicules ;
- seule une surface extérieure de 1 139 m2 est affectée à l'exposition de véhicules d'occasion destinés à la vente ;
- une surface de 1 366 m2, affectée au stationnement de véhicules neufs sortis d'usine en attente de convoyage vers d'autres établissements de la société, ne saurait être qualifiée de réserve attenante aux autres sites de la société, à défaut de proximité immédiate avec le lieu de vente ;
- une surface de 417 m2, affectée au stationnement de véhicules en attente d'enlèvement par des professionnels, ne concourant pas à l'activité de carrosserie ni à l'activité de vente exercée sur le site de Saint-Witz, ne peut, dès lors, être regardée comme une réserve attenante ;
- une surface de 861 m2, affectée au stationnement de véhicules en dépôt, propriété de loueurs professionnels, ne concourant pas à l'activité de carrosserie ni à l'activité de vente exercée sur le site de Saint-Witz, ne peut, dès lors, être regardée comme une réserve attenante ;
- la surface de 1 445 m2 correspondant aux ateliers de réparation des véhicules, qui ne sont pas ouverts au public, ne saurait être assujettie à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des locaux commerciaux ;
- la surface de 141 m2 affectée à la station de carburant, qui n'est pas ouverte au public, ne saurait être assujettie à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des locaux commerciaux ;
- la surface de 159 m2 affectée à la station de lavage, qui n'est pas ouverte au public, ne saurait être assujettie à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des locaux commerciaux ;
- la surface de 5 506 m2 correspondant aux voies de circulation ne saurait être assujettie à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des locaux commerciaux ;
- les locaux sociaux, d'une surface de 176 m2, qui comprennent le vestiaire, le réfectoire et les sanitaires, sont affectés au personnel travaillant dans les ateliers, ne sont donc pas des dépendances immédiates et indispensables de bureaux, et ne peuvent donc pas être assujettis à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des bureaux ;
- le local d'archives, d'une surface de 81 m2 est en réalité destiné au stockage de pièces détachées et ne peut être assujetti à la taxe sur les bureaux dans la catégorie des bureaux ;
- la surface de 62 m2, affectée aux bureaux, est inférieure au seuil de 100 m2 prévu par l'article 231 ter du code général des impôts, et doit donc être exonérée de taxe ;
- l'administration fiscale a méconnu sa propre doctrine référencée BOI-IF-AUT-50-10 ;
- l'administration fiscale a méconnu sa propre doctrine référencée BOI-IF-AUT-50-10-10 n°s 130 et 160 ;
Par un mémoire en défense enregistré le 18 juillet 2022, l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France conclut au rejet de la requête.
L'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France fait valoir que les moyens invoqués par la SAS BAUER PARIS ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Villette, conseiller ;
- et les conclusions de M. Prost, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS BAUER PARIS, qui a pour activité déclarée la vente et la réparation de véhicules de tourisme a fait l'objet d'un contrôle sur pièces en matière de taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement au titre des années 2017 à 2020, à raison de l'ensemble immobilier dont elle est propriétaire situé 9001, rue de Survilliers à Saint-Witz. À l'issue de ce contrôle, l'administration fiscale lui a notifié, par une proposition de rectification du 25 août 2020, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires de taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement au titre des années 2017 à 2020. Par une réclamation du 11 juin 2021, rejetée par l'administration fiscale le 15 décembre 2021, la société requérante a demandé le dégrèvement de ces impositions. La SAS BAUER PARIS demande au Tribunal de prononcer la réduction des cotisations supplémentaires de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020, ainsi que des intérêts de retard correspondants.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
Sur la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ".
3. Il résulte de l'instruction que le courrier du 20 octobre 2020 adressé à l'administration fiscale en réponse à la proposition de rectifications notifiée à la SAS BAUER PARIS ne comportait ni précision, ni justification permettant de regarder son auteur M. A, directeur administratif et financier, comme étant habilité à présenter, au nom de la société requérante, des observations sur les rectifications proposées par le service vérificateur. Si la SAS BAUER PARIS produit un mandat de représentation au bénéfice de M. A, en date du 29 juin 2006, il n'est pas contesté que l'administration n'en a pas été destinataire au moment de la réception du courrier du 20 octobre 2020, et elle ne peut donc s'en prévaloir. Ainsi, et alors même que le service vérificateur y aurait répondu, ce courrier ne peut être regardé comme présentant valablement le refus par le contribuable des rectifications litigieuses. Par suite, il appartient la SAS BAUER PARIS d'apporter la preuve du caractère exagéré des bases d'imposition retenues par l'administration fiscale.
Sur le terrain de la loi fiscale :
4. Aux termes de l'article 231 ter du code général des impôts, dans sa rédaction en vigueur au 1er janvier 2017 et au 1er janvier 2018 : " I.- Une taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement annexées à ces catégories de locaux est perçue, dans les limites territoriales de la région d'Ile-de-France, composée de Paris et des départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise et des Yvelines () III.- La taxe est due : / 1° Pour les locaux à usage de bureaux, qui s'entendent, d'une part, des bureaux proprement dits et de leurs dépendances immédiates et indispensables destinés à l'exercice d'une activité, de quelque nature que ce soit, par des personnes physiques ou morales privées, ou utilisés par l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements ou organismes publics et les organismes professionnels, et, d'autre part, des locaux professionnels destinés à l'exercice d'activités libérales ou utilisés par des associations ou organismes privés poursuivant ou non un but lucratif ; /2° Pour les locaux commerciaux, qui s'entendent des locaux destinés à l'exercice d'une activité de commerce de détail ou de gros et de prestations de services à caractère commercial ou artisanal ainsi que de leurs réserves attenantes couvertes ou non et des emplacements attenants affectés en permanence à la vente ; / 3° Pour les locaux de stockage, qui s'entendent des locaux ou aires couvertes destinés à l'entreposage de produits, de marchandises ou de biens et qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production ; /4° Pour les surfaces de stationnement, qui s'entendent des locaux ou aires, couvertes ou non couvertes annexées aux locaux mentionnés aux 1° à 3°, destinés au stationnement des véhicules, qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production () V.- Sont exonérés de la taxe : () 3° Les locaux à usage de bureaux d'une superficie inférieure à 100 mètres carrés () ". Aux termes de l'article 231 ter du code général des impôts, dans sa rédaction en vigueur au 1er janvier 2019 et au 1er janvier 2020 : " () III. - La taxe est due : () 2° Pour les locaux commerciaux, qui s'entendent des locaux destinés à l'exercice d'une activité de commerce de détail ou de gros et de prestations de services à caractère commercial ou artisanal ainsi que de leurs réserves attenantes couvertes ou non et des emplacements attenants affectés en permanence à ces activités de vente ou de prestations de service () ". Pour l'application de ces dispositions, seule doit être prise en compte l'utilisation effective des locaux au 1er janvier de l'année d'imposition.
Sur les espaces de stationnement :
5. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a taxé l'intégralité des surfaces extérieures de stationnement, à l'exception des zones affectées au stationnement des clients du personnel, dans la catégorie des locaux commerciaux, au motif que de telles surfaces utilisées afin d'exposer les véhicules offerts à la vente par la SAS BAUER PARIS devaient être qualifiées de réserves attenantes au locaux commerciaux ou d'emplacements attenants affectés en permanence à la vente. La société requérante fait valoir qu'une surface de 1 366 m2 est affectée au stationnement de véhicules neufs sortis d'usine en attente de convoyage vers d'autres établissements de la société, qu'une surface de de 417 m2 est affectée au stationnement de véhicules en attente d'enlèvement par des professionnels, qu'une surface de 861 m2 est affectée au stationnement de véhicules en dépôt, propriété de loueurs professionnels et que, dès lors, elles ne sauraient être regardées, faute de concourir à l'exercice de sa propre activité, comme des réserves attenantes. Toutefois, en se bornant à produire des tableaux réalisés par ses propres services et un constat d'huissier postérieur aux années d'imposition en litige, qui au demeurant ne permet pas d'apprécier avec précision l'affectation des places de stationnement, la SAS BAUER PARIS n'établit pas que l'utilisation effective de ces surfaces, au 1er janvier des années d'imposition en litige, était différente de celle retenue par l'administration fiscale à l'issue du contrôle.
Sur l'atelier de réparation :
6. Les surfaces occupées par l'atelier de réparation automobile, lequel n'est pas ouvert au public et est destiné à une activité de production, ne sauraient être regardées comme des locaux commerciaux, ni davantage comme des réserves attenantes à de tels locaux ou des emplacements attenants affectés en permanence à des activités de vente ou de prestations de service, au sens des dispositions précitées du 2° du II de l'article 231 ter du code général des impôts. Par suite, la SAS BAUER PARIS est fondée à soutenir que de telles surfaces ne pouvaient pas être assujetties à la taxe en litige.
Sur la station de lavage et la station essence :
7. Il n'est pas contesté que la station de lavage et la station essence en litige ne sont pas accessibles à la clientèle et ne peuvent, dès lors, être qualifiées de locaux commerciaux. Par ailleurs, de telles surfaces ne peuvent davantage être regardées comme des réserves attenantes aux locaux commerciaux exploités par la société requérante, ni davantage à des emplacements attenants affectés en permanence à des activités de vente ou de prestations de service, au sens des dispositions précitées du 2° du II de l'article 231 ter du code général des impôts. Par suite, la SAS BAUER PARIS est fondée à soutenir que de telles surfaces ne pouvaient pas être assujetties à la taxe en litige.
Sur les voiries :
8. Les voiries permettant de circuler entre les places de stationnement ne peuvent pas être qualifiées de réserves ni d'emplacements attenants affectés en permanence à des activités de vente ou de prestations de service, au sens des dispositions précitées du 2° du II de l'article 231 ter du code général des impôts. Elles ne peuvent davantage être qualifiées de de surfaces de stationnement. Par suite, la SAS BAUER PARIS est fondée à soutenir que ces surfaces ne pouvaient pas être assujetties à la taxe en litige.
Sur les locaux sociaux :
9. La société requérante n'établit pas que les surfaces correspondant aux vestiaires, aux sanitaires et au réfectoire ne seraient accessible qu'au personnel travaillant dans l'atelier. Par suite, la SAS BAUER PARIS n'est pas fondée à soutenir que de telles surfaces ne correspondraient pas à des dépendances immédiates et indispensables aux locaux à usage de bureaux.
10. En se bornant à produire un constat d'huissier du 17 janvier 2022, la SAS BAUER PARIS n'établit pas qu'au 1er janvier des années d'imposition en litige, les locaux d'archives étaient affectés au stockage de pièces détachées et non à l'archivage de documents. Elle n'est donc pas fondée à soutenir que les surfaces correspondantes ne constitueraient pas des dépendances immédiates et indispensables aux locaux à usage de bureaux.
11. Il résulte de l'instruction, ainsi que de ce qui précède, que la superficie totale des locaux à usage de bureaux et de leurs dépendances immédiates et indispensables n'est pas inférieur à 100 m2. Par suite la SAS BAUER PARIS n'est fondée à soutenir qu'elle pouvait bénéficier de l'exonération prévue au 3° du V de l'article 231 ter du code général des impôts.
Sur le terrain de l'interprétation administrative de la loi fiscale :
12. La SAS BAUER PARIS ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations contenues dans les instructions administratives référencées BOI-IF-AUT-50-10 et BOI-IF-AUT-50-10-10, celles-ci ne présentant pas d'interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il a été fait application dans le présent jugement.
13. Il résulte de ce qui précède que la SAS BAUER PARIS est seulement fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020, à raison des surfaces relatives à l'atelier de réparation, à la station de lavage, à la station essence et aux voiries permettant de circuler entre les places de stationnement, de l'ensemble immobilier dont elle est propriétaire situé 9001, rue de Survilliers à Saint-Witz.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à la SAS BAUER PARIS de la somme de 1 500 (mille-cinq-cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les cotisations supplémentaires de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts auxquelles la SAS BAUER PARIS a été assujettie au titre des années 2017 à 2020 à raison de l'ensemble immobilier situé 9001, rue de Survilliers à Saint-Witz, sont réduites à hauteur des sommes correspondant à l'imposition des surfaces relatives à l'atelier de réparation, à la station de lavage, à la station essence et aux voiries permettant de circuler entre les places de stationnement.
Article 2 : L'État versera à la SAS BAUER PARIS une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la SAS BAUER PARIS est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS BAUER PARIS, et à l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.
Le rapporteur,
signé
G. VILLETTE
Le président,
signé
K. KELFANI La greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026