LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2202318

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2202318

vendredi 31 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2202318
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSELARL ZAMOUR ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 février 2022, la SARL CERTAS, représentée par Me Sebbah et Me Marchand, avocats, demande au Tribunal :

1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er août 2014 au 31 août 2018, ainsi que des pénalités et intérêts de retard correspondants, pour un montant total de 158 412 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

La SARL CERTAS soutient que :

- les impositions supplémentaires qui lui ont été réclamées au titre de la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015 ont été mises en recouvrement en méconnaissance de la prescription du droit de reprise de l'administration fiscale, prévue à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, dès lors que le courrier contenant la proposition de rectification interruptive de prescription, que le service lui a envoyé le 4 avril 2019 et qui a été retourné à l'expéditeur portant la mention " pli avisé et non réclamé ", n'a en réalité jamais été présenté à son adresse ;

- les sommes comptabilisées au crédit du compte " 708810 indemnités d'immobilisation ", qui correspondent aux paiements d'indemnités d'immobilisation, et non à la contrepartie de prestations de service, ne peuvent pas être assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée ;

- les sommes comptabilisées au crédit du compte " 771800 autres produits exceptionnels ", qui correspondent au paiement d'indemnités transactionnelles, ne peuvent pas être assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée ;

- l'administration fiscale n'établit pas l'existence d'un quelconque manquement délibéré de nature à justifier la pénalité qui lui a été appliquée sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2022, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

La directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code des postes et des communications électroniques ;

- l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Villette, conseiller ;

- et les conclusions de M. Prost, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL CERTAS, qui a pour activité déclarée le commerce de gros de composants et d'équipements électroniques et de télécommunication, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période 1er août 2014 au 31 juillet 2017, étendue en matière de taxe sur la valeur ajoutée jusqu'au 31 août 2018. À la suite de ce contrôle, l'administration fiscale lui a notifié, par des propositions de rectification des 14 décembre 2018 et 26 février 2019, selon la procédure contradictoire et celle de taxation d'office, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er août 2014 au 31 août 2018. Par une réclamation du 18 février 2021, rejetée par l'administration fiscale le 21 décembre 2022, la société requérante a demandé le dégrèvement de ces impositions supplémentaires. La SARL CERTAS demande au Tribunal de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er août 2014 au 31 août 2018, ainsi que des pénalités et intérêts de retard correspondants.

Sur le bien-fondé des impositions :

Sur les rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015 :

2. Aux termes de l'article L. 176 du livre des procédures fiscales : " Pour les taxes sur le chiffre d'affaires, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible () ". Aux termes de l'article L. 189 de ce livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification () ". Eu égard à l'objet de ces dispositions, relatives à la détermination du délai dont dispose l'administration pour exercer son droit de reprise, la date d'interruption de la prescription est celle à laquelle le pli contenant la proposition de rectification a été présenté à l'adresse du contribuable. Il en va de même lorsque le pli n'a pu lui être remis lors de sa présentation et que, avisé de sa mise en instance, il l'a retiré ultérieurement ou a négligé de le retirer.

3. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux : " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, le prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. / Au moment du retrait par le destinataire de l'envoi mis en instance, l'employé consigne sur la preuve de distribution les informations suivantes : () - la date de distribution ; / La preuve de distribution comporte également la date de présentation de l'envoi () ". Aux termes de l'article 7 du même arrêté : " A la demande de l'expéditeur, et moyennant rémunération de ce service additionnel fixée dans les conditions générales de vente, le prestataire peut établir un avis de réception attestant de la distribution de l'envoi. Cet avis est retourné à l'expéditeur et comporte les informations suivantes : () - la date de présentation si l'envoi a fait l'objet d'une mise en instance ; / - la date de distribution () ".

4. Si le contribuable conteste qu'une proposition de rectification lui a été régulièrement notifiée, il incombe à l'administration fiscale d'établir qu'une telle notification a été régulièrement adressée au contribuable et, lorsque le pli contenant cette notification a été renvoyé par le service postal au service expéditeur, de justifier de la régularité des opérations de présentation à l'adresse du destinataire. La preuve qui lui incombe ainsi peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes figurant sur les documents, le cas échéant électroniques, remis à l'expéditeur conformément à la règlementation postale soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal d'un avis de passage prévenant le destinataire de ce que le pli est à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.

5. Afin de justifier de la notification régulière, à la SARL CERTAS, de la proposition de rectification du 14 décembre 2018, l'administration fiscale produit l'avis de réception rattaché au pli la contenant, sur lequel figure la mention " pli avisé et non réclamé " ainsi que la date de présentation de ce pli, le 24 décembre 2018, à l'adresse indiquée par l'intéressée. Toutefois, la société requérante, qui a saisi les services postaux d'une réclamation en raison de l'absence de distribution du pli en litige et de l'absence de remise d'un avis de passage, produit un courrier de La Poste, en date du 4 avril 2019, dans lequel il est indiqué qu'en l'absence du facteur titulaire, la lettre en question " a été mise en instance d'office au bureau de sablons ". Dans ces conditions, la SARL CERTAS établit l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification du 14 décembre 2018, qui ne peut, dès lors, avoir interrompu le délai de prescription. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015, ont été mis en recouvrement le 29 janvier 2021, après l'expiration du délai de reprise dont disposait l'administration fiscale, en méconnaissance de l'article L. 176 du livre des procédures fiscales.

Sur les rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015 :

6. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. - Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel () ". Il résulte de ces dispositions que le versement d'une somme, même qualifiée d'indemnité, doit être regardé comme la contrepartie d'une prestation de services entrant dans le champ de la taxe sur la valeur ajoutée lorsqu'il existe un lien direct entre ce versement et une prestation individualisable. N'est, en revanche, pas soumis à cette taxe le versement d'une indemnité qui a pour seul objet de réparer le préjudice subi par le créancier du fait du débiteur.

7. Pour assujettir à la taxe sur la valeur ajoutée les sommes inscrites au crédit du compte " 708810 indemnités d'immobilisation " de la SARL CERTAS sur la période en litige, l'administration fiscale s'est fondée sur les documents obtenus par l'exercice de son droit de communication auprès des débiteurs de la société requérante, la commune de Brou-sur-Chantereine et la SARL Garage de Glaisières, afin d'établir que les sommes en litige correspondaient à la contrepartie de la location et de la maintenance de matériels de télésurveillance. L'administration fiscale a ainsi pu obtenir auprès de la commune de Brou-sur-Chantereine des extraits du grand livre comptable où il est fait état de dépenses au bénéfice de la SARL CERTAS, la copie du contrat de télésurveillance entre la requérante et la commune, daté de 2006, un courrier de demande de renouvellement du contrat de 2014, adressé à la SARL CERTAS, ou encore un échéancier des loyers établi par celle-ci. L'administration a également pu relever que les prélèvements opérés par la société requérante avaient été inscrits en qualité de loyers dans les comptes de la SARL Garage de Glaisières. La SARL CERTAS soutient que les sommes en litige ne pourraient être soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, dès lors qu'elle ne fournit aucune prestation aux clients utilisateurs, les biens faisant l'objet de la location ayant été cédés à des société de leasing, et qu'elles correspondraient à des indemnités d'immobilisation en cas de non-restitution du matériel, qui au demeurant ne lui appartiendrait pas, à l'issue de contrats, auxquels elle ne serait pas davantage partie. Toutefois, par ces allégations contradictoires, et se bornant à produire des courriers de restitution de matériel tous antérieurs à la période en litige, sans produire la moindre facture, la société requérante ne conteste pas sérieusement les constatations du service vérificateur. Par suite, la SARL CERTAS n'est pas fondée à demander la décharge des impositions correspondantes.

8. La SARL CERTAS fait valoir que les sommes inscrites au crédit de son compte " 771800 autres produits exceptionnels ", correspondent au paiement par ses client d'indemnités transactionnelles qui ont pour seul but de mettre fin à tout litige et procéder au recouvrement des indemnités d'immobilisations et ne peuvent, dès lors, pas être soumises à la taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois, l'administration fiscale a pu avoir accès, dans le cadre du contrôle, aux protocoles d'accord conclus par la société requérante avec plusieurs de ses clients dont les stipulations, non sérieusement contestées, mentionnent que les indemnités transactionnelles ont pour objet de couvrir " les conséquences de l'exécution " des contrats, ainsi que la conservation du matériel. Dans ces conditions, les indemnités transactionnelles en litige constituaient la contrepartie directe et la rémunération d'une prestation nettement individualisable fournie par la SARL CERTAS, à savoir la location du matériel puis la vente de celui-ci. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a assujetti les sommes en litige à la taxe sur la valeur ajoutée sur le fondement du I. de l'article 256 du code général des impôts.

Sur les pénalités :

9. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Il incombe à l'administration d'apporter la preuve du bien-fondé de l'application de ces sanctions.

10. Pour justifier du bien-fondé de la pénalité pour manquement délibéré, l'administration fiscale s'est fondée, notamment, sur l'importance du montant des droits éludés, sur la répétition des manquements déclaratifs sur la période contrôlée, et sur la circonstance que la société requérante avait déjà fait l'objet de précédents rehaussements d'imposition au titre d'exercices antérieurs. Dès lors, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, du manquement délibéré de la SARL CERTAS et, par suite, du bien-fondé des pénalités qui ont été mises à sa charge, en application de l'article 1729 précité du code général des impôts.

11. Il résulte de ce qui précède que la SARL CERTAS est seulement fondée à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015, ainsi que des pénalités et intérêts de retard correspondants.

Sur les dépens :

12. La présente instance n'ayant pas donné lieu à la liquidation de dépens, les conclusions de la SARL CERTAS présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à SARL CERTAS de la somme de 1 500 (mille-cinq-cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La SARL CERTAS est déchargée des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er août 2014 au 31 juillet 2015, ainsi que des pénalités et intérêts de retard correspondants.

Article 2 : L'État versera à la SARL CERTAS une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL CERTAS est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL CERTAS et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 13 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, et M. Villette, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.

Le rapporteur,

signé

G. VILLETTE

Le président,

signé

K. KELFANI La greffière,

signé

A. CHANSON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026