lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2204244 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2022, la société RATP Travel Retail et la régie autonome des transports parisiens (RATP), représentées par Me Le Mière, demandent au tribunal :
1°) de condamner la société Rastegari à verser à la société RATP Travel Retail la somme de 23 476,03 euros au titre de redevances et charges impayées ;
2°) de condamner la société Rastegari à leur verser chacune la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- une convention d'occupation du domaine public a été conclue le 13 septembre 2018 avec la société Rastegari moyennant le règlement d'une redevance d'occupation annuelle fixe minimum, en dernier lieu, de 15 000 euros hors taxes et hors charges ;
- la société Rastegari est débitrice d'une somme de 23 476,03 euros correspondant à la redevance et aux charges impayées pour la période d'occupation de janvier 2020 à décembre 2021.
La requête a été communiquée à la société Rastegari le 29 mars 2022 qui, malgré une mise en demeure en application des dispositions combinées des articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative du 20 novembre 2023, n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goudenèche,
- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public,
- et les observations de Me Raveendran, substituant Me Le Mière et représentant la société RATP Travel Retail et la RATP.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention d'occupation temporaire du domaine public conclue le 13 septembre 2018, la société Promo Métro, désormais dénommée RATP Travel Retail, agissant en qualité de mandataire exclusif de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) pour la gestion des locaux commerciaux créés sur les réseaux de la RATP, a autorisé la société Rastegari à occuper un emplacement commercial, situé dans les dépendances de la station " Marcel Sembat ", en vue d'y exercer l'activité de " vente à emporter et/ou à consommer sur place des produits alimentaires - boissons " sous l'enseigne " Café Sembat ", au titre de la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021. La société Rastegari a libéré les lieux le 18 novembre 2021. Par la présente requête la société RATP Travel Retail et la RATP demandent au tribunal de condamner la société Rastegari à verser à la société RATP Travel Retail la somme de 23 476,03 euros au titre de redevances et charges impayées.
2. Aux termes des dispositions de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ". Si, lorsque le défendeur n'a produit aucun mémoire, le juge administratif n'est pas tenu de procéder à une telle mise en demeure avant de statuer, il doit, s'il y procède, en tirer toutes les conséquences de droit et il lui appartient seulement, lorsque les dispositions précitées sont applicables, de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans les mémoires du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier. Par ailleurs, il résulte de ces dispositions que l'acquiescement aux faits prévu à l'article R. 612-6 du code de justice administrative est acquis lorsque le délai imparti à l'administration a expiré et que la date de clôture d'instruction est échue sans que le défendeur ait présenté d'observations.
3. En l'espèce, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, la société Rastegari n'a produit aucune observation en défense avant la clôture de l'instruction. Ainsi, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête. Il appartient toutefois au tribunal de vérifier que ces faits ne sont pas contredits par les pièces du dossier et qu'aucune règle d'ordre public ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction aux requérantes.
Sur les redevances et charges impayées :
4. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques: " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance sauf lorsque l'occupation ou l'utilisation concerne l'installation par l'Etat des équipements visant à améliorer la sécurité routière ou nécessaires à la liquidation et au constat des irrégularités de paiement de toute taxe perçue au titre de l'usage du domaine public routier. () ".
5. Aux termes de l'article 9 de la convention d'occupation du domaine public de la régie autonome des transports parisiens du 13 septembre 2018 : " une partie fixe minimum de quinze mille euro (15 000,00€) () hors taxes hors charges par an acquise dans tous les cas par la société promo metro et ce quel que soit le chiffre d'affaires réalisé sur l'emplacement mis à disposition. Le montant de la partie fixe minimum, ci-dessus défini sera indexé de plein droit et sans aucune formalité ni notification préalable en fonction de la variation de l'indice des loyers commerciaux publié par l'I.N.S.E.E. () ".
6. La société RATP Travel Retail et la RATP soutiennent, sans être contredites, que la société Rastegari n'a pas réglé les échéances correspondant au montant des redevances pour les mois de février 2020, mars 2020 et de septembre 2020 à novembre 2021 ainsi que le montant des indemnités de courriers avec accusé de réception, de frais d'huissier et de sa consommation d'eau pour les années 2019 et 2021. Elles produisent afin d'en attester l'ensemble des factures ainsi que le solde de tout compte du 6 janvier 2022. Ainsi, il résulte de l'instruction, en application des stipulations de la convention d'occupation du domaine public de la régie autonome des transports parisiens du 13 septembre 2018, que la société Rastegari est débitrice de la somme de 23 476,03 euros.
7. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la société Rastegari à verser la somme demandée de 23 476,03 euros à la société RATP Travel Retail.
Sur les frais d'instance :
8. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la société Rastegari la somme totale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice, qu'elle versera à la société RATP Travel Retail et à la RATP.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La société Rastegari est condamnée à verser à la société RATP Travel Retail la somme de 23 476,03 euros.
Article 2 : La société Rastegari versera à la société RATP Travel Retail et à la RATP la somme totale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société RATP Travel Retail, à la RATP et à la société Rastegari.
Délibéré après l'audience du 15 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. GoudenècheLa présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohérence des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2204244
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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01/06/2026