Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2205664

mardi 30 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2205664
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantROSIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires enregistrés le 21 avril 2022, le 21 juillet 2022 et le 26 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Rosin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail ;

2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, et ce jusqu'à l'issue de l'instruction de sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir que M. B bénéficie depuis le 30 mai 2022 d'une carte de résident valable jusqu'au 15 mai 2032.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Richard, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien né le 18 novembre 1993, s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien valable du 3 février 2012 au 2 février 2022. Le 27 novembre 2021, il a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour via la plateforme " demarches-simplifiees.fr ". Par un courriel du 6 avril 2022, il a sollicité la délivrance d'un récépissé l'autorisant à séjourner provisoirement sur le territoire français dans l'attente de l'examen de sa demande de titre de séjour. M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite lui refusant la délivrance de ce récépissé.

Sur l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet des Hauts-de-Seine :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à M. B un récépissé d'enregistrement de sa demande de renouvellement de carte de résident valable du 13 mai 2022 au 12 novembre 2022. Le requérant, qui a produit des observations en réponse au mémoire du préfet des Hauts-de-Seine qui lui a été communiqué, ne conteste pas la délivrance de récépissé mais uniquement de la carte de résident elle-même qui a été éditée le 30 mai 2022. En conséquence, les conclusions de M. B aux fins d'annulation du refus de délivrance d'un récépissé de sa demande de renouvellement de carte de résident sont devenues sans objet ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 16 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Huon, président ;

Mme Richard, première conseillère ;

M. Vian, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.

La rapporteure,

signé

A. RICHARD

Le président,

signé

C. HUON

La greffière,

signé

A. TAINSA

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2205664