jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2206148 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ARVIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 avril 2022 et le 29 avril 2024, M. A B, représenté par Me Arvis, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 5 juillet 2021 par le préfet de la région Ile-de-France à son encontre pour un montant de 1 500 euros ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) d'enjoindre au préfet de la région Ile-de-France de prendre les mesures permettant le remboursement des sommes illégalement prélevées dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à venir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre attaqué est entaché d'une incompétence ;
- il est entaché d'un vice de forme dès lors qu'il n'est pas signé par le préfet de la région Ile-de-France ;
- il est dépourvu de base légale ;
- la créance n'est pas définitive.
La requête a été communiquée le 5 mai 2022 au préfet de la région Ile-de-France qui, malgré une mise en demeure en application des dispositions combinées des articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative du 8 septembre 2023, n'a pas produit d'observations en défense.
Vu :
- l'arrêt n°21VE02223 de la cour administrative d'appel de Versailles du 21 décembre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goudenèche, rapporteure ;
- et les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n° 1812855 du 6 mai 2021, M. A B a été condamné au paiement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, au titre d'une amende pour recours abusif. Un titre exécutoire a été émis par le préfet de la région Ile-de-France pour le recouvrement de cette amende le 5 juillet 2021. M. B demande l'annulation de ce titre exécutoire.
Sur le titre exécutoire :
2. Le titre litigieux a été pris sur le fondement du jugement n° 1812855 rendu le 6 mai 2021 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui infligeait à M. B une amende de 1 500 euros pour recours abusif en application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative. Par un arrêt n° 21VE02223 du 21 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé ce jugement en tant qu'il inflige cette amende au requérant. Ainsi, le titre litigieux est, à la date du jugement, dépourvu de base légale. Par suite, le moyen doit être accueilli.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que le titre exécutoire du 5 juillet 2021 doit être annulé. Il y a lieu par voie de conséquence de prononcer la décharge de la somme mise à la charge de M. B par ce titre.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
4. L'annulation du titre exécutoire par lequel le préfet de la région Ile-de-France a mis à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre d'une amende pour recours abusif implique, le cas échéant, que les sommes déjà acquittées par le requérant à ce titre lui soient restituées dans un délai d'un mois à compter de la présente décision. Il n'y a pas lieu de prononcer une astreinte.
Sur les frais d'instance :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande le requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : Le titre exécutoire émis le 5 juillet 2021 par le préfet de la région Ile-de-France est annulé.
Article 2 : M. B est déchargé de l'obligation de payer la somme de 1 500 euros mise à sa charge par le titre exécutoire du 5 juillet 2021.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la région Ile-de-France de restituer à M. B les sommes qu'il aurait acquittées à ce titre.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la région Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
La rapporteure,
signé
C. GoudenècheLa présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2206148
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026