mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2207227 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP JOB-TREHOREL-BONZOM-BECHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 mai et 20 décembre 2022, et le 27 septembre 2023, M. C B, pour le compte de l'EIRL Établissements B, représenté par Me Angotti, avocate, demande au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules des sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 à 2017, ainsi que des pénalités correspondantes, pour un montant total de 782 463 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- c'est à tort que l'administration fiscale a appliqué à l'EIRL Établissements B les règles comptables applicables aux sociétés de capitaux, et non celles applicables aux entreprises individuelles, alors même qu'elle ne dispose pas de personnalité juridique propre ;
- l'apport de deux forêts qu'il a effectué permet une compensation avec les retraits effectués sur le compte courant, de sorte que le solde de son compte courant d'associé ne peut être regardé comme débiteur ;
- les sommes que l'administration fiscale a qualifiées de crédits en compte courant constituent des apports de l'exploitant, devant être déduits de la différence constatée entre la valeur d'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période d'imposition ;
- en l'absence de personne morale et d'associé, l'EIRL Établissements B ne peut avoir effectué la moindre distribution à son profit sur le fondement de l'article 111 du code général des impôts ;
- une EIRL n'étant pas une société, elle ne saurait être assujettie à la taxe sur les véhicules des sociétés ;
- les crédits bancaires en litige ne trouvent pas leur origine dans des opérations de l'Établissements B, mais constituent des remboursements de prêts qu'il a consentis ;
- il justifie de la réalité des apports en compte courant réalisés entre 2012 et 2017 ;
- les intérêts de retard qui ont été appliqués doivent être déchargés par voie de conséquence ;
- l'administration fiscale n'établit pas l'existence d'un manquement délibéré justifiant l'application de la majoration de 40% prévue par l'article 1729 du code général des impôts ;
- la majoration de 10% qui a été appliquée n'est pas fondée dès lors qu'une entreprise individuelle à responsabilité n'est pas assujettie à la taxe sur les véhicules des sociétés.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 octobre 2022 et 25 août 2023, l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France, conclut au rejet de la requête.
L'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France, fait valoir que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Le mémoire en défense de l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France, enregistré le 28 septembre 2023, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Villette, conseiller ;
- les conclusions de M. Prost, rapporteur public ;
- et les observations de Me Angotti.
Considérant ce qui suit :
1. L'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) Établissements B, qui a pour activité le commerce de détail de charbon et de combustibles, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les années 2015 à 2017. À l'issue de ce contrôle, l'administration fiscale lui a notifié par une proposition de rectification, en date du 18 décembre 2018, selon la procédure contradictoire, notamment des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules des sociétés au titre des années 2015 à 2017 ainsi que des pénalités correspondantes. Par une réclamation du 15 mai 2021, rejetée par l'administration fiscale le 21 mars 2022, l'EIRL Établissements B a demandé le dégrèvement de ces impositions. M. B, en sa qualité d'exploitant de l'EIRL Établissements B demande au Tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules des sociétés auxquelles celle-ci a été assujettie au titre des années 2015 à 2017, ainsi que des pénalités correspondantes, pour un montant total de 782 463 euros.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
Sur les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu :
Sur le bien-fondé des impositions :
2. Aux termes de l'article 1655 sexies du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " 1. Pour l'application du présent code et de ses annexes, à l'exception du 2 de l'article 206, du 5° du 1 de l'article 635 et de l'article 638 A, l'entrepreneur individuel qui exerce son activité dans le cadre d'une entreprise individuelle à responsabilité limitée () peut opter pour l'assimilation à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou à une exploitation agricole à responsabilité limitée dont la personne mentionnée à l'article L. 526-6 du code de commerce tient lieu d'associé unique () La liquidation de l'entreprise individuelle à responsabilité limitée emporte alors les mêmes conséquences fiscales que la cessation d'entreprise et l'annulation des droits sociaux d'une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou d'une exploitation agricole à responsabilité limitée. / 2. L'option mentionnée au 1, exercée dans des conditions fixées par décret, est irrévocable et vaut option pour l'impôt sur les sociétés. ". Aux termes du 3. de l'article 206 du code général des impôts : " Sont soumis à l'impôt sur les sociétés s'ils optent pour leur assujettissement à cet impôt dans les conditions prévues à l'article 239 : () e. Les sociétés à responsabilité limitée dont l'associé unique est une personne physique () Cette option entraîne l'application auxdites sociétés et auxdits groupements, sous réserve des exceptions prévues par le présent code, de l'ensemble des dispositions auxquelles sont soumises les personnes morales visées au 1. ".
3. Il ressort des dispositions précitées de l'article 1655 sexies du code général des impôts, ainsi que des travaux parlementaires qui ont précédé son adoption, que l'entrepreneur individuel qui exerce son activité dans le cadre d'une entreprise individuelle à responsabilité limitée peut opter pour l'assimilation de celle-ci à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée. L'option ainsi exercée entraîne la création d'une personnalité fiscale distincte de celle de l'entrepreneur individuel et conduit à imposer l'entreprise individuelle à responsabilité limitée, assimilée à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, à l'impôt sur les sociétés. Cette assimilation aux entreprises unipersonnelles à responsabilité implique également, en vertu des dispositions du 3. de l'article 206 du code général des impôts, l'application de l'ensemble des dispositions auxquelles sont soumises les personnes morales assujetties à l'impôt sur les sociétés, dont les règles comptables applicables aux sociétés de capitaux, lesquelles sont les mieux à même d'assurer la séparation du patrimoine propre de l'entreprise individuelle à responsabilité limitée de celui de l'entrepreneur individuel.
4. En l'espèce, il est constant que l'EIRL Établissements B a opté, le 27 janvier 2012, pour son assimilation à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, conformément aux dispositions précitées de l'article 1655 sexies du code général des impôts, entraînant son assujettissement à l'impôt sur les sociétés et la création d'une personnalité fiscale distincte de l'entrepreneur individuel. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que l'administration fiscale a fait application, à l'EIRL Établissements B, des règles comptables applicables aux sociétés de capitaux.
5. La circonstance que l'administration fiscale a procédé à la réaffectation de l'apport de deux forêts au compte capital de l'EIRL Établissements B est sans incidence sur les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles cette entreprise a été assujettie.
6. Aux termes du 2. de l'article 38 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. ". Il appartient au contribuable qui s'en prévaut de justifier le bien-fondé des écritures de passif entrant dans la détermination de l'actif net d'un exercice.
7. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a constaté l'existence de passifs injustifiés résultant de l'inscription au crédit du compte courant d'associé de M. B d'un " à nouveau " au 1er janvier 2015 de 1 302 592 euros, d'apports au cours de l'année 2015 d'un montant de 25 440 euros, d'apports au cours de l'année 2016 d'un montant de 91 893 euros, et d'apports au cours de l'année 2017 d'un montant de 43 890 euros, et a rehaussé en conséquence les bases imposables de l'EIRL Établissements B au titre des années correspondantes. M. B fait valoir que ces sommes, qui correspondent notamment au versement à l'EIRL Établissements B, par ses propres débiteurs, de sommes dont il aurait dû être lui-même bénéficiaire, constituent des apports personnels. Toutefois, si M. B fait valoir que certaines sommes correspondent au versement de loyers, il ne produit aucun contrat de location, ni aucun acte de propriété permettant d'établir qu'il s'agit de revenus qui lui sont propres. Par ailleurs, en se bornant à produire une reconnaissance de dette manuscrite de M. A, et en l'absence de tout contrat de prêt, M. B n'établit pas que la somme de 45 000 euros correspondante, inscrite au crédit de son compte courant d'associé, constituerait effectivement le paiement de cette créance dont il aurait été personnellement titulaire. En outre, si M. B fait valoir que la somme de 70 000 euros correspondrait au paiement d'une dette à son égard par M. D, et produit à ce titre un acte notarié de reconnaissance de dette, il n'établit pas que cette créance présenterait un caractère personnel et qu'elle ne résulterait pas de l'exercice de son activité professionnelle. Le requérant, qui fait valoir qu'une somme de 22 940,26 euros correspondrait à l'annulation d'un chèque, n'établit pas davantage l'origine de cette somme. Enfin, l'ensemble des sommes correspondant à l'encaissement de chèques libellés au nom de M. E B, père du requérant, ou indistinctement au nom de M. B, à des virements provenant des comptes de M. E B, et au remboursement de créances dont celui-ci était titulaire, ne peuvent être regardés comme des apports personnels de l'entrepreneur individuel. Par suite l'administration fiscale était fondée à regarder ces sommes comme un passif injustifié et à les réintégrer dans les résultats de l'EIRL Établissements B.
8. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes () ".
9. Il résulte des dispositions précitées des article 1655 sexies et 206 du code général des impôts que, l'EIRL Établissements B ayant opté pour son assimilation à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, celle-ci devait se voir appliquer les dispositions du code général des impôts applicables aux sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, dont fait partie la présomption de distribution prévue au a. de l'article 111 du code général des impôts. Par suite, M. B n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que l'EIRL Établissements B ne pouvait pas être présumée avoir effectué des distributions sur ce fondement.
Sur les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Il incombe à l'administration d'apporter la preuve du bien-fondé de l'application de ces sanctions.
11. Pour justifier du bien-fondé de la pénalité pour manquement délibéré appliquée, l'administration fiscale s'est fondée, notamment, sur l'importance du montant des droits éludés, sur la répétition des manquements sur la période contrôlée, ceux-ci ayant eu notamment pour effet de masquer la situation fortement débitrice du compte courant d'associé, alors qu'aucune rémunération n'a été versée à M. B par l'EIRL Établissements B et qu'aucune distribution de dividendes n'a été effectuée au cours des années en litige. Dès lors, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, du manquement délibéré de l'EIRL Établissements B et, par suite, du bien-fondé des pénalités qui ont été mises à sa charge, en application de l'article 1729 précité du code général des impôts.
Sur les cotisations supplémentaires de taxe sur les véhicules des sociétés :
Sur le bien-fondé des impositions :
12. Aux termes de l'article 1010 du code général des impôts, alors en vigueur : " I.- Les sociétés sont soumises à une taxe annuelle à raison des véhicules de tourisme qu'elles utilisent en France () ". Aux termes du 3. de l'article 206 du code général des impôts : " Sont soumis à l'impôt sur les sociétés s'ils optent pour leur assujettissement à cet impôt dans les conditions prévues à l'article 239 : () e. Les sociétés à responsabilité limitée dont l'associé unique est une personne physique () Cette option entraîne l'application auxdites sociétés et auxdits groupements, sous réserve des exceptions prévues par le présent code, de l'ensemble des dispositions auxquelles sont soumises les personnes morales visées au 1. ".
13. L'EIRL Établissements B ayant opté, ainsi qu'il a été dit au point 4, le 27 janvier 2012, pour son assujettissement à l'impôt sur les sociétés, alors qu'au demeurant la notion de société au sens de l'article 1010 du code général des impôts doit s'entendre de tout opérateur exerçant une activité économique sur le marché indépendamment de sa forme juridique, celle-ci se trouvait, par application des dispositions précitées du 3. de l'article 206 du code général des impôts, redevable de la taxe sur les véhicules des sociétés.
Sur les pénalités :
14. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / a. 10 % en l'absence de mise en demeure () ".
15. Il est constant que l'EIRL Établissement B est propriétaire de deux véhicules de tourisme et qu'elle n'a pas déposé de déclaration de taxe sur les véhicules des sociétés au titre des années en litige. Par suite, l'administration fiscale était fondée à lui appliquer la majoration de 10% prévue par les dispositions précitées de l'article 1728 du code général des impôts.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge de la requête de M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent, par suite, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
G. VILLETTE
Le président,
signé
K. KELFANI
La greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026