Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2207838

mardi 28 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2207838
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMEGHERBI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 mai 2022, M. A B, représenté par Me Megherbi, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 avril 2022 en tant que, par cette décision, le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé la délivrance de certificat de résidence algérien de 10 ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 7 b de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par un mémoire complémentaire enregistré le 26 octobre 2023, M. B déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions à l'exception de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Viain, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien né le 18 avril 1993, entré en France le 1er octobre 2017, s'est marié avec une ressortissante française le 7 mars 2020, et s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien conjoint de français valable jusqu'au 9 juillet 2021. Il a sollicité le 21 septembre 2021 la délivrance d'une carte de résident valable 10 ans sur le fondement de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par une décision du 27 avril 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté cette demande tout en accordant à l'intéressé un certificat de résidence d'une durée d'un an. M. B demande l'annulation de cette décision en tant qu'elle lui refuse le certificat de résidence de dix ans.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Par un mémoire enregistré le 26 octobre 2023, M. B, relevant que le préfet lui a finalement délivré la carte de résident sollicitée, s'est désisté des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de sa requête, à l'exception de celles relatives aux frais liés au litige. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais du litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Huon, président ;

M. Viain, premier conseiller ;

Mme Froc, conseillère ;

assistés de Mme Tainsa, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023.

Le rapporteur,

signé

T. VIAIN

Le président,

signé

C.HUON

La greffière,

signé

A. TAINSA

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2207838