lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2209104 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Pole Social (JU) |
| Avocat requérant | CHARLUET-MARAIS FLORENCE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 24 juin,7 et 11 juillet 2022, M. A C et Mme B C font opposition à la contrainte en date du 14 juin 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine leur réclame le remboursement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 683 euros pour la période du 1er janvier 2020 au 31 mai 2021.
Ils soutiennent que :
- le séjour de M. C à l'étranger s'est prolongé en raison de la pandémie de Covid19 ;
- il a toujours été honnête.
Des pièces complémentaires ont été produites le 17 mars 2024 pour M. C.
Par un mémoire enregistré le 16 avril 2024, la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et fait valoir que :
- le tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer sur le bien-fondé de la pénalité administrative ;
- la requête de M. C est irrecevable faute de recours administratif préalable obligatoire ;
- au fond, l'indu est fondé, M. C ayant été absent du territoire national du mois de janvier 2020 à mai 2021.
Un mémoire complémentaire été produit le 19 avril 2024 pour M. C qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, pour statuer sur les litiges en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Lepetit-Collin, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C s'opposent à la contrainte émise le 14 juin 2022 par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine portant sur un indu d'aide personnalisée au logement de 683 euros pour la période du 1er janvier 2020 au 31 mai 2021.
Sur l'étendue du litige :
2. Si la caisse d'allocations familiales fait valoir que le tribunal administratif ne serait pas compétent pour statuer sur le bien-fondé de la pénalité administrative prononcée à l'encontre de M. C, cette décision n'est pas contestée par le requérant qui se borne à demander l'annulation de la contrainte émise le 14 juin 2022 par la caisse d'allocations familiales en contestant le bien-fondé de l'indu d'aide personnalisée au logement objet de ladite contrainte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes, d'une part, de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ". Auxtermes de l'article R. 133-3 du même code : " Si la mise en demeure ou l'avertissement reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, le directeur de l'organisme créancier peut décerner la contrainte mentionnée () à l'article L. 161-1-5 () Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la signification. L'opposition doit être motivée ; une copie de la contrainte contestée doit lui être jointe. " . En vertu de l'article L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation, l'article L. 161-1-5 précité est applicable au recouvrement des sommes indûment versées au titre de l'aide personnalisée au logement.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 822-2 du code de la construction et de l'habitation : " I.- Peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement : / 1° Les personnes de nationalité française ; / 2° Les personnes de nationalité étrangère remplissant les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. / II.- Parmi les personnes mentionnées au I, peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement celles remplissant les conditions prévues par le présent livre pour son attribution qui sont locataires, résidents en logement-foyer ou qui accèdent à la propriété d'un local à usage exclusif d'habitation et constituant leur résidence principale () ". Aux termes de l'article R. 822-23 du même code : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure ". Il résulte de ces dispositions que la condition de résidence ne cesse d'être remplie qu'en cas d'absence se prolongeant pendant plus de quatre mois au cours de l'année considérée.
5. En premier lieu, l'indu litigieux trouve son origine, ainsi qu'en atteste le courrier adressé par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine au requérant le 28 février 2022, dans l'absence de déclaration, par l'intéressé, de ses séjours hors de France pour les années 2020 et 2021 et plus précisément de son absence du territoire national pour la période courant du mois de janvier 2020 au mois de mai 2021. Il est constant que M. C a quitté la France pour l'Algérie, le 28 janvier 2020. S'il soutient qu'il avait l'intention de regagner la France au mois d'avril 2020 mais n'a pu prendre sone vol retour, les frontières ayant été fermées en raison de la pandémie de Covid 19 le 17 mars 2020, il ne l'établit pas en se bornant à produire un billet d'avion n'ayant pas été émis à son nom. Si M. C poursuit en soutenant que son visa se serait périmé alors qu'il était en Algérie et qu'il aurait rencontré de nombreuses difficultés pour en obtenir un nouveau, puis des problèmes de santé ayant nécessité des hospitalisations en Algérie en novembre et décembre 2020, les éléments qu'il produit ne permettent d'établir aucune démarche relative à son visa antérieure au mois d'octobre 2020 et les documents médicaux dont il se prévaut n'attestent que de deux courtes hospitalisations en Algérie du 22 au 24 novembre 2020 et le 22 décembre 2020. Par conséquent, M. C n'établit pas, par les documents qu'il produit, qu'une raison de santé ou un cas de force majeure aurait justifié son absence du territoire national pour la période de dix-huit mois mise en cause par la caisse d'allocations familiales.
6. En second lieu, si M. C soutient qu'il a toujours été honnête, ce moyen est inopérant à l'appui de sa demande d'annulation de la décision attaquée.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la caisse d'allocations familiales en défense, que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la contrainte en date du 14 juin 2022 qu'il attaque.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme B C et à la Caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2024.
La magistrate désignée,
signé
H. Lepetit-CollinLa greffière,
signé
C. Mas
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026