lundi 24 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2213311 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BILICI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 octobre 2022, M. B, représenté par Me Bilici, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer son nouveau certificat de résidence algérien ou à tout le moins un récépissé et ce, dans un délai de cinq jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa situation est urgente car il a déposé sa demande de renouvellement de son certificat de résidence depuis près de deux ans et qu'il ne peut plus bénéficier de ses droits à l'assurance maladie et ne peut se rendre en Algérie pour y rendre visite à sa famille ;
- la mesure sollicitée est utile au regard de la durée de traitement de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence ;
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né en 1932 et vivant en France depuis plus de soixante ans, a formé le 19 décembre 2020 une demande de renouvellement de son certificat de résidence et a été muni à cette occasion d'une attestation lui permettant de se maintenir sur le territoire français. Par un courriel du 9 mars 2022, les services du préfet des Hauts-de-Seine lui ont indiqué que sa demande de renouvellement de sa carte de résident était acceptée, sans que le titre ne lui soit effectivement délivré. Il demande au juge des référés d'enjoindre au préfet de lui délivrer son titre de séjour ou un récépissé de demande de renouvellement de ce titre.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
4. Il résulte de l'instruction qu'à la suite du dépôt de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence valable dix ans, M. B a été muni d'une attestation indiquant que celle-ci, accompagnée de son titre de séjour, même expiré, le maintient en situation régulière sur le territoire français jusqu'à la date de la délivrance d'un récépissé ou de son titre de séjour et garantit dans l'intervalle les droits précédemment détenus.
5. Pour établir que sa situation présente un caractère d'urgence M. B expose qu'il ne peut plus bénéficier de ses droits à l'assurance maladie et ne peut se rendre en Algérie pour y rendre visite à sa famille. M. B se limite toutefois à produire un courrier de l'assurance maladie indiquant que son dossier " carte vitale " ne peut être traité, sa pièce d'identité étant absente. Outre que cette seule pièce n'établit pas que M. B est privé de ses droits sociaux, elle ne permet pas d'établir que l'assurance maladie lui a refusé le renouvellement de sa carte vitale en refusant de prendre en considérant l'attestation susmentionnée accompagnée de son certificat de résidence expiré. Ces deux pièces suffisent à lui garantir le maintien de ses droits, pour autant qu'elles soient présentées ensemble, ce que M. B n'établit pas, ni même ne soutient, avoir fait. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'attestation susmentionnée accompagnée du certificat de résidence expiré de M. B soit insuffisante pour lui permettre de revenir régulièrement en France en cas de voyage en Algérie.
6. Dans ces circonstances, et en dépit du délai particulièrement long et anormal observé par les services du préfet des Hauts-de-Seine pour lui remettre son nouveau certificat de résidence, M. B n'est pas fondé à soutenir que sa situation présente un caractère d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Ses conclusions à fin d'injonction, présentées sur le fondement de cet article doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
8. Ces dispositions faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de M. B en ce sens doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera délivrée au préfet des Hauts-de-Seine
Fait à Cergy, le 24 octobre 2022.
Le juge des référés,
Signé
P. Thierry
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22133112
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026