jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2214086 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 octobre 2022 et 2 juillet 2023, M. B, représenté par Me Michaud et Me Bernardo, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2022 par lequel le maire de Châtenay-Malabry a délivré à la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, un permis de construire enregistré sous le numéro PC 92019 21 0031 en vue de la construction d'un immeuble de soixante et un logements et de trois maisons individuelles d'une surface de plancher de 4 661 m2, après démolition d'un ensemble d'habitations et d'artisanats d'une surface de plancher de 1 237 m2, sur un terrain sis 49 avenue du Plessis ; ensemble, la décision du 8 août 2022 par laquelle le maire de Châtenay-Malabry a rejeté le recours qu'il avait formé à l'encontre de cet arrêté ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2022 par lequel le maire de Châtenay-Malabry a délivré à la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, un permis de construire modificatif du permis de construire initialement délivré le 23 mai 2022 ;
3°) de mettre à la charge de la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'il justifie d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
En ce qui concerne l'arrêté du 23 mai 2022 portant délivrance du permis de construire initial :
- l'arrêté du 23 mai 2022 a été signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet :
* il ne comprend pas de plan de masse faisant apparaitre les modalités de raccordement de l'immeuble projeté et des trois maisons individuelles aux réseaux publics en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ;
* il ne comporte pas l'accord du gestionnaire pour engager la procédure d'autorisation d'occupation du domaine public alors que le projet comporte des balcons en saillie sur l'avenue de Plessis et que le document produit constitue un simple avis en méconnaissance de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnait les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châtenay-Malabry dès lors que le projet comporte quatre accès à la voie au lieu de deux autorisées ;
- il méconnait les dispositions de l'article UC 4 du règlement, en ce qu'il ne prévoit pas de raccordement aux réseaux public, et il n'est pas démontré que le local de stockage des déchets est conforme aux règlements de l'autorité compétente en matière de traitement des déchets ;
- il méconnait les dispositions de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Châtenay-Malabry.
En ce qui concerne l'arrêté du 24 avril 2023 portant délivrance d'un permis modificatif :
- le dossier de demande de permis de construire modificatif est incomplet :
* il ne comporte pas l'accord du gestionnaire pour engager la procédure d'autorisation d'occupation du domaine public ;
* le projet architectural joint au dossier ne comporte pas le plan de coupe en méconnaissance du b) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnait l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme de Châtenay-Malabry ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 janvier 2023 et 14 mai 2023, la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, représentée par Me Guinot, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de M. B, une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, M. B ne justifiant pas d'un intérêt lui donnant qualité à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire à ce que l'ensemble des moyens soulevés par le requérant à l'encontre du permis du 23 mai 2022 sont inopérants, ou qu'ils ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2023, la commune de Châtenay-Malabry, représentée par Me Férignac, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable : en effet, M. B ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
à titre subsidiaire, un permis modificatif a été délivré à la société pétitionnaire, par arrêté du 24 avril 2023, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Le mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2023, pour la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, postérieurement à la clôture d'instruction à effet immédiat fixée, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, au 13 juillet 2023, n'a pas été communiqué.
Le mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2023, pour la commune de Châtenay-Malabry, postérieurement à la clôture d'instruction à effet immédiat précitée, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Bernardo représentant M. B et celles Me Baillet, substituant Me Férignac et représentant de la commune de Châtenay-Malabry ;
- la société pétitionnaire n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 mai 2022, le maire de la commune de Châtenay-Malabry a accordé à la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, un permis de construire un ensemble immobilier comportant soixante et un logements et trois maisons individuelles, sur un terrain situé 49 avenue du Plessis à Châtenay-Malabry. Le recours gracieux formé le 27 juin 2022, par M. B, à l'encontre de cet arrêté, a été rejeté par le maire de Châtenay-Malabry, le 8 août 2022. Puis, postérieurement à l'enregistrement de la présente instance, un permis de construire modificatif a été délivré à la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, par arrêté du maire de Châtenay-Malabry du 24 avril 2023. M. B demande l'annulation des arrêtés du 23 mai 2022 et du 24 avril 2023, ainsi que de la décision du 8 août 2022 rejetant le recours gracieux formé à l'encontre de l'arrêté du 23 mai 2022.
Sur la recevabilité de la requête :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée en défense par la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry :
Sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre fin de non-recevoir opposée en défense par la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry et la commune de Châtenay-Malabry.
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. () "
3. En l'espèce, M. B ne justifie pas avoir rempli l'obligation de notification à la société pétitionnaire, du recours gracieux qu'il a formé à l'encontre de l'arrêté du 23 mai 2022. Il s'ensuit, qu'en application des dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme que le recours contentieux enregistré par M. B le 10 octobre 2022 est irrecevable. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en ce sens par la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry, dans son mémoire en défense qui a été communiqué au requérant, doit être accueillie.
4. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête de M. B doit être rejetée.
Sur les frais du litige :
5. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry qui n'est pas la partie perdante, la somme que M. B demande en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. B, la somme que la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry demande, ni la somme que la commune de Châtenay-Malabry demande en application de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Les conclusions de la commune du Châtenay-Malabry tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la SCCV Atland Plessis Châtenay-Malabry et à la commune de Châtenay-Malabry.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22140862
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026