Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2214522
vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2214522 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
Texte intégral
Vu, I, la procédure suivante, enregistrée sous le n° 2214522 :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 octobre 2022 et 10 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Singh, avocat, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision, en date du 23 août 2022, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé la cessation de ses conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de le rétablir dans ses droits au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de trois jours à compter du jugement à intervenir, avec effet depuis leur cessation en juillet 2022, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros à verser, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à Me Singh.
M. A soutient que la décision contestée :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la lettre d'intention de cessation des conditions matérielles d'accueil lui ayant été notifiée moins de quinze jours avant son édiction ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- a été prise en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a jamais bénéficié d'un entretien de vulnérabilité réalisé par un agent ayant reçu une formation spécifique à cette fin ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas pu honorer ses deux rendez-vous en préfecture des 7 et 8 juin 2022 pour des raisons indépendantes de sa volonté, liées à son état de santé ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés les 5 décembre 2023 et 29 janvier 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par M. A n'est fondé.
Par une décision en date du 27 novembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le Tribunal judiciaire de Paris a accordé à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu :
- l'ordonnance n° 2214457 en date du 10 novembre 2022, par laquelle le juge des référés du Tribunal a suspendu l'exécution de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu, II, la procédure suivante, enregistrée sous le n° 2216970 :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 décembre 2022 et 11 janvier 2024, M. A, représenté par Me Singh, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du préfet des Hauts-de-Seine en date du 12 mai 2022 portant refus d'enregistrement de sa demande d'asile en " procédure normale " et de délivrance d'une attestation de demande d'asile ainsi que la décision du même préfet en date du 17 novembre 2022 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile en " procédure normale ", de lui délivrer une attestation de demande d'asile et un formulaire de saisine de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, dans un délai de trois jours ouvrés à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à Me Singh.
M. A soutient que :
- le préfet de police n'était pas compétent, à compter du 11 mai 2022, pour le convoquer et décider de prolonger son délai de transfert ;
- les décisions ont été prises par des autorités incompétentes ;
- les autorités bulgares n'ont pas été informées du report du délai de transfert avant l'expiration du délai de transfert initial ;
- il ne saurait être regardé comme ayant pris la fuite au sens de l'article 29 du règlement n° 604/2013/UE.
Le 8 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a produit l'ensemble des pièces utiles du dossier en sa possession et informé le Tribunal que la requête de M. A n'appelait aucune observation particulière de sa part.
Par une décision en date du 9 mai 2023, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le Tribunal judiciaire de Pontoise a accordé à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers ou un apatride (refonte) ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Kelfani, président, a été entendu, au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2214522 et 2216970 concernent la situation d'un même demandeur d'asile, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la requête n° 2214522 :
2. M. A, qui est de nationalité afghane, conteste la décision de cessation de ses conditions matérielles d'accueil prise, en date du 23 août 2022, par la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge sur le fondement du 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
3. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes () ".
4. La décision dont l'annulation est demandée a été prise au motif que M. A n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en s'abstenant de se présenter aux autorités. En l'occurrence, l'Office français de l'immigration et de l'intégration fait grief au requérant d'avoir omis de se présenter, sans motif légitime, à deux des convocations qui lui avaient été adressées par le préfet de police pour les 7 et 8 juin 2022 à 13 heures.
5. M. A soutient que, souffrant de douleurs " importantes et persistantes ", il s'est présenté aux urgences de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart le 7 juin 2022 et le 8 juin 2022 dans la matinée, où il a fait l'objet d'une prise en charge. Le requérant verse au dossier divers documents, notamment deux comptes rendus de passage aux urgences de cet hôpital et une " attestation de passage " établie en date du 8 juin 2022 par un médecin du service d'accueil des urgences adultes de cet établissement hospitalier. Le premier compte rendu indique une entrée aux urgences le 7 juin 2022 à 10 heures 23 et une sortie à 16 heures 18, précise que M. A se plaignait d'une douleur de la fosse lombaire droite, fait état des divers examens subis par l'intéressé et prescrit une échographie abdominale à réaliser en ville et la prise de paracétamol 1 g toutes les 6 heures tant que la douleur persiste. Le second compte rendu et l'attestation de passage mentionnent une entrée aux urgences de l'hôpital le 8 juin 2022 à 11 heures 33 et une sortie à 14 heures. Le compte rendu indique que le requérant, qui a consulté la veille, revient en raison d'une " persistance de la douleur ", rappelle la prescription d'échographie abdominale et comporte la prescription de nouveaux médicaments, à savoir Spasfon " toutes les 4 heures pendant 5 jours " et Topalgic " 1 comprimé matin et soir pendant 3 jours ". Ces documents justifient suffisamment de la présence, pour un motif légitime, de M. A aux urgences de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart les 7 et 8 juin 2022 et, par suite, de son absence aux convocations qui lui avaient été adressées par le préfet de police pour les 7 et 8 juin 2022 à 13 heures. Dans ces conditions, c'est à tort que la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge s'est fondée sur ces deux absences pour prononcer la cessation des conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait le requérant.
6. En outre et ainsi que l'a d'ailleurs relevé le juge des référés dans l'ordonnance n° 2214457 en date du 10 novembre 2022 susvisée, il ressort des pièces du dossier que la décision, en date du 23 août 2022, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé la cessation des conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. A a été édictée avant l'expiration du délai de quinze jours, prévu à l'article D. 551-18 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au cours duquel le requérant pouvait présenter des observations à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
7. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
9. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, par application des dispositions législatives précitées, qu'il soit enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir M. A dans ses droits au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, s'agissant notamment de l'allocation pour demandeur d'asile, à compter de la date à laquelle il en a été effectivement privé. Il y a lieu de fixer à l'Office français de l'immigration et de l'intégration un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement pour procéder à cette opération.
10. Il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir l'injonction édictée ci-dessus d'une astreinte.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le versement à Me Singh, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, d'une somme de 1 000 (mille) euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Sur la requête n° 2216970 :
Sur les conclusions aux fins d'annulation et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
12. Lorsqu'un demandeur d'asile fait l'objet d'une décision de transfert vers l'État membre responsable de l'examen de sa demande en application des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, la décision de transfert emporte celle refusant de faire application à son bénéfice des dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 et du paragraphe 1 de l'article 17 de ce règlement qui, respectivement, prévoient qu'il est " impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeur "" et permettent à chaque État de " décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans [ce] règlement. "". L'article 29 de ce règlement prévoit que le transfert s'effectue dans un délai de six mois, qui peut être porté à dix-huit mois maximum si la personne concernée prend la fuite.
13. Lorsque, postérieurement à la décision ordonnant son transfert dans l'État responsable de sa demande, l'intéressé demande à l'autorité compétente que sa demande d'asile soit instruite en " procédure normale ", il doit être regardé comme demandant à cette autorité de reconnaître la compétence de la France pour examiner sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de dépôt de cette demande lui permettant de suivre la procédure devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
14. Le refus opposé à une telle demande constitue une décision susceptible de recours. Les conclusions d'annulation dirigées contre cette décision sont toutefois irrecevables s'il apparaît, en l'absence de circonstances de fait ou de considérations de droit nouvelles, pertinentes et postérieures à la décision de transfert, que ce refus se borne à confirmer purement et simplement celui de faire application des dispositions mentionnées ci-dessus du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, en particulier de la clause dite " discrétionnaire " de l'article 17 de ce règlement, implicitement mais nécessairement inclus dans la décision de transfert. Une telle irrecevabilité doit, en particulier, être opposée à ces conclusions lorsque le demandeur soutient, sans l'établir, qu'ayant été considéré, à tort, comme étant en fuite pour l'application du paragraphe 2 de l'article 29 de ce règlement, le délai de transfert de six mois prévu au paragraphe 1 de cet article n'a pas été prolongé et que la décision de transfert ne peut plus, dès lors, être exécutée.
15. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui a fait l'objet d'un arrêté du préfet de police en date du 23 décembre 2021 portant transfert aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile, a été déclaré en fuite au sens du paragraphe 2 de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 le 9 juin 2022 au motif qu'il ne s'était pas présenté à deux convocations de la préfecture de police les 7 et 8 juin 2022 à 13 heures.
16. Ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, le requérant a valablement justifié de son absence aux convocations qui lui avaient été adressées par le préfet de police pour les 7 et 8 juin 2022 à 13 heures. Dans ces conditions, c'est à tort que M. A a été considéré comme étant en fuite pour l'application du paragraphe 2 de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
17. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation des décisions du préfet des Hauts-de-Seine.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, par application des dispositions du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, d'enregistrer la demande d'asile de M. A en " procédure normale " et de lui délivrer une attestation de demande d'asile ainsi qu'un formulaire de saisine de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Il y a lieu de fixer au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, un délai de dix jours à compter de la notification du présent jugement pour procéder à ces opérations.
19. Il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir l'injonction édictée ci-dessus d'une astreinte.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la requête de M. A présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La décision en date du 23 août 2022 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Montrouge a prononcé la cessation des conditions matérielles d'accueil de M. A est annulée.
Article 2 : La décision du préfet des Hauts-de-Seine en date du 12 mai 2022 portant refus d'enregistrement de la demande d'asile de M. A en " procédure normale " et de délivrance d'une attestation de demande d'asile ainsi que la décision du même préfet en date du 17 novembre 2022 portant rejet de son recours gracieux sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir M. A dans ses droits au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, s'agissant notamment de l'allocation pour demandeur d'asile, à compter de la date à laquelle il en a été effectivement privé, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, d'enregistrer la demande d'asile de M. A en " procédure normale " et de lui délivrer une attestation de demande d'asile ainsi qu'un formulaire de saisine de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, dans un délai de dix jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : Sous la réserve mentionnée au point 11 du présent jugement, l'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Me Singh, avocate de M. A, la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A enregistrée sous le n° 2214522 est rejeté.
Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A enregistrée sous le n° 2216970 est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 4 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.
Le rapporteur,
signé
K. KELFANI
La conseillère,
signé
M. LOUAZELLa greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2214522 et 2216970
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