Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2216575
jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2216575 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 décembre 2022 et 17 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Aymard, avocate, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 9 octobre 2022 du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur sa demande tendant au renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " entrepreneur / profession libérale " ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " entrepreneur / profession libérale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer.
Le préfet du Val-d'Oise fait valoir qu'un récépissé de demande de titre de séjour valable du 17 août 2023 au 16 septembre 2023 a été délivré à M. A dans l'attente de la délivrance de son titre de séjour.
Par un courrier en date du 26 janvier 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public, relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A à raison de la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " entrepreneur / profession libérale " valable du 5 septembre 2023 au 4 septembre 2027.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Louazel, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant kosovar, a demandé au préfet du Val-d'Oise, le 9 juin 2022, le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " entrepreneur / profession libérale ". M. A demande au Tribunal l'annulation de la décision implicite de rejet née le 9 octobre 2022 du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur sa demande.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
2. Contrairement à ce que fait valoir le préfet du Val-d'Oise en défense, la circonstance que M. A se soit vu, postérieurement à l'introduction de sa requête, délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour valable du 17 août 2023 au 16 septembre 2023 n'a pour effet de priver d'objet les conclusions tendant à l'annulation de la décision initiale de refus.
3. En revanche, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre, postérieurement à l'introduction de sa requête, une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " entrepreneur / profession libérale " valable du 5 septembre 2023 au 4 septembre 2027. Par suite, les conclusions présentées par M. A aux fins d'annulation et d'injonction ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : L'État versera à M. A une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
La rapporteuse,
signé
M. LOUAZEL
Le président,
signé
K. KELFANI Le greffier,
signé
D. HAUDE
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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