Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2217491
mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2217491 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2226100 du 23 décembre 2022, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 24 décembre 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C.
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris, le 17 décembre 2022, M. B C demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter, sans délai, le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, sous astreinte, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions des 2° et 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article 5 de la directive 2008/11/CE du 16 décembre 2008 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision de refus d'un délai de départ volontaire :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'erreurs de fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 26 février 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. C.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la directive n°2008/105/CE du 16 décembre 2008 du Parlement européen et du Conseil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Ouillon, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant haïtien né le 12 mars 2002, est entré sur le territoire français le 10 février 2002 sous couvert d'un visa de type " D " et a été mis en possession d'un document de circulation pour mineur valable du 23 novembre 2018 au 11 mars 2021. Le 17 mars 2022, M. C a demandé auprès du préfet du Val-d'Oise la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 17 décembre 2022, le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer à M. C un titre de séjour, l'a obligé à quitter, sans délai, le territoire français, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. C demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions au fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, les décisions contestées ont été signées par M. D A, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté n°22-181 du 30 novembre 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, librement accessible tant au juge qu'aux parties, d'une délégation du préfet à l'effet de signer les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, celles fixant le pays de destination et celles portant interdiction de retour sur le territoire français, en cas d'absence ou d'empêchement du directeur des migrations et de l'intégration et de son adjointe. Il n'est pas soutenu que ces derniers n'étaient ni absents ni empêchés à la date des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions contestées auraient été signées par une autorité incompétente doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
4. L'arrêté attaqué vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment ses articles L. 611-1 5°, L. 612-2 et L. 612-6 ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il expose avec suffisamment de précision la situation personnelle et familiale de M. C ainsi que les motifs pour lesquels sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public, justifiant les refus de son admission au séjour et de l'octroi d'un délai départ volontaire. Il précise également les motifs justifiant l'interdiction faite à l'intéressé de retourner sur le territoire français. Cet arrêté comporte ainsi de façon circonstanciée, l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il satisfait, dès lors, aux exigences de motivation prévues par les dispositions précitées de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment de la motivation de l'arrêté attaqué, que le préfet du Val-d'Oise a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C avant de prendre à son encontre les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
7. Pour contester la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. C soutient, d'une part, qu'il est entré sur le territoire français au cours de l'année 2012 à l'âge de 10 ans et qu'il y réside depuis lors et, d'autre part, qu'il est père d'un enfant français. Toutefois, en se bornant à produire des bulletins scolaires et des certificats de scolarité pour les années scolaires 2018-2019 et 2019-2020 ainsi que le document de circulation pour mineur qui lui a été délivré, valable du 23 novembre 2018 au 11 mars 2021, M. C ne justifie pas résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans. De même, la seule production d'une attestation d'une ressortissante française, établie le 18 décembre 2022, par laquelle elle indique que le requérant serait le père de son enfant, sans aucune précision sur la date de naissance de cet enfant, qu'il n'a pas reconnu, ne suffit pas à établir que ce dernier serait le père d'un enfant français mineur résidant en France et qu'il contribuerait effectivement à son entretien et son éducation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des 2° et 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, doit, en état de cause, être écarté le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5 de la directive n°2008/115/CE, laquelle a d'ailleurs été transposée en droit interne.
8. En second lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " () / 2. Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / 3. Tout enfant a le droit d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt. " Enfin aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
9. Pour les motifs indiqués au point 7 du jugement, M. C ne justifie pas résider habituellement en France depuis l'âge de 10 ans ni être le père d'un enfant français. Il ne justifie pas non plus par la production d'une attestation rédigée en des termes généraux de la réalité et de l'intensité de sa relation avec une ressortissante française. Il ne justifie pas d'une insertion sociale ou professionnelle particulière en France. Si M. C soutient que sa mère est de nationalité française, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné le 28 septembre 2021 par le tribunal correctionnel d'Avignon à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'outrage à un dépositaire de l'autorité publique, rébellion, menace contre un dépositaire de l'autorité publique et à une peine de six mois d'emprisonnement, le 11 avril 2022, par le tribunal correctionnel de Pontoise pour des faits de violence aggravée. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ni, en toute état de cause, à l'intérêt supérieur de l'enfant dont il allègue être le père. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 8 ne peut qu'être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision refusant un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 9 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire, doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
12. Il ressort des mentions de la décision attaquée que le préfet a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire dès lors que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Si l'intéressé soutient qu'il ne présente pas un risque de fuite dès lors qu'il justifie d'une adresse stable et effective et dispose d'un passeport en cours de validité, il ne conteste pas le motif retenu par le préfet pour lui refuser un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 9 du jugement, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne le moyen propre à la décision fixant le pays de destination :
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 9 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 9 qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
17. Pour les motifs exposés aux points 7 et 9 du jugement, M. C ne justifie pas de l'ancienneté de sa résidence en France ni de l'intensité de ses liens avec une ressortissante française ni encore être le père d'un enfant français. Si la mère de M. C est de nationalité française, la présence de ce dernier en France représente une menace pour l'ordre public compte tenu de ses deux condamnations prononcées les 28 septembre 2021 et 11 avril 2022 à des peines, respectivement, de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'outrage à un dépositaire de l'autorité publique, rébellion, menace contre un dépositaire de l'autorité publique et de six mois d'emprisonnement pour des faits de violence aggravée. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a pas méconnu les dispositions citées au point 16 du jugement ni commis une erreur d'appréciation en interdisant à M. C de retourner sur le territoire français pendant une durée deux ans.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2022 pris par le préfet du Val-d'Oise. Les conclusions aux fins d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 3 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ouillon, président,
Mme Charlery, première conseillère,
M. Prost, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.
Le président-rapporteur,
signé
S. Ouillon
L'assesseure la plus ancienne,
signé
C. Charlery
La greffière,
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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