Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2300153

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2300153
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2023, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le maire de la commune de Sannois (Val-d'Oise) l'a changé d'affectation, ensemble la décision du 27 septembre 2022 portant rejet de son recours gracieux.

Il soutient que :

- sa hiérarchie lui a fait subir un harcèlement moral qui a provoqué des problèmes de santé ;

- en dénonçant ces agissements, il a fait l'objet d'un avertissement non justifié ;

- il ne peut changer de poste car le sien, toujours disponible, est adapté à ses problèmes de santé et familiaux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mars 2023, la commune de Sannois conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable car tardive ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 20 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mai 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".

2. En premier lieu, si M. A B soutient que sa hiérarchie lui a fait subir un harcèlement moral qui a provoqué des problèmes de santé, une telle circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Il en va de même du moyen tiré de ce qu'il a fait l'objet d'un avertissement, dont la commune de Sannois soutient sans être contestée qu'il n'a aucun lien avec le changement de poste en litige. De tels moyens doivent donc être écartés comme inopérants.

3. En second lieu, si M. A B soutient qu'il ne peut changer de poste car le sien, toujours disponible, est adapté à ses problèmes de santé et familiaux, un tel moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

4. Dès lors, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, à défaut de moyen utile soulevé dans le délai de recours contentieux, il y a lieu de rejeter la requête de M. A B, qui n'a pas annoncé de mémoire complémentaire, sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B et à la commune de Sannois.

Fait à Cergy, le 13 juin 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.