Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2302787

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2302787
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUZID AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu une carte de séjour temporaire délivrée par le préfet des Yvelines. Par ordonnance du 4 juillet 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions accessoires fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à la demande de frais.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2023, Mme A B C, représentée par Me Bouzid, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 décembre 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " l'autorisant à travailler, dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 180 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer, en faisant valoir que la requérante s'est vu remettre une carte de séjour temporaire par le préfet des Yvelines, valable du 30 décembre 2023 au 29 décembre 2024.

Par un courrier du 8 avril 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal, au vu des observations produites en défense, a, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité Mme B C à maintenir ses conclusions dans un délai d'un mois à peine de désistement d'office.

Par un mémoire, enregistré le 18 avril 2024, Mme B C a déclaré maintenir uniquement ses conclusions au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par une décision du 3 juillet 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à Mme B C le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. En premier lieu, par un mémoire, enregistré 18 avril 2024, Mme B C déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme B C sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par Mme B C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B C et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy-Pontoise, le 4 juillet 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.